DE
La révolution de 1848, qui répandit tant d''eflFroi parmi nous, eut au moins la bonne inspiration d'^achever en quelques points Tœuvre continuée en 1832, et, se conformant au programme de la Chambre des députés de cette dernière époque, elle ne se borna pas à retrancher de nos codes l'exposition publique, la peine de mort elle abolit encorc la peine de mort en matière polipoiitique^ tîqucj réalisant ainsi la pensée des législateurs de Tan IV, qui avaient reconnu, par Torgane de Chénîér, « que, loin d'hêtre pour les passions un frein puissant, a cette peine était une arme d'autant plus terrible
Suppression
de l'exposition
publique]
BN FRANCE. 219
« qu'acné passait entre les mains de tous les partis, « dont chacun immolait successivement celui qu'ail «« avait renversé. »
Grâce h cette abolition, les échafauds politiques n''ont plus été dressés, et la justice nationale a pu atteindre depuis, sans qu''il en coûtât une goutte de sang, ceux qui, en s'^efforçant de renverser leur propre ouvrage, seraient devenus les premières victimes de leurs coupables erreurs.