SUR UN MÊME FËU1LL£T
qui permet de refiraduire, à riustant, Tor*nement le plus compliqué. J'ajouterai qu il esi bon, si le' léuiHet de soutien est en papier ywgé^ que te réseau des lignes au crayon eoincide avec la direction de ses pontuseaux et de ses vergeures; autrement les raies intérieures et visibtes de sa pâte, étant de travers par rapport à la verticale des estampes , produiraient un effet très disgracieux.
NOUVEAU PROCÉDÉ UÉLIOGRAPHIQUE POUR BBPRODUiBE LES ESTAMPES.
Le dernier perfectionnement signalé dans mon Eêsaù à. propos de la repi*oduction liélio^ graphique des estampes^ remonte au 1'''' mars 18ë8; Les dernières feuilles de mon livre étaient tirées^ quand parut (voir Le Siècle du 27 mars) le rapport fait ft TAcadémie des fldenees, par H. Ghevreul t, d*un nouveau mé** moire de M; Niepce. Je vais e&traire de ce rapport plusieurs phrases qui contiennent des renseignements neufs^ pleins d'intérêt et applicables à la reproduction des estampes par raclioa solaire :
46 PH4MaftPI^ HÉUjMBAPHIftQK
m Gonviw d^m diché phologniiinqM nr
m Yerre (cestrà^lire à dessin iii¥erse), une ir simple feuille de papier blanc sortie de tobê* « curitéj et exposez le tont aux rayons salai- « ras pendaat un temps plos on moins long, « suivant rintensiié impinp-i^ii^- Traileseasoile « par Fazotate d'argeni la feuille de papi^ K dans Tobscacité; vous verres apparaître^ « dans Fespace de très peu de temps, me « image qull suffît de bien laver dans Teau <£ pure pour la fixer* »
II est ensuite question de « Hmpressionna- « biiité tacite* incompsurahle, de razotate « rane. » Le mémoire s'exprime ainsi : «Veut- «c ou obtenir une image plus rapide dans son «[ développement et plus lus^euse , il suffit «r dimprégner préalablement la feuille de paie pier d'une solution aqueuse de cette subu stance* douée à un haut degré ...deraetion m d*emmagasiner la lumière, avec persistance V de Tactivité lumineuse. On obtient cette so- « lution en traitant Toxyde d'urane par Tacide « azotique dilué , ou plus rapidement en fai* tr santdissoudre dans 1 *eau des cristaux d^oxyde « d^urane. La feuille de papier, imprégnée
POUR RBPEOOmRE LES ESTAMPES 47
a d'une quantité suffisante de sel d'uranepour revôtir une teinte jaone-paille, est séehée, a puifi gardée dans un lieu obscur. -^Lors* ce qu'on veut obtenir des épreuves, oula re« icou^ d^un cliché préparé d'avance, et on «c Fapoee au soleil eD:viron un quart d'heure. 4r On la ramène , au bout de ce temps , 4ans « l'obscurité, et on la traite par une solution « d'asËOtate d'argent. On voit alors appandtre « instantanément une image positive très vi* ce goui euse, avec la ieinte marron des épreuves (c ordinaires. .» - .
. Il s'agit maintenant de fixer répreuve; le moyen est bien simple : on la trempe dans de Teau pure, laquelle « dissout toute la portion «^du sel d'urane qui, abritée par les. noirs. «da <t cliché,, n'a pas reçu Taction de la lumière^ n La teinte marron n'est pas du goût de tous les amateurs ; soyez tranquilles^ M. Niepce a tout préyu* Si vous la préférez noire, votts allez être servis à souhait. Après avoir rincé Tépreuve dans Tcau pure, « on la traite par le chlorure dV^r du eonmience. » . M. Niepce , en outre , nous tient, en réserve un autre procédé pour arriver au même résultat. Il indique aussi
48 PaOGfilNt HfiLIOMâNl^
VA mode pour obtenir des preuves d>nie teiAle blmàé intense. Passons sur cet article ; le bleu est, à mon avis, uae couleur de £uitaisie d'un goût un peu équivoque.
Uae antre qualité fort précieBse d^tiogMrait les produits dus 4 cette méthode : les épreuves auraient l'heureuse chaace d'être iualtaquables aux agentsles plus énergiques. Toulefoîs M. Nîepoe ajoute, avec autant de modestie que de l'aisoa, qu'il laul aHeudrOt avant de conclure sur ce point» Faction du temps* »
Ces dent mots : azotaU d^urane^ ont pu effaroacher Tamatenr peu fiuniliarîsé avec le jar^ gon de la nomwclature chimique : qu U se rassure ; il est libre de remplacer ce sel par un mûtae beancoup plus vulgaire et pea coûteux, par le simple acide tartrique que le fané des cuves de nos vignerons offre en quantité sous forma de cristaux, u L image se développera « encore lorsqu^on traitera le papier insolé par « la solution d'azotate d'argent, mais plus len- « lement , à moins qu'on ne lasse intervenir « i'acûon de la chaleur de 30 à 40 degrés, ¥ surtout lorsqu'on opère au sel d'or. »
J 'jouterai que, di^uîs le SI mars demiw^
POUR REPRODmRE LES ESTAMPES.
* je n*ai rien lu de plus à ce sujet; il est vrai que je ne suis abonné à aucun journal soientifique. Les praticiens, je Tespôre, n'auront rien trouvé à objecter à cette théorie ; le fréquent usage des {NXHsédés sur lesquels elle s^appuie peut seul confiraner son efficacité et fixer Topinion des^ savants sur son véritable mérite. -
KO peocEd&s pour obtenir
' raOCÉDÉS POUR OBTERIB DES DUPLICATA DE PAGES lAKUSCBlTES.
Les banquiers t notaires, hommes de lettres, négomuiSf etCM qui lienoa&t à posséder des
duplicala de lettres ou de manuscrits envoyés à rimprimear^ achètent des presses dites & copier, à vis ou à cylindre; ce chapitre a pour but de leur apprendre à s'en passer, et de réduire l'art d'obtenir des doubles à des procédés fort simples» Notons d'abord que, pour réussir, une forte pression est inutile : j ai doublé plus de deux mille pages couvertes d'une écriture fine, parles moyens que je vais décrire. Le matériel nécessaire est peu compliqué, en voici la liste : un rouleau en bois de frêne ; une ou deux plaques, soit de verre, soit de zinc laminé ; une provision de papier mince non encollé et, autant que possible, d'une pâte bien homogène ; enfin quelques feuilles d*étain ou de fine toile cirée ; mais , & la rigueur, ces derniers accessoires ne sont pas indispensables» On donnera à Tencre commune, la première venue , noire , bleue , rouge , etc. ^ un certain
DES DUniGAtA. Si
degré de visoosilé, en y faisant dissoudie m morceaa de sacre ordinaire. Il en faal si peu ,
qu'un fragment du poids de six à sept gram^ mes suffirait peut-être à la pieparalioii d'un demi-litre de liquide. Après quelques essais et eu procédant par petites quantités^ ou trouvera le point convenable. On doit en augmen* ter un peu la dose dans le cas où Ton se pn^ poserait de prendre un double, non pas immédiatement, mais au bout de vingt-quatre heures. Grâce h cette addition, l'encre contracte la vertu de céder à un papier, humide à un cer« tain degré, une partie de sa substance, tout en conservant néanmoins assez de vigueur pour que Toriginal reste parfaitement lisible après avoir fourni une empreinte.
L*écriture se reproduit de toute nécessité à Tenvers, sur le papier à doubler; en consé* quence, plus ce papier sera fin et diaphane, plus il sera facile de distinguer les caractères sur la face opposée. Du reste, un imprimeur à qui on livrerait ces donbles lirait très bien, par habitude , le texte , sur la surface où il apparaît en sens inverse. On réussirait soi-même à le lire dans le même sens ; au besoin, on le
M rUOCÊOÈS POUR 0&T£MR
redresserait en le plaçant devant un miroir.
Tel est donc, au résumé, le mécanisme de la duplication d'une page: 1° Écrire avec une encre l^^gèrement visqueuse; 8^ y appliquer un papier lin et humide ; ii*" presser, avec une force modérée mais égalc^ sur les deux feuilles superposées. Parlons maintenant des soins & prendre pour être sûr du succès.
Afin de simplifier la question, nous supposerons une page à Tétat de placard, auireinent dit une feuille couverte de lignes d'un seul côté. Le papier qui reçoit le texte doit être lisse et bien encollé. S'il était tant soit peu absorbant, rencre sucrée le pénétrerait en partie, et le dédoublagc serait impraticable, à moins peut-être qu'on n*y ait mis un excès de sucre ; mais cet excès, rendant le liquide trop épais, Tempècherait de couler et de s'étendre aisément sous la plume.
Une page écrite, on en pose le verso, soii immédiatement, soit quelques heures plus tard , sur un fond uni et assez élastique, par exemple sur une main de papier buvard. U s'agit ensuite d'obtenir une empreinte de Vé-^ crit sur une feuille de papier fm« non encollé
et humecté au degré convenable. Cette dernière condition est le point essentiel , mais elle est assez difficile k remplir pour les novices ; fin-* diquerai un moyen infaillible pour réussir.
Sur le marbre d'une cheminée ou d'une commode, ou encore sur une vitre , une plih que de zinc, d'étain^ etc., on étend an mor-* ceau de toile préalablement trempé et légèrement tordu, de sorte que Teau n'en ruisselle pas. On aligne sur cette toile une pile de douze feuillets de papier k prendre des doubles , et l'on recouvre le tout d'un second linge qu'on mouille, en s'y prenant comme il suit ; on l'applique sur une plaque, de verre ou de métal, qu'il déborde en tous sens ; on en rabat , du côté opposé, les bords excédants; puis on recouvre la pile avec celte toile ainsi tendue et susceptible de recevoir, au besoin , une nouvelle dose d'bumidité, à l'aide d'une éponge imbibée d'eau. On chargera la plaque d'un poids quelconque, si l'on tient à accélérer le mouillage du papier. Appréhende-tron un e%r cès d'humectation ? On laisse sécher un peu la toile tendue sur plaque avant de la poser, ou encore on ajoute à la pile deux, ou trois
54 PROCÉDÉS POUR omxiR
feuillets secs. An bout de quelques jours de pratique , diacon saura r^er VapénAm salon ses projets* Du reste, eûi-oa la meîileura presse sous la maiu , ou ne serait nullemeiit dispensé dVeqnérir cette expéiience. On corn* prend que, pour préparer nn grand nondm de fêUiilets, il suffit de mouiller plus foriemenl les deux toiles.
An bout dHine heure environ, tons les fenitlets superposés seront également inriiibés.
Leur surface devra offrir des ondulations, des rides, des sortes de vagues régulières. Cette apparence résulte de la dilatation du pafMr contrariée par nne légère pression. Avec na peu d'babitude , ou sera bientôt k même de juger si le papier est mouillé à point, riea qaà IVispect de ces rides, que le passage dn roiH leau fera disparaître. En cet état , le papier à prendre des doubles peut servir, soit sur-le^ champ, soit quatre, iiuil, douze heures plus tard , selon la saison et surtout Tétat hygrométrique de Tatmosphère. Toutefois ^ il est évident que plus ieucre est fraîche, moins ia papier exige d'humidité, et vice versa. L'hiver, nne pile de feuillets conservés dans nne diani«
DBS DUFUeATA. ftft
bfe fans feu , garde an degré convenable de moi4eur pendant plusieurs jours, tant Tiiumidilé est lente à se di^i>iper, par ceiie raison que les tranches du papier sont les seules parties en eontaâ ateo Tair et exposées à Féva^ poration.
Revenons à Topération. L'oiigiual , écrit d'an senl côté , étant posé sur an fond élastique, on prend le premier feuillet de la pile, sur laquelle on replace aussitôt la toile uiouilléa. Gefeoillet, d'ana dimensioa un peu pins large que celle du manasciit, doit y être légèrement superposé ; on le recouvre, à son tour, (l'une feuille sèclie, souple cl imperméable, d*étûa, de toile civée , etc., pnis , snr le tout, on £ait glisser vivement et I on ramène à soi le rouleau (dont la longueur dépassera un peu la largeur des feniUets) , ayant soin d'ap» payer, avec un effort uniforme , sur les deui^ poignées latérales. Alors tout est liai ; ou n'a plos qu'à séparer Foriginal de la copie et à les
J ai parlé d un seul placard; si Ton en a à
imprimer douze, le même coup de rouleau
nf&nu Sor la première couple , on superpose
PROCEDES POUa OBTENIR
las o&ze auti cb disposées dans le môme ordre* Il n'est mémo pas urgent d'interposer entre diaqae couple une feuille imperméable^ dont le rôle a pour umque but d'empêcher le versa du fouUlei ongiaal de retenir une faible empreinte des lignes de celui qui le précède.
Quant k moi , ennemi des complications , je me borne à couvrir le dernier feuillet de la pile (qui est ua papier humide) d'une loile cirée. Le coup de rouleau donné, j'isole chaque couple , et environ une demi-^beure apite tout est sec.
Si Ton possédait un papier à prendre les doubles d'une finesse, d'une transparence exceptionnelles, on parviendrait, en posant deux feuillets humides sur récriture, t obtenir du même coup uuc seconde empreinte ; mais ce triple , à moins que Tencre ne f At très colorée et suffisamment visqueuse, offrirait des caractères pâles et à peine distincts. On peut
aussi opérer d'une autre manière : tirer deux épreuves successives de l'original ; en ce cas , le papier destiné & recevoir la première empreinte doit être peu humide. Mais je dissuade Famateur d'ambitionner des triples, vu que
ptesqiie toujours ils manquent, du moins sur certains points , de netteté et de vigueur.
Plusieurs tours de rouleau successifs ne produisent souvent d'autre effet que de rendre confuses , en en doublant les traits , les lettres de roriginal ; ce qui arrive pour peu que les eeu^les se dérangent sous la pression exercée. Un seul tour fournira une empreinte satisfaisante , s'il est donné avec un effort bien régulier. Quand on appuie plus sur une poignée que sur Tautre^ Timpression n*est pas uniforme sur chaque point. Une bonne presse offre , en ce cas , une garantie de succès; toutefois, avec un peu de pratique, on arrive, à l'aide d'un simple rouleau , au même résultat. Pour le manœuvrer avec fermeté et régularité, il faut que son calibre permette aux mains , repliées autour de ses poignées , d'opérer sans obstacle. Dans le cas où le faible diamètre du cylindre s'opposerait à la liberté des mouvements , on placerait tout l'appareil , original , papier humide, etc., sur une sorte décaisse ou plateforme d*une dimension telle, dans le sens de la largeur , que les poignées du rou* leau (ou ses extrémités, s'il n'y a point de poi-