‹ De la répression pénale, de ses formes et de ses effets: Rapports faits à l'Académie desChapitre 25 sur 62 · I". — ' DANS L** ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

I". — ' DANS L** ANTIQUITÉ

La déportation , employée comme moyen de ré- ^^^ ^^^^^ pression , n'^est pas une peine moderne : il en fut fait usage dans Tantiquité sous des noms divers. Quelques républiques de la Grèce , Athènes , Argos , Syracuse , lui donnèrent le caractère d\me mesure politique, sous le nom d'ostracisme. Dans cette dernière république , elle fut appliquée sans prudence ; les principaux citoyens se bannissaient mutuellement, et elle y fut une cause perpétuelle de troubles. A Athènes , où elle ne pouvait être prononcée que tous les cinq ans, contre un seul citoyen, et avec le concours d'^un grand nombre de suffrages , il était difficile, ainsi que le remarque Montesquieu, qu'ion exilât quelqu^un dont l'éloignement ne fût pas nécessaire : aussi ce grand publiciste trouve-t-il Finstitution admirable (1).

(1) Liv. XXIX, ch. 7.

A Rome. Il n'^était pas permis , à Rome , dé priver un ci-

toyen de ses droits de cité sans son consentement ; mais Cicéron nous apprend (1) qu'ion parvenait à lui infliger cette privation par un moyen détourné : on lui interdisait Teau et le feu. Jpersonne dès lors ne pouvait Tassister; il était obligé de s'expatrier; seulement, il était libre de choisir, hors des limites de Tempire, le lieu de son exil.

Auguste introduisit réellement la déportation, qui différait de Tinterdiction de Teau et du feu en ce qu'acné imposait une résidence forcée au condamné, ^"prance*""^ Dans Tancienne France , la déportation était remplacée par le bannissement à perpétuité ou à temps , soit hors du royaume , soit seulement hors du ressort du parlement : celle prononcée hors du royaume entraînait la mort civile et la confiscation des biens.

§ IL — Transportation en Angleterre dans les

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