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nouvelle de péritonite. Ou bien il n’y a pas de perforation. Les rechutes peuvent tenir à une disposition anatomique particulière : une insuffisance de la valvule de Gerlach, par exemple, si l’on admet son existence niée par Clado ; ou des dimensions anormales de l’orifice appendiculo-cœcal, permettant aisément le passage dans la cavité appendiculaire de petites concrétions fécales, de calculs biliaires, de corps étrangers quelconques, donnant lieu aux symptômes de l’appendicite aiguë.
II nous semble diflicile d'admettre avec Talamon, des coliques appendiculaires, analogues aux coliques hépatiques ou néphrétiques. En effet, outre que celles-ci aboutissent très rarement à la perforation du cholédoque ou de l’uretère, tandis que la perforation est pour ainsi dire la règle, le résultat fatal de ces prétendues coliques appendiculaires, la théorie de Talamon ne nous expliquerait pas comment on peut trouver dans l’appendice un calcul, qui a manifestement provoqué plusieurs attaques, que l’on a pu percevoir et diagnostiquer à la palpation dans l’intervalle des crises (observ. XIV). L'intestin aurait donc réagi par accès, et provoqué, par la contracture spasmodique deses parois musculaires, des crises de coliques auxquelles auraient succédé des intervalles d’accalmie complète ! Sans doute il y a des accès de coliques néphrétiques, mais qu'indiquent ces accès, sinon que le calcul a été évacué et qu'un autre est venu le remplacer ? Or, ici, le calcul stercoral a manifestement persisté dans l'intervalle des crises ; donc, le mécanisme est tout autre. On pourrait supposer
Erie qu'il provoque alors une irritation chronique des parois, que sous des influences diverses et particuliè rement celle du milieu, des germes infectieux peuvent, à un moment donné, déterminer une poussée inflammatoire intra-appendiculaire, et ainsi, qu’il y ait ou non une concrétion fécale enclavée dans l’appendice, la pathogénie des attaques est identique, c’est une appendicite infectieuse. Par quel concours de circonstances, dans quelles conditions, les germes contenus normalement dans l'intestin et dans lappendice deviennent-ils pathogènes? c’est là une question bien difficile sinon impossible à résoudre ; ces conditions peuvent varier avec chaque cas particulier, et la localisation de l'infection au niveau ge l'appendice est suffisamment expliquée par l’état d'irritation chronique des parois, entretenu par la présence du corps étranger.
Dans une récente communication à l'Académie de médecine (séance du 14 novembre 1894), surela résection à froid de l’appendice vermiculaire dans les appendiciles à rechutes, M. Poncet à précisément insisté sur la pathogénie de ces rechutes. Il pense qu'il s’agit d’un foyer pathologique mal éteint, susceptible de se réveiller, sous l'influence d'une cause occasionnelle quelconque, plus ou moins nettement appréciable. (Mercredi médical, 5 décembre 1894.)