‹ De la réparation des vieilles reliures complément de l'Essai sur l'art de restaurer les estampes et les livres. Suivi d'une dissertation sur les moyens d'obtenir des duplicata de manuscritsChapitre 36 sur 43 · DIVERS 8ÏSTÈMBS DE REPRODUCTION · texte numérisé non relu

DIVERS 8ÏSTÈMBS DE REPRODUCTION

cure, n'éprouiraient aucunë idtération i malheu-* reuseoLeiiti vu le peu de profondeur de la morsure de Tacide, il ne tirait que des épreuves très imparfaites. H. Fiseau appéla à Tàide de ce système la puissance galyanopUstique ; mats je n'entrerai dans aucun détail sur cette application, puisque, en définitive, elle n'a donné que des produits encore peu satisfaisants.

M. Grove, Anglais, tenta également d'appli-* quer rélectricité aux images daguerriennes, pour obtenir des planches il tirer. Les résuliais s^étant réduits à des essais ingénieux, mais sans portée, il est inutile de nous occuper plus longtemps de son procédé.

M* Fox Talbot, Tinventeur de la photogra-* phie sur papier, entreprit aussi de convertir ea une planche à graver une plaque d'aciert sur laquelle il étalait une couche de gélatine tenant en dissolution dn bichromate dépotasse (sel rouge ia^>ressionnable à la lumière) ; puis il y appliquait un dessin photographique sur papier transparent. Mais le gaz que dégageait Taction de Tacide azotique troublait Tenduit gélatineux et s'opposait à la réussite. Toutes ces tentatives, mentionnées par M. Boulongne, sont

1IB8 V1B1LLE8 ESTAMPES. 8St

uniquement curieuses & constater, comme té* Boiguafe.de Tardenr qui anime, de nos jours, les amateurs de photographie.

Un ai'ùcle du Monikur universel à\x 20 mars

18K8 s^^ale la découverte suivante, due à HM. Salmon et Oamier, de Ghairtres, qui nomment leur procédé gravure-photographie. Ou a évité

le nom àliéliographie « parce que la bmiière, « et non le soleil, y joue un rôle très impor* « tant. » Eu effet, toutes les opérations s'exé** entent à Tombre. ^

« Ce procédé , écrit le rédacteur, est d'une « simplicité telle que tout le monde peut Texé* « cuter ; il permet de reproduire à peu de frais» u en. quelques niiuutes, et avec toute la fidélité « désirable, toute ejspèce de lithographies»

« gravures, écritures, dessins à la plume, au « erayon noir ou à la mine de plomb , méma te des photographies. G rice à ce procédé, ou «r peut faire de tout cela une planche sur « cuivre durable et solide pouvant être tirée « àla presse lithographique, typographique»

a etc. »

Esquissons en peu de mots le mécanisme du s]^stàme ; on expose pendant quelques sçt

SI

323 DIVERS SYSTfiHES DE RBPRODUGTIOIf

coudes une estampe, placée au fond d'une bol* te, à la vapeur de Tiode « qui se porte sur les tailles ; puis on l'applique sur la surface polie d'une plaque de laiton, où Tiode se dépose.

On passe sur cette plaque une légère couche de mercuret qui agit sur tous les points atteints par liode el respecte les autres; puis on étend, au rouleau, de Tencre typographique, qui s attache seulement aux endroits exempts de mer* cure, c'est-à*dire aux vides qui séparent les tailles^ ces tailles ressortent donc en blanc sur le fond noirci par Tencre grasse. Pour pouvoir les creuser, on dissoudra le mercure qu'elles retiennent au moyen d'une solution de , nitrate d'argent, additionnée d'acide azotique. Le métal , partout où les tailles ont laissé une empreinte, se trouve ainsi à nu et même d^à légèrement entamé. Yeut-on obtenir une eauforte, on ajoule de Facide ; le noir d'impression joue alors le rôle d'un vernis, auquel on donne plus de consistance en le saupoudrant de résine pulvérisée, qui l'épaissit et le solidifie. Désire-t-on convertir cette plaqueen pierre lithographique , on a recours & de nouvelles opérations, que j'omettrai, et dont laprindpale

DES VltlIXES BSÎAUnS. 3f 3

t:oD5iste à convrir d*ane couche femiginease les lailleftdelaooiitre-épmTederes^ ele.

Enfin il y a moyen de faire de celle planche un véritable cliché en relief : il suffil de déposer une couche d'or sur les tailles, apfês quoi on frit mordre Tadde azotiqne snr le cnine dé-* nudé 9 elCM etc»

A mou avis, une iaveuuon qui a la prétention de se prêter à tant de transformations est par cela même déponrvne de celle rimplidlé qui seule mène à de bons résultats dans la pratique» Je renvoie k 1 article indiqué ceux qn^intéresserait cette découverte compliquée, dont on ne parle plus. Si elle est réellement née viable, le temps en révélera les progrès; nais j'ai bien peur, puisquVUe ne donne plus idgne de vie, qu'elle n'ait fait fiasco.

Je ne sais non plus où en est aujourdliui nn autre mode de reproduction d'estampes ainsi indiqué dans un article du Monileur universel dn 48 janvier tSfti : a On se sert d'nne pierre m lithographique ordinaire, sur laquelle on «r verse une dissolution étbérée de bitume de M Judée. On applique dessus une épreuve pho- « lograpbique négative^ qoelemiqne, en la près*

fti4 DIVBIIS SmtilSS DS EWRO&0GTION

« MQt aur la pierre pendant un temps exeessi* ^ vement variable, puisqu'il peut être depuis

jK dix miaules jusqu'il quatre et méoie cinq •<c heures. On lavo ensuite la pierre avec de « 1 éther pir, qui s'évapore bientôt et laisse la n figure convenablemont marquée avec ses « ombres et ses creux « de telle façon qu'on « peut encrer et faire le tirage coiume pour ks « lithographies ordinaires. »

Pour me résumer, je crois que les plus parlaites reproductious d'auciennes estampes seront obtenues à Taide d'empreintes négatives déposées par la chambre noire sur glace collo* diouuée , puis multiplt^as par le mode de gra« vure héliographique inventé par Kicéphore Niepce et perfectionné tant par sùa neveu que par nos plus habiles photographes* Ce dernier procédé, quand il aura atteint son maximum de perfection , sera probablcmeui le seul adopté idans la pratique pour la reproduction, à prti modéré , non-seulement des belles pièces des Anciens maîtres, mais encore de livres rarissi* mes (1). Il c;sl à espérer que les épreuves se*

- (1) Je compte un. jour m'ezereer i reproduire un

DBS VISILLES ESTAMPES. 3SS

roDt fiiLées de manière à subsister indéfini^ ment, bien qu'on ait, à tort ou k raison, prédit le contraire.

Le 16 novembre on a fait à TAcadé** mie des Sciences un rapport sur un mémoire de M. Niepce de Samt-Victor, dont j'extrairai (d*aprës le Moniteur An 18) quelques passages intérasçants pour les iconophiles.

tf On expose aux rayons directs du soleil^ u pendant un quart d'heure au moins , une « gftivure qui a été tenue plusieurs jours dans d robscnrité... On applique ensuite cette gra-* « vure sur un papier photographique très sen-* « sible, et, après vingt-quatre heures de conu tact dans robscurité , on obtient en noir une

« reproduction des blancs de la gravure

<c L'auteur a obtenu ainsi des intensités d im* « pression qui lui font espérer que peut-être « on arrivera, en opérant sur dès papiers^ très « sensibles (comme sur le papier préparé

opuscule gothique par la voie de lliélîographie sur glace coiiodioûQéei combinée avec la méthode de gra* Tore de M. Niepce. Le point dUBcile sera de parî^ealr à bien registrer les reoto et verso de chaque feuiU^*

3S9 DIVERS SYSTÈMES DE REPRODOCTiOH

à 1 iodure d'argem, par ej^empie^ ou mr uae « couche de collodium sec ou d albumine el m en déf doppant limage avec Tacide gidliqua « ou pyrogaUiquOt à obienir des épreuves as* K sez vigoureuses pour pouvoir eu former um « cliché; ce serait un nouveau moyen de re-

« production dies gravures Une gravoe

« colorée de plusieurs couleurs se reproduit 4f très inégalement, c'est*à-dir6 que les cou- « leurs impriment leur image avec des inten^ ' « aités dittéreniest variables selon leur natnra « chimique. Quelques-unes laissent une m- 4i pression très visible , tandis que d autres ne « eolonenc ^ ou presque pas le papier wnsî* « bleu II en est de même des caractères impri- ^ més avec diverses encres : Tencre grasse <i dlmpression en relief ou ea taille-douc^, tr Tencre ordinaire formée d'une solntioii de « noix de galle et de sulfate de fer, ne don* 4(nent pas d images, tandis que certaines

encres anglaises ea donnent d assez nette tes »

Au moment où cette feuille va être mise sous presse, le Moniteur universel du 3 mars 18ft8 nous révèle dans ses VarUlés un nou-

VMu mode de reproduction d'estampes, au mo^en de la vapeur du phosphore , qui a la propriété de se condenser sur les tailles sans agir sur les blancs. C'est encore à M. Niepce qu on doit cette découverte. Je me bornerai à citer une phrase de son Mémoire présenté à VAmdénie des Sdences par M. Gbevretil le lundi i*' mars.

« On expose la gravure à copier aux vapeurs « du phosphore brûlant lentement dans Tair; m les noirs seuls slmjprègnent de vapeurs phos- « phorées ; on l'applique sur une feuille de « papier sensible préparée au chlorure d'ar* « gent ; après un quart d'heure de contact, la « gravure est représentée sur le papier par un « dessin formé de pbosphure d'argent, lequel, « quand il est suffisamment vigoureux, résiste « à laetion des agents chimiques étendus « d*eaa ou dilués. »

Je renvoie au numéro du journal signalé l'amateur qui voudrait se mettre au courant de tous les détails de Topération.

yoil& deux nouvelles découvertes bien in* attendues, qui vont grandir encore en Europe un nom déjà si populaire. Nous verrons

Divm smtMss m ebreomciioii

fwr la mita quelles conséquences en dé* couleront poor Tari qui iaii le wjet de ce ioiig

Page 1