AIR
syphilic nervous affections) : « Les roues d’une montre peuvent aussi bien être arrêtées par un cheveu que par un grain de sable, et le désordre qui surgit reste toujours le même, quelle que soit la cause qui l'ait produit, que ce soit le grain de sable ou le cheveu qui ait lésé la montre ». Eh bien, selon M. Fournier, il en est de même pour le cerveau, que ce soit une gomme, un cancer, un tubercule.
Malgré ce cortège de symptômes ondoyants et divers, le professeur Fournier a décrit des formes nettes. Nous croyons devoir suivre cette genèse dans l’aperçu rapide du sujet qui nous occupe, en n’insistant guère qu'aux manifestations intellectuelles.
Dans la forme céphalalgique, on a vu des malades « fous de douleur ». Le D' Zambaco cite le cas d'un homme atteint de céphalée caractéristique de la syphilis, il entre en fureur, veut se suicider, est arrêté à temps. Depuis lors, il divague quand la céphalée réapparaît avec intensité, et revient à la raison complète quand elle diminue de violence. Une nuit, dans une crise, il se précipita sur son gardien, le maltraita et faillit le tuer.
La forme congestive est commune, elle aboutit à un ictus apoplectique.
Les troubles de l'intelligence se caractérisent à l'avance, par ce qu'on appelle « l’éclipse » ou « l'absence », c'est presquele mal comitial, sauf la fixité du regard et la pâleur subite.
Ce malaise va en augmentant, devient constant, et les malades accusent une espèce de vague, d'incertitude cérébrale, qui ne les quitte plus. Ils sontexposés aux hallucinations des sens, et « deviennent par degrés, soucieux, maussades, moroses, préoccupés, taciturnes, apathiques, défiants d'eux-mêmes, timorés, engourdis, comme aussi par instant, excitables, irascibles, emportés, violents » (Fournier).
La forme convulsive se manifeste par des symptômes épileptiques.
L'anatomie pathologique localise aux enveloppes du cerveau et à la substance grise les lésions syphilitiques dans ces cas.
Non seulement il y a attaque, mais on peut rencontrer les impulsions soudaines et inconscientes.
M. Fournier raconte l’histoire d'un malade qui se précipite un jour sans le moindre motif sur une personne qui était venue lui rendre visite et avec laquelle il conversait tranquillement, il la maltraita, et
faillit la tuer. Dans un autre accès, il prit pour un braconnier un de ses domestiques qui, par hasard, avait un fusil en main ; il se jeta sur lui, s'empara de son arme, et fit feu sur cet homme, sans l’atteindre - fort heureusement. | .
D'autres fois, dit encore M. Fournier, le malade au lieu de prendre la forme impulsive, devient un « cérébral » et l’épilepsie, dans ce cas, n’a plus qu'un rôle secondaire. É
Cette pseudo-épilepsie ne va pas sans une déchéance intellectuelle concomitante et progressive, et si le mal comitial vrai se caractérise par un état à peu près normal entre les attaques, le spécifique au contraire reste un malade entre chaque accès.
L'aphasie soudaine ou progressive vient créer une autre forme.
Toutes ces manières d’être résultent donc chacune d’une localisation particulière. La méningite siège-t-elle au niveau et à la surface des zones motrices, à la surface des circonvolutions fronto-pariétales ascendantes, par exemple, on aura l’épilepsie partielle syphilitique; — siège-t-elle en dehors de cette zone motrice, on peut avoir l'aphasie dans ses différents modes, etc...
. Nous avons déjà vu les troubles intellectuels au bilan de la syphilis cérébrale, suivant comme une ombre ou marchant de pair avec les formes qui précèdent.
L'intelligence ne pouvait-elle être seule atteinte dans cette diversité de désordres ? M. Fournier l’a montré et il a décrit la forme mentale, tout en la considérant comme le plus souvent associée aux autres. Cependant, il est des malades chez lesquels — pour un temps, au moins — elle se montre isolée. |
La déchéance psychique est un terme presque fatal de la syphilis quand elle se manifeste au cerveau, quelle que soit la marche, la rapi-
dité ou la forme du trouble.
Aussi bien au point de vue moral qu'intellectuel, les malades baissent de toutes façons, ils deviennent au-dessous d'eux-mêmes.
M. Fournier signale une autre variété, où l'exaltation cérébrale domine, au contraire, puis il va plus loin, parle de délire, d’aliénation, de manie et prononce le mot de folie syphilitique.
Ce nom de folie syphilitique a été donné par lui à un ensemble de troubles occasionnés par la syphilis.
Pratiquement, cette dénomination peut rendre des services en indi-
quant la médication. cena) Le terme est discutable à d’ aûtres s
points, mais le savant professeur a parlé en praticien et n’a he voulu
Jui donner un sens plus étendu, il le dit lui-même.
Du reste, nous n'avons pas à nous étendre sur ce genre qui crée une irresponsabilité totale et dépasse nos frontières. Ù
Les antécédents personnels sont d’une sérieuse importance, lés accidents tertiaires frappent de préférence au cerveau ceux qui travaillent de tête. re |
Les antécédents LénAiaies doient éclairer aussi la pathogénie dans une grande mesure. EST
A une récente clinique de la Salpétrière, le re Charcot è
s'exprimait ainsi : « Nous avons trouvé l'hérédité nerveuse vulgaire. Notre malade est la fille d'une hystérique ; deux de ses cousins présentent une tare névropathique ; l’un est atteint de paralysie infantile,
l’autre est mort aliéné à l'asile Sainte-Anne. ee faits d’ hérédité m'ont À
paru intéressants à souligner.
En effet, n’a pas la syphilis cérébrale qui veut. Quelques auteurs ont remarqué déjà que parmi les sujets atteints
de syphilis du cerveau, il en est un certain nombre qui sont par héré-
dité prédisposés aux affections cérébrales vulgaires. Notre cas vient évidemment à l'appui de cette manière de voir. »
Un type qu’on ne voit pas à l'hôpital, mais qu'on rèncontre plutôt à la ville, est celui qui affecte la simple excitation cérébrale, sans délire. Ce ne sont pas des aliénés, mais des exagérés, facilement irritables. Leurs ÉMPHENCRENEE n'ont pas de cause SAIS et ils ue être dangereux.
Au surplus, ils ne se croient pas malèdes: « On les surprend dans la vie du monde, plutôt qu'on ne les reçoit dans son cabinet », dit
- M. Fournier.
Le côté moral est aussi touché. Ils sont indifférents à tout, à leurs affections intimes, ils deviennent apathiques, lourds, concentrés. Chez d’autres, on constate une sénilité précoce, dont ils ne s'aper-
çoivent pas eux-mêmes ; les amis, le médecin habituel, seuls, peuvent
le remarquer, et une sorte d’asthénie intellectuelle vient chaque jour les ternir davantage.
Nous avons envisagé la syphilis de l'encéphale organisant d' soblée des symptômes critiques, mais la syphilis cérébrale peut être indi-
recte, et résulter d’une lésion osseuse, essentiellement primitive. L'ostéite, la nécrose, une production ÉOnMense, vont évoluer lentement ou d’une manière aiguë.
-__ Devant les troubles de l'intelligence, le médecin ne peut rester indé.
finiment en suspens, car d’autres troubles fonctionnels viennent s’a-
Jouter plus tard, une paralysie oculaire, la surdité, une atteinte quel- conque aux nerfs antérieurs de l’encéphale, PERRET le diagnostic
assuré.
En résumé, l'expert doit faire la part des troubles d'ordre mental et des antécédents certains de syphilis, pour établir un rapport entre
ces deux facteurs.
La question n'est pas toujours aisée, mais lorsqu'on se trouve en face d’un syphilitique latent, la chose est encore plus délicate. Le D: Th. Buzzard dit à ce propos : « Je suis persuadé qu'il existe un grand nombre de sujets qui, à la période moyenne de la vie, deviennent des invalides chroniques de l'intelligence par le fait delasyphilis
du cerveau. »
M. le D‘ Garnier nous a communiqué un HUE où cette question :
a entraîné une atténuation de responsabilité ; avant de la publier, nous ne pouvons passer sous silence l'observation d'un homme bien connu du monde parisien, dont la presse a tenté de faire un martyr,
il y a quelques années. C'est un de ces malades qui ont de temps en
temps des accès de délire. Cinq ou six ans avant son internement, il
tomba dans le coma pendant plusieurs jours, fut traité comme syphi-
litique, et guérit.
Puis il fut ensuite pris d'un violent délire, M. Brouardel porta le diagnostic de méningite partielle, confirmé par M. Charcot. IL
resta trois jours sans se coucher, faisant le tour d’un gazon, et usa à
ce manège une paire de bottes. Il ne voulait boire de l'eau que quand des poissons y avait vécu 24 heures, pour être convaincu qu'elle n'était pas empoisonnée.
La presse clamait toujours à la séquestration arbitraire.
Un jour, survient une amélioration notable, et d'un seul coup, la guérison — apparente.
On le garde encore quelque temps, par mesure de prudence, puis on lui rend la liberté. Il part en Amérique où des extravagances de toutes sortes le font enfermer dans un asile d'aliénés. Là il fut con-
sidéré comme paralytique général. Depuis, le délire ayant disparu de nouveau, il est rentré en France, etc.
Voici le rapport de M. le D' Garnier, PR en chef de 'infir= merie spéciale du Dépôt, auquel nous faisions allusion tout à l'heure :
OBSERVATION. IL. — Le sieur R.... âgé de 60 ans, entrepreneur de constructions a été arrêté dans la soirée du 10 juillet dernier, aux Champs-Elysées en même temps que le sieur PI... son co- -inculpé, pour outrages publics à la pudeur.
Les actes dont la justice lui demande compte sajedté tint étaient faits pour surprendre ceux qui, jusque-là, avaient tenu le sieur R... pour un homme dont l'existence semblait à l’abri de tout reproche.
Marié et père de famille, c’est un notable industriel, qui ne doit sa situation qu’à lui-même, à son amour du travail, à sa vie régulière, à son infatigable activité. Né dans une condition très modeste et n’ayant reçu qu’une instruction rudimentaire, il s’est élevé peu à peu et est actuellement à la tête d'importants ateliers de constructions et d’une fortune relativement considérable. Les renseignements recueillis sur lui, par les soins des magistrats instructeurs, sont des plus favorables, et en présence de faits qui viennent heurter tout un passé d’honnêteté, il y avait lieu de se demander s’il ne convenait pas de rechercher dans l’intercurrence d’un trouble des facultés intellectuelles, l'explication de sa conduite. Il faut dire d’ailleurs que l’inculpé lui-même a fait appel à l'expertise médico-légale en produisant, pour son excuse, des ordon: nances et un certificat de médecin constatant chez lui existence d’accidents cérébranx. Nous sommes aussi amené naturellement à parler de ses antécédents.
Le sieur R... ne compte pas d'’aliénés dans sa fille ; toutefois il faut noter un cas de surdi-mütité chez un frère mort il y a un an. Doué d’une constitution assez robuste, on cite comme maladies sérieuses éprouvées dans le cours de son existence, une variole confluente à l’âge de dix-huit ans, et des crises de coliques hépatiques, pour lesquelles il fit quelques saisons à Vichy.
Sa santé n'en paraissait pas autrement ébranlée lorsqu’en 1881, il contracta la syphilis ; il reçut alors les soins de M. le Dr Ricord, qu’il a continué à voir jusque dans ces derniers mois ; l’infection vénérienne a semblé revêtir chez lui des caractères graves. Parmi les très nombreuses ordonnances de M. le D" Ricord, il s'en trouve quelques-unes qui portent en tête la mention non seulement de la maladie spécifique, mais aussi de certaines de ses complications. C’est ainsi, notamment, que l'une d’elles a la suscription suivante : « Céphalée persistante, vertiges. » Cette pièce dont la date est du 22 juin 1886, établit donc que dès cette époque M. R... était en présence de manifestations :syphiliti:
ques à localisation encéphalique, et à la suite d’un accès vertigineux, - eut une hémiparésie de tout le côté droit du corps. Une surdité de l'oreille gauche qui l'obligea à avoir recours pendant deux ans, de 1882 à 1884, à un médecin auriste, fut également attribuée à l'infection syphilitique. En même temps, les facultés intellectuelles subissaient un amoindrissement progressif, sa mémoire n’avait plus la même sûreté, ses . idées n'avaient plus la même netteté qu'autrefois. Tourmenté par des maux de tête très tenaces, l'esprit alourdi, la démarche moins assurée, R.. ne se sentit plus la force de diriger tout par lui-même, et il dut s'adjoindre un ingénieur pour la bonne marche de sa maison. se |
Les détails qui précèdent se trouvaient exposés dans un certificat de M. le Dr R.. en date du 31 juillet dernier, s’accordant de tout point avec les résultats fournis par l'étude directe que nous avons faite de l'état de l’inculpé.
R... s’est présenté à notre examen pendant tout le temps où nous l'avons tenu en observation sous les dehors d’un homme affaissé, triste et découragé. Gros, court, trapu, la face congestionnée, la marche lourde et traînante, il a bien l'aspect d’un homme qu’une déchéance intellectuelle et physique à atteint. L'examen des divers appareils nous révèle des altérations nombreuses et caractéristiques: Tout le côté droit du corps est notablement affaibli (hémiparésie droite) ; dans cette même région la sensibilité à la douleur est émoussée. L’auscultatior du cœur fait percevoir un choc rude, saccadé, qui, de même que la dureté au toucher, de l'artère radiale, indique une dégénérescence athéromateuse de l’arbre circulatoire, donnant l'explication des étourdissements, des vertiges et des phénomènes parésiques signalés.
R..., qui est presque compiètement sourd de oreille gauche, s'exprime avec difficulté : il cherche ses mots et semble avoir beaucoup de peine à coordonner ses idées ; sa parole est lente, légèrement embarrassée ; à tout instant il hésite, se sert d’un terme pour un autre, il s'en aperçoit du reste et se reprend, mais surtout sans parvenir à dire mieux. Il porte souvent la main à la tête, disant en souffrir beaucoup : il se plaint d’être tout étourdi, il est parfois obligé de prendre un appui pour ne pas tomber. Invité à s'expliquer sur les actes qui ont motivé les poursuites judiciaires, il sémeut beaucoup, paraît accablé ; enfin, il essaie quelques excuses entremêlées de dénégations.
* Il n’y comprend rien, dit-il; c’est une fatalité ; il ne se souvient pas d’avoir commis les actes d’immorabilité qu'on lui reproche... d’ailleurs, il n’a plus sa tête à lui, depuis quelque temps, il n’a plus de mémoire, etc... » Telles sont à peu près ses explications, émises sans beaucoup de suite et sur un ton faibie et dolent.
Son attitude est empreinte de sincérité; rien dans ses allures ne rappelle un homme vicieux ; il produit l'effet d’un être affaibli aussi bien physiquement qu’intellectuellement.
MNT TRES ARS
L’exposé précis de ces antécédents nous autorise à affirmer que depuis un an environ R... est atteint d'une lésion cérébrale organique. Sous cette influence ses facultés ont subi un amoindrissement très notable,
sans qu'il soit à ranger parmi ces déments dont tous les actes sont indiqués au coin de l’inconscience absolue, ça n’en est pas moins un malade, un homme au-dessous dé lui-même par suite d’accidents céré-
braux des plus manifestes et des plus incontestables. L'observation de tous les jours nous apprend que chez les individus, porteurs ‘d'une semblable lésion des centres nerveux, le sens moral s’émousse, le discernement faiblit, c'est surtout la volonté dont l'énergie éprouve de fréquentes éclipses.
En pareil cas, on ne saurait trop le répéter, c’est moins par l'intensité d'un appétit ou d’une impulsion génésique ou autre que par l'insuflisance d’une résistance à cet entraînement, que lindividu passe à l'acte délictueux ou criminel. C’est dans une invitation dont le hasard fait tous les frais, plutôt que dans une perversité morale, dans une lubricité systé-
matique où il convient de rechercher, croyons-nous, l'explication d’une
conduite venant faire contraste avec tout un passé d'honneur et de travail. Nous ajoutons enfin que c’est assez fréquemment à la faveur d'un étourdissement, d’un état vertigineux obnubilant momentanément l'intelligence que ces blessés du cerveau, si l’on peut ainsi dire, s’'abandonnent à des actions blâmables, dont ils n'ont que très imparfaitement conscience, et pour lesquelles il n'est guère Re de leur attribuer une responsabilité présente.
CONCLUSIONS. -- 1° R... a été atteint l'année dernière d'accidents cérébraux graves, accompagnés de phénomènes paralytiques, ju persistent encore actuellement.
20 Sous l'influence de cette lésion encéphalique rnb TR
d’origine syphilitique, ses facultés intellectuelles ont subi une altéra-
tions qui, sans atteindre la démence, est cependant assez marquée, pour faire de lui un malade auquel il ne semble guère possible de demander compte de ses actes. En présence d’un tel affaissement moral et d'une telle déchéance des facultés supérieures, comme le jugement et la volonté, la responsabilité pénale s’efface presque complèr tement.
Le co- inculpé Pl... était un débile mental à responsabilité également fort atténuée. as
Mazapies pu cœur. — Les maladies du cœur créent un déséquilibre circulatoire et modifient l'ensemble de l'économie, il n’est point étonnant de rencontrer du côté du cerveau un rapport avec cet état morbide, — dans quelle mesure ? telle est la question que nous
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devons poser à la suite du principe clinique formulé par M. le professeur Peter : : « Le cœur physique est doublé d'un cœur moral ». Ces troubles vont de la simple altération intellectuelle, morale ou affective, à un degré peut-être plus compliqué, dépassant celui qui nous intéresse, et si nous entendons ne point exagérer l'influence des lésions cardiaques, il nous parait cependant impossible de n’en point : tenir compte dans certaines circonstances où l’on aurait d’abord éli- + È miné toute diathèse coïncidente, et autre cause de légitime erreur.
- Hirtz en 1877, d'Astros (1881) ont étudié les complications cérébra-
Fe et les troubles psychiques des cardiaques.
#4 < Se es aortiques se différencient des mitraux. Les uns comme les autres sont d’un caractère difficile; mais l’aortique qui est un anéere mique cérébral, un blanc, est sujet à la fatigue puis, dans un temps relativement long, à l’affaiblissement intellectuel qui se rapproche
moins prononcé peut devenir aussi leur apanage avec son cortège de De HROTRREn nerveuses, de brusquerie, d’émotivité rapide et courte. - Le mitral, au contraire, est un congestionné, un bleu, spécifié par
SE LA un état mélancolique et chagrin, ou pes des violences, des emportementsde sanguins.
A 4 De là au crime, il y a un abîme, mais de là aux légères voies de fait, “ANA à quelque iréable de l’affectivité, il n’est qu'un pas.
A ce titre, il nous a plu de signaler cet état mental se rapprochant parfois de la sénilité, sans oublier que la malnutrition cérébrale, les désordres circulatoires sont des éléments, et la prédisposition héréditaire ou acquise, la condition nécessaire.
| 3 M. Fauconneau (Th. 1890) nous semble exagérer beaucoup l’appré- 2 2 ciation de l'état mental des cardiaques, et nous faisons une réserve sur ses conclusions médico-légales.
MÉNINGITE TUBERCULEUSE. — Si la méningite tuberculeuse de l'adulte avait toujours les formes classiques de la méningite de l'enfant, ___iln'y aurait point à hésiter devant les actes commis par un malade dont le diagnostic, s'il ne s'impose pas absolument, peut toujours Æ être au moins soupçonné. Notre maître M. le D' Chantemesse, dans re sa thèse si intéressante de 1884, où il étudie les formes anormales chez l'adulte, apporte des observations et des symptômes jusqu'alors
laissés dans l'ombre. 5