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(1) 11 me serait impossible de prévoir les effets êloigaés des ageats mis en action da&s toutes ces opéra*tioDfi. Je ne puis prendre d'autre responsabilité que celle des effets positifs et actuels. Mon amour pour les arts et pour la conservation des monuments gravés qui DOtif an restent me fait un devoir de cette franchise.
Je me suis servi quelquefois d'un godet do porcelaine, tel qu'on en fabrique pour Taquarelle, ayant une pente inclinée de la circonférence au centre. La portion tachée de Testam* pe s'appliquait, à Tétai humide, sur ce fond concave, de manière à en prendre la forme ; puis j'assujettissais d'une façon convenable les portions du papier qui débordaient la porcelaine. Le liquide n agissait ainsi qu'au centre où était le point à détacher.
Quand l'agent employé produit son effet sur-leH)hamp, on peut rappliquer sur la tache au moyen d'un pinceau, d'un fragment d'éponge, d'un tampon de coton, pu, en certains cas, d'une mèche d'amiante qui en est imbibée.
Voici un procédé plus parfait que ceux indiqués au supplément de la première édition. On fera percer dans un morceau de glace épais plusieurs trous cylindriques de divers diamètres et largement espacés. On posera à plat la glace sur l'estampe humide , étendue sur deux ou trois feuilles de papier buvard que supportera un fond bien uni. A rendroit maculé correspondra une des ouvertures, celle dont le diamètre concordera le mieux avec la dimension de la
tache ; puis on versera dans la cavité une petite quantité du liquide nécessaire , à Taide d'une pipette (1) qui servira également k Ten retirer par voie d'aspiration.
Ou pourra placer quelques poids sur la glace trouée afin que Testampe , pressée plus fortement, retienne mieux le liquide à Tendroit même où il doit agir, au lieu de Fabsorber bien au delà de la limite de la tache. Du reste , en recouvrant Torifice supérieur d'une sorte de • couvercle qui ferme hermétiquement (telle serait une rondelle de verre ou de métal enduite d'une matière onctueuse, comme le savon en gelée), on préviendrait complètement la dispersion du liquide , ainsi soustrait à la pression de la colonne d air.
J'ai façonné pour le même usage une plaque en étain, dont la cavité recevait de l'acide oxalique qui agissait sur une tache de rouille ; mais, dans la plupart des cas, le verre, matière
(1 ) Une pipette est un tube de verre coudé, effilé à rune de aes extrémités, et muni d une boule où se loge , sans danger pour ropérateur, le liquide aspiré*
htatttquable à tous les agents employés ^ est him préiërabie.
Quaud ou se servira d'ua liquide bouillant, on fera bien de faire chauffer graduellement le bloc de cristal avaat de le poser sur Testampe, h froid il risquerait de s'éclater. Au besoin, on maintiendrait la chaleur du liquide par rapproche d*un fer rouge ou autrement.
Quand on fait usage d'acides à froide on peut remplacer le cristal par la résine ou la cire ; mais il faut éviter remploi de substances qui attaquent ces matières « telles que Talcool, la térébenthine^ la potasse, etc.
Je citerai encore ici un moyen indiqué par M. de Fontanelle^ dans son Mantàel du blanchiment y II) p. i38. Il conseille de pratiquer dans un cahier de papier buvard un trou un peu plus grand que la tache, et d'y verser gotttte à goutte le liquide convenable. Les parois de la cavité , absorbant Texcédant du liquide, Tempêcheraient de s'étaler bien au delà de la tache; on peut essayer.
Ënûn, si, vu le nombre ou la grande dimension des taches, tous les procédés ci-dessus ne
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pouvaieui être mis en usage, il faudrait prendre le parti d'étendre l'estampe au fond d'une iKifisine proportîoimée à sa. dimension*
Pour économiser le liquide employé, voiei ce qu'on ferait : on appliquerait sur Testampe une forte toile, percée à Tendroit des taches à en*^ lever, et Ton remplirait la bassine (hors aux endroits troués ) d'une couche de petits cailloux siliceux ou de toute autre matière très divisée et non susceptible de décomposition, puis on verserait le liquide dans ces sortes de petites cuves ménagées aux endroits taciiés. L'action cliimique terminée, on enlèverait, en même temps que la toile, la plus grande partie de ces matériaux de remplissage. On comprend Téco- ^ nomie qu'offre un tel procédé, quand il s'agit d'une substance assez chère (1).
Tout ce que je viens de dire s'applique également aux cas de blanchiment partiel et de décoloriage sur des points isolés. Dans toutes ces opérations pratiquées sur un seul point.
(1) En tout cas, on peut conserver son liquide pour une autre occasion , à moins qui! n'ait perdu dans IV pération sa force' ou sa pureté.
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raction de la substance chimique, dépassant toujours un peu, quoi qu'on fasse, la limite des taches, laisse autour des places que ces taches
occupaient des lignes blanchâtres qui forment un contraste désagréable avec les parties in* tactes de Testampe. On les raccordera avec la teinte générale, comme je Tai indiqué page 33»
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DBS TACIES D'HUILE ET DE GRAISSE.
Je comiDence de suite par le genre de taches qui intéresse le plus les amateurs de livres et
d'estampes, et je confesserai tout d'abord que je ne suis point parvenu à résoudre ce difficile problème : faire disparaître entièrement les ta« ches d'huile ou de graisse, quelles que soient leur nature et leur date, sans altération du papier ni de Tencre d'impression.
Les matières huileuses ou adipeuses qui souillent les estampes sont de diverses espè* ces. Il y a des huiles grasses, des huiles sicca-
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tives, des huiles cuites. Ces dernières^ qui fo^ ment des vernis, sont le^ plus redoutables de
toutes ) et malhcureuscmaut elles soiu assez communes, car il est rare qu^une bonne estam-^ pe ancienne , avant de passer aux mains d'un icouophile, n'aii pas traversé des uieliers de peintres. Les autres taches ont le plus ordinairement pour origine les matières grasses usitées dans la vie domesuq^ue : le suif, le beurre, le saiu-doux, riiuilc d'olive, etc.
Il n'est point aisé, il est même souvent impossible, de deviner du pi'emier coup d œil le genre du corps gras qui a produit bui' une estampe une souillure jaunâtre et plus ou moins transparente. La question de la dale esi peutôtre plus diiiiciie eiiccue à résoudre. Parmi ces taches , en apparence de même ualure , les unes sont bien plus rebelles que les autres^ et on ne les enlèvera jamais radicalement sans al<^ térer le noir de lestumpe. Tels sont 1^ vernis gras fonnés d'huiles qu*on a fait bouillir avec la litharge.
Je ne connais aucun indice propre à éclairer sur Tespècc ou sur la duic d luie taclie jaunâtre ou verdàtre qui perce toute répaisseur