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Presque tous les systèmes cà-dessu^décrili sont égalemeut applicables 'à la reproductioa 1 des dessins à la plume ou aux divers crayons; mais il est à noter que, si le trait en est trts léger« cestrà-dire tracé avec une encre pan «flaque ou un crayon d'une teinte peu prononcée» | ils fournissent des empreintes fort pâles et à | peine visibles (a moins qu'il n'y ait moyen de les renforcer), vu que Faction de la lumière a été imparfaitement interceptée. Le noir â^bnpression au contraire , peu perméable à ce fluide, offre des preuves bien pins vigouenses« Les aquarelles se reproduisent quelquefois assez heureusement à Taide de la chambre noire. H. Arthur Forgeais m'a d<mné une le- ' marquable copie héliographique d'un desmnde ce genre représentant la démolition dea misons du pont Notre-Dame. On peut égalemeol réussir à reproduire par voie de réfimetion €e^ taines peintures à rhuile^ pourvu qu^eOcs niaient pas trop tourné au noir.
DfiS VIEILLES ESTAMPES.
Ce chapitre n'est après tout qu un simple résumé, une compilation succincte, si Ton pré* 1ère, de nombreux articles publiés dans plu»
sieurs journaux. N'ayant jamais eu le temps d'éprouver moi-môme les procédés indiqués, je ne puis répondre de leurs résultats, annon<» cés de confiance. J'ai rédigé cet exposé à titre de sujet intéressant pour les iconophiles ; mais à ceux qui voudraient mettre ces théories en pratique je conseillerai» de consulter les ou-enrages spéciaux et très détaillés, et de prendre quelques leçons chez un professeur de photographie; là seulement ils pourront s'initier aux trucs du métier, à ces petits secrets qu'aucun livre ne révèle, et qui sont la condition sine qua non d'une parfaite réussite.
Mil LA NS8IBIL1TÉ OE DÉDOUBUfi Ql nUllUT 8IIPU.
Il i*agit de diviser en deux placarde « pour
en opérer la reproduction (par la méthode citée pages 805 et 312), soit un feuillet de livru, eoit une lettre écrite des deux côtés « soit une estampe dont le verso serait chargé d'une ionpression quelconque. La possibilité d'une telle opération n'est pas une chimère : elle u été effectuée avec un plein succès par M. W.
Baldwin à Londres, et Parisi un imprimeur en taille^douce, réparateur d'estampes, M. A.
Pierron, a mis à TExposition universelle de plusieurs échantillons de gravures dédoublées.
Je regreue de ne pouvoir livrer aux ama-* leurs ce secret qui n^est pas en ma possession^ mais je leur ferai part de quelques observations propres peut-être à les mettre sur la voie ; de rhypolhèse raisoiuiée à la pratique sùro, il va quelquefois un court intervalle a franchir, fin attendant que je sois en mesure d'indiquer des moyens infaillibles que de nombreuses expériences doivent seules me révéler, je vais dé-» irelopper des idées théoriques qui, si je ne ma fais illusion, feront toucher de près a la solu«« tioA du problème.
|ïotons d*abord que, si Ton n'a aucune rai" son de conserver intact le verso du papier , à dédoubler, on peui se borner a enlever avec régularité au grattoir cette surface incommode ; c'est un travail de patience* Pour y réussir sans encourir de mauvaises chances, voici ce qu'on fera. Le recto ou côté & ménager sera exactemeut appliqué au moyen d'une colle quiconque sur un fond uni de bois, de maiw bit, etc. Ou opéiem soit ^Mc, soîtoft humec^
tant le vwBo, asses légèrement i»oiur que It eoUe qui fixe le reeto ne poisse se ramoUir, saper&cie eoleYée, ce qui n est diiâcUe que si le papier est très mince , on laissera sécter Testaipe sur le fond, on aplamn la snrfim éCMcliée avec de. la peau de ciûen mahn, pais on fera tremper le tout dans Teau chaude» 1 alcool, etc.., selon la substance qui aura servi de coDe ; cette dernière opération ne pent causer aocun embarras sérieux.
' Mais, si Ton tieut positivement à séparer la fenille en deox placards éganx et sans déchînues, le travail est tout antre, et je crois qaTl ne peut s'effectuer sans le secours de certains appareils d'une grande précision. An premier coup d^, bièn des amateurs jugeront sans doute la chose impossible; pourtant <m y a réussi, puisque j'en ai vu des échantillons. M. Hennin, le savant collectionneur d^estampes historiques, possédait une rare gravure (nn portrait d'Henri IV) an verso de laquelle était un texte imprimé, dont les caractères majuscules» apparaissant sur la face opposée, nuisaient beaucoup à TeffiM -dtt bnrim U la fit-remeKee k Londres k M W» Btld«iltf (employé dm
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la maison de commevee d'estampes de P« Goi« naghi), qui la lui renvoya divisée en deux plft* carda, sans la moindre écorchuiee (!)• Ala Bald.^ wîa écrivit à M. Hennin que son .estampe avait ét^ trandkée ou Je crois, sdée endeuœ , elpli-» cation destinée peut-éfare à débouter les ama^ leurs sur ie procédé réeU
Sur quels principes peut reposer la réussite de Topéralion? Voilà Ténigme à deviner. Par»
tons de ce raisonnement : quand un. effort e&t exercé sur une matière soUde quelconque dans le but de la diviser, c'est toujours la partie la plus faible, la plus molle i ou celle qui n'est pas maintenue, qui cédera.
Or, dans une feuille de papier, on peut considérer les deux surfaces planes exposées à Tair comme les couches les plus fermes delà
(1]M« Ueomn cite ce fait au tomel dù ses Monuments de Vhitiovtt de France ^ page 218* J^ai oui dire quen 1848, M. Baldwin était parvenu à dédoubler des baok* notes; la Banque d'Angleterre lui offrit une récom-*
pense pour qu'il ne divulguât pas un secret qui pouvait, eo des mains déloyales, lui être préjudiciable. H . Pouil-
iet se serait intéressé àce tourde iorce et le signalerai|
je oe sais ea quel ouvrage ou mémoire* f\4^^
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mattet et la GOncbè intomiédidre, dans toate son ôlendue, comme la plus faible; ainsi d'une truche de pain rassis, d'un morceau de ouate à surface lustrée, d^nne pierre calcaire dorde par l^clion de l'air. Un feuillet de papier présente un si mince protil qu'on ne peut le dédocH bler faute de prise, faute d'espace pour introduire une lame on une scie entre ses deux faces, comme on ferait à Tégard d'une planche de sapin épaisse de trois centimètres. Pour réunir on devra, je crois, recourir à des pi océdés analogues fc cent dont je vais donner la théorie.
Essayons d'abord du suivant : faisons adfaé* rer la plus précieuse surface du feuillet à un fond de bois résislaiit, Irès lisse sans être poli. Quelle que soit la colle employée G'ignore encore quelle est la plus convenable), elle devra être parfaitement pure , sans le moindre grumeau, d'une viscosité bien homogène, et telle <pi'elle ne pénètre pas à l'intérieur do papier, mais s'attache uniquetiimi à sa superficie. On fixera donc le recto sur tous les points axec un égal degré d adhérence; puis, une fois la dessiccation complète, on étendra snrleTerso, exposé aux regards , une couche de la même