CONSERVATION
rieur du carton; fixée d'une auUe manière,
une grmre s'affaiiae ou ae pUaae, ai le papier n'eat paa trèa forti toatea lea tm qvCon feuil- > leUe le carton.
Les feuillets de soutien seront d'une force
moyenne : trop Aiiblea, ila ae déforment on aopportent mal les eatampea ; trop épais % ila aurchargeut inutilement le recueil. Leur di«
meusion doit être uuiforme et un peu moins
grande que celle du porteCeuiUe. La tranebe aera coupée nettement et à Téquerre. Quant 4. la couleur de lu pâte, c'est une affaire de goût. Il est des amateurs qui préfèrent le gris ou le chocolat clair; d'autrea^ le jaune-biatre, qiti se raccorde avec la teinte enfumée des aociena* papiers. Pour mou comptei je choisis la teinte légèrement azurée ; il me semble qu'elle com* mnnique aux vieiUea eatampea plna de ton et de vigueur, fin tout caS| quelque nuance qu*on adopte, on évitera celles trop foncées, qui fb^ ment un contraste choquant et de mauvais goût.
Chaque feuille de soutien doit être isolée complètement : une collection bien entendue
n'est paa une suite de regiatres , maia.un «a-^*
DBS BSTAMPES; SI 7
Mmblage mobile de feuillets,* qu'on a la faeullé de grossir à volonté, de transposer, d'intercaler, d'extraire de leur rang, afin d'exami-* uer les pièces à loisir.
Le papier joseph doit 6tre exclu d'une collection ; ce n'est qu'un chiffon toujours flottant, ae roulant, se plissant de cent manières, qui ne conserve rioa , pas même les dessins . sur-
léger papier soyeux convient aux gravures intercalées dans un livre pour s'opposer au maculage; mais, quand le livre est relié depuis longtemps, le mieux est de le supprimer.
Ainsi ^ règle générale : les gravures fixées mur un feuillet de support isolé doivent, si Ton vtîui éviter le froissement et les déchirures, être libres du côté du fond du carton, de sorte que la charnière soit en sens inverse de celle d'un livre. Quant aux estampes qui, vu leur grande dimension, ne peuvent se conserver d'une seule pièce, on les pliera avec soin , observant que la partie libre soit pendanteê'il est possible, et que les plis soient toujours intérieurs, c'est-à-dire formés du côté du recto, la ^méthode contraire n'aboutissant qu'à
Jl est (ïèJ^u^ proçéil^ qui û€yQ6m«4i i^îî^ aoiti Inm les e^faippess mais Us sont kmg» à mMtre en pratique. TanM^jOtt. te» «oH»
tre coins (lorsqu'elle a beaucoup de niarge) dans de petites fent^ pratiqué «i canif al obliqowuuit aar la <aiiN94ii papwrd#aq^* port
he& coUectkms .d^ la j^blipUiÈqu^ img^ mie ) toDjoiin. exppséiea aoiL teiitatnFea jdaa pillarda, aoat atitranMi 4î90#^t i^aa pa*
de pâte f 6ur un pilier gri^àtret farti épaî^ et Qffranl uue marg^ as^ . large pour préserver Vaitampe éa Voimtsenictti qui féaite itm kiqueat femUeta^e* Cas ooUaeliiHia aost ce»
liées ; c'oitt im iocoiivéïuaai qui ^ malgré Tadr diti<Hi d'uu à^z grand nombre de feuillets d*atMite.» 8*oi^[KMe A l'brterealatioii iadéina de aOiivaUei' piteea daatîiiéea à coaipltier les reeaeila; de sorte qu'il devient nécessaire» aa . bout d un certain temps ^ de former des volumes 8opplémMtairea« Ceafaitaie eat pao cobik
ras SftTAMP88.
nHMfo pom lei recherohes; mm ùu mi forcé d'y recourir pour plusieurs raisons qu'il est aisé de comprendre,
(Mlage à jouir, <^ Quelques amitears fixent é/Dur-Cle plus sonveiit à la gomme ou à la wtle À bouche) les. dessins ou estampes sur les feuil*de ^ouûeu. Voici lo procédé le plus sim-* pie : on tnmehe les toirds de la pièoe aveé nem MA'Ct paraUtlement au témoin (trace <ta eiii-» m),' en lui conservant le plus de marge pos<* bible ; puis on rapplique sur le fond qu'on lui destine^ bien au milieu. On tracre alors siir ce ibodrOTtuivaitt leeonttmr de la;piècev une lé« gère ligne avec une pcnnte ou un crayon ; suite on ôvide le feuillet de soutien selon cette ligne, mais ayant soin de laisser à Tintéricur du jour un excédant de papier d^environ deux laiUimètres* ^ G*es( cette portion ménagée en deçà du trait qui recevra les bords du verso deTesiampe.
Si 1^ tiaitla patience d'amineir au grattoir la place où les papiers se superposent^ le fond i'ïdentifterait si bien à Testampe qu'on le prendrait pour la marge iiaiurclie, supposé quu
)à teinteftt bien semblable*
SSO .GOWBRVATiON
' Le (oUage à j ont couifieftt do&o aurtout ans estampes qui oat perdu leurs marges sous les ciseaux d'un Yaudale avaut d'arriver entre les mains de l'amateur* Je me gainerais bi» de doraev le oo&seil de les rogner tani Mit peu à dessein; n'oubJians pas qu'une marge naturelle^ pour les estampes comme aussi pour les livres, e»t une condition de leur haute valeur. Une eatanipe rognée en deçà de la trace du ouinei k plus forte raison en deçà de la ligne de cou-* louri perd beaucoup de sou prix^ parce qu'on peut supposer qu^elle est ptivée àhin texte- întéressanli d'une signature d'artistOi oaentln de remarques, qui aident a constater lléut de l'épreuve el lepoque du tirage. Quelques iconopbiles respectent jusqufaux bavures qui la li<» mitent. -Qes bavures du papier (nommées aussi léfmins par les bibliophiles) font les délices des amateurs d éditions elzeviriennes.
Le collage à jour est surtout apfilicable an r^mmargemmlda feuillets de livresii quand on veu^tt par. exempl^ relier unin-lâ avec un in-4^ et obtenir une rognure ide niveau égal. Je le mets aussi' en poétique pour laconsersvatioii ea recueil des gouaches ànciennessurvélin» Jales
DfiS B&TAIim. lit
fis» & jour sur un papier fort ou sur parebemin; Hiaia eu mm inverse^ de telle sorte que ce soit le papier de soutien qui fasse saillie sur la gouache, en empiétant sur les bords de deux centimètres. Cette saillie lui forme une sorte de rempart protecteur contre le frottement , et la garantit du contact d'une vitre si elle est encadrée, de la pièce qui lu précède si elle est conservée en portefeuille. Cette sorte de mince chAssis peut être assimilée à ceux de carton dits fw^partout^ usités en vue, je crois, du même iiYaQtagOi dans rencadrement.
AViennc et k Munich, les estampes descol* Isolions qui font partie des bibliothèques publiques sont généralement collées en plein sur des cartons lisses , dont la surface est prest qaeioujours ondulée, parce qu'ils sont formés de plusieurs feuilles ; mieux vaudrait un papier très fort et fabriqué d'un seul jet de p&te. Ces
cartons sont renfermés dans des boites d aca- «
jou , mode peu propice à la conservation des Sravares, et surtout à la rapidité des recbër*- ^i^es. Il faut une patience vraiment allemande pour trouver une pièce, à la condition de trans* wser un h un tous ces cartons, puis de les re-
COMKRVATIOir
mettre en ordre mec exeetitede. Un pone-^ fenille bien condiùoimé est de beaucoup préfé^ rable, car des estampes qu'on remue évitent imenx te frottement dans la poeititm vmtteftte qn'àplat.
PûrkfeuiUes ^ .etc* Un portefeuilie pour estampes doit être formé d'un oarlon raide et peu épais^ et ne contenir qu'un nombre limité de pièces; sinon eUes ee froiaeent^ cte ééfoi^ ment par 4e bas^ se dépassent- à Tenvi les unes des autres « et ne peuvent aisément se remettre en place quand on les isole de la col-
lection«
lies portefeuilles doivent être rangés à platv chacun sur sa tablette, dans Tarmoire qui les renferme. Il faut, pour les feuilleter à Taise, les établir sur des ehevalets qui s'enfpebftillenl soiis Jfn ao^ pins on moine ouvert. On l& garnira de m*i)ieUes^ autrement dit de toiles d'un tissu serré, fixées sur trois côtés, et se rejpliant à l'intérieur du carton. Ces toiles, qu!on peut remplacer par des peaux plus on moins riches, s'opposent à l'introduction de la poussière et des rayons lumineux tout aussi parfaitement, si elles sont bien ajustées et
Men rejointes entre elles , que les boites allemandes.
On a fabriqué aussi des portefeuilles formant boites , c^est-à-dire que les froiis 'côtés de chaque plat sont munis, vers les bords, de bandes de carton ou de bois en retour d'éqûerre avec le plat. Ces bandes, destinées à recouvrir les tranches des estampes réunies, s'emboîtent, ijuaiid on ferme le portéfeA[ille,'les unes dans les autres. Voici Tinconvénient de ce système : les bandes supérieures (celles opposées au dos du portefeuille) empêchent de feuilleter aisément le recdeil. Il -fendrait ^u'ellés pussent se rabattre à l'intérieur à Taide de charnières , mais cette disposition ôterait toute solidité à l'appareil. . k :
ié Vais décrire ici m ntetlble dïconophile qué j'ai, il y 4 quelques années, grossièrement fabriqué pour mon usage , et que je me promets de faire exécuter sur un modèle soigné par un habile ébéniste. Qu'on se figure un grand eoffré rectiligne^ de la forme et à peu près de la dimension d'une commode, destiné à contenir et à préserver de la poussière cinq, ou six immenses carions places debout et toujours
fil COHSEBVATIOll
OU verts « (^uaud le dessus du meuble, fixé d'os côté par des dianûères^ est dressé cortse le jDnr^ on peut Tisiter ses cartons sur place* j chercher ei eu esuraire telle pièce dont on a
hesoiu.
Voici le perfectioûuemeut que j y ajoutmi :
pour permettre aux cartons de slmtnMikr sons un aiigle plus large, ledevant dn ceuf sera mobile ; il jouera a sa base sur des ciiarnières, et au sommet s'incliiiera du c6té dehors an moyen de quarts de eerde en cnifi»
engagés dans les profilsdes faces latérales. Ce meuble « exécute avec un certain luxe, eontcrbueraii a la decoraiion d an cabinet, et senA assurément apprécié des amateurs. Pour M donner nn certain cachet, je compte fuie tgi* rer sur le devant une pile factice de huit on dix iu-folios posés & plat et séparés par des proôli simulés de tablettes. Snr les dos maroqoiats on lira des titres indiquant la nature des |Hèces que contiennent les cartons placés vertica<lement à rinlérieur. Comme il est nécessaire que le fond du coiïre soit assez exhaussé, afin que les cartons soient à portée de la main, ci pourrait, dans le bas, établir un tiroir des*
tîilé a serrer des allas ou des recueils reliés* Manière de rouler les estampes. — Un véfitable leonopMle doit songer à la coDwnration de Ms estampes, dès le moment mémo qu û entre eu possession de nouvelles pièces, (iuand il .Vient d'en faire racqaisition, il est le plus Mii?eiit obligé de les rouler* C'est naturellement le verso de Festampe qui doit former l'extérieur du rouleau ; mais s'il arrivait qu'elle fût contre-coUée à plein ou seulement fixée par le» coins sur un papier de support, dont on ne pourrait la détacher sans risquer des écorchures, ou la roulerait en sens iu verse : c'est le moyen d'éviter qu'elle ne se plisse. Il est es* sentiel, en'ee dernier cas surfont, de eonrrir le rouleau d'une chemise on feuille d'enveioppe, qui le préserve de la trauspir^iioa de la min, et en prévienne la chute sur un pavé boueux*
Quand il s'agit de réunir plusieurs estampes de diverses dimensions, il faut le.s ranger d'un eMé sur la même ligne, pais les rouler toutes à la fois; elles s'enlacent les unes dans les au-
1res, et aucune ne peut s'échapper. On se gardera d ajouter isolément une ou plusieurs piè-
is
226 CONSERVATlO^i ESTAMPES.
ces autour d'un rouldau déjà formé : car* k
moins qu'on ne recouvre le tout d'uu papier hÏQu replié aux exlrémités, ou risquerait de perdre sans s'en apentet oir les estanqi^es qui forment, noyau*
XllT
KESTAUBATieH ET BELIimE PROTISOIU NSUYBBSIAIBL
Ce chapitre intéressera principalement les bibliophiles de la proviucet qui , ne ponvant, éloignés qulls sont des grandes villes, avoir reeoors à nn habile relieur, auraient à cœar de donner k un bouquin rare un certain air de fraîcheur et de digoité joint à une solidité cooservalrice.
Tout ce qui concerne le blanchiment des feuillets, Tenièvement des taches, etc. , se trou-