TITRE DE PRINCE
brcr également leurs armoiries de cette couronne fermée à l'instar des Ducs et des Grands-Ducs.
Les Princes du sang royal, les grands vassaux (non Pairs et non Souverains) possesseurs de grands fiefs mouvant de la Couronne, Princes de facto; les propriétaires de terres considérables, dont ils avaient obtenu d’un Souverain régnant l’érection en principauté , et les personnages ayant été honorés, pour services éclatants, du titre de Prince, par lettres et brevets seulement et sans érection de terres (1), jouissaient des honneurs et de toutes les prérogatives attachés à ce titre, mais pendant longtemps ils durent céder le pas et la prééminence aux Ducs et Pairs, lesquels venaient dans la hiérarchie immédiatement après le Souverain ; et c’est seulement à partir des arrêts du Parlement des années 1549, 1551, 1561 et 1563, et la Déclaration du Roi Henri II, du mois de décembre 1576, que les Princes du sang prirent le pas sur les Ducs et Pairs; et c’est seulement aussi après la chute de l'ancienne monarchie, en 1789, que les Princes apanagés ou non, que les Princes possédant leur titre soit en vertu d’une terre érigée en principauté, soit uniquement en vertu de simples lettres ou brevets, obtinrent, contrairement à l' opinion de certains écrivains héraldistes qui persistent à les maintenir dans un rang inférieur aux Ducs, en général, d'être classés en première ligne et au-dessus des personnes revêtues du titre de Duc.
C’est chose aujourd'hui parfaitement admise, de fait
(1) Il n’y a plus guère de nos jours directions de terres en principautés ou à quelque titre que ce soit ; et le litre de Prince , s’il est conféré aujourd’hui par les Souverains, lesquels n’en font pas abus, il faut le reconnaître, ne l’est plus que par Lettres ou Brevets. On a seulement quelques exemples que des terres, sur lesquelles était assis autrefois le titre de Prince, dans les Etats Romains, et dont les anciens propriétaires sont actuellement éteints, étant passées en d’autres mains, les nouveaux acquéreurs, recommandables par leur naissance, leur notabilité , leur fortune et par des services rendus ou Saint- Siège, ont été confirmés dans ce titre, par grâce spéciale du Souverain Pontife; on peut citer entre autres le Marquis Montliolon de Sémonville et le Marquis de Podenas, qui, l’un et l’autre, ont obtenu celte faveur du Saint-Père*
BE3 TITRES NOBILIAIRES
et de droit, que les personnes revêtues du titre de Prince ont le rang nobiliaire le plus élevé et priment celles qui possèdent le titre de Duc; le fondateur de la noblesse impériale de France l’avait établi de la manière la plus formelle et la plus explicite; les Princes de l’ Empire occupaient le premier rang, et le plus élevé après celui de l'Empereur; Napoléon Premier avait voulu, attendu que les Empereurs et les Rois ont eux-mêmes le titre de Prince, qu’aucune autre qualification, même celle de Duc, vint primer, comme anciennement, le rang des personnages qu’il lui avait plu de décorer du titre de Prince qu’il portait lui-même et qu’il fit inscrire dans les decrets et statuts, du premier Mars 1808 comme étant l’expression de la plus haute dignité après la sienne.
Dans les Chancelleries étrangères cette même hiérarchie est également admise en droit. Les insignes de Prince, la couronne fermée, en forme de bonnet ou tiare, approchant de la couronne royale, les droits du sceau et d'enregistrement qui dans certains pays sont du double et souvent trois ou quatre fois plus considérables que ceux fixés pour le titre de Duc, indiquent assez que le titre de Prince est considéré, et est en effet d’un rang supérieur à celui de Duc.
La Couronne de Prince est: un lonnet de velours ccarlalle, rebrassé d'hermines cl diademé de deux demi-cercles d’or, ornés de perles et sommes d’un ploie d’azur croisé d’or et surmonte d’une croix latine, comme à la couronne des Empereurs et des Rois.