‹ De la Responsabilité Atténuée Étude Médico-LégaleChapitre 26 sur 52 · TES · texte numérisé non relu

TES

JE De = parfois même de la démence sénile. Un état névropathique plus ou

Une partie de son œuvre nous touche particulièrement, celle où la méningite est « spécifiée par l'apparition lointaine de troubles de l'intelligence, dont la terminaison se fera à plusieurs années, ou PR” mois de distance par l'inflammation aiguë de la pie-mère ».

Cette forme délirante est d'autant plus curieuse, et difficile à dépister, qu'elle peut évoluer sans température anormale. M. Jaccoud l'a professé depuis, en 1885 et 1887.

M. Chantemesse nous montre dans une de ses observations un malade atteint dès le premier jour de manie furieuse, et qui fut enfermé à Ste Anne. Vis-à-vis de ce cas, le cost légiste, il est vrai, n'avait point d'hésitation à conclure.

Mais nous trouvons plus loin, dans une description de troubles cérébraux prémonitoires de la méningite tuberculeuse, l’histoire clinique suivante : « Un jeune homme de santé ordinairement bonne et d’habitudes régulières éprouva vers l’âge de Dé ans un changement notable dans son caractère.

Il devint triste, soucieux, maussade. [1 ne voulut plus habiter avec sa famille et quitta sa mère pour aller demeurer seul. Un mois à peu près avant le début des accidents qui l'amenèrent à l'hôpital, il entra chez un marchand de vin, but différentes liqueurs, et fit ensuite appeler le patron pour lui dire qu'il avait de l'argent et qu'il refusait de payer. Quoiqu'il ne parût pas ivre, il s'entêta obstinément dans son refus. On le conduisit au poste de police où il passa la nuit. Le lendemain matin il se fit réclamer par sa mère et, de sa conduite de la veille, il ne put donner aucune explication raisonnable. Un mois après il fut pris de faiblesse dans les membres inférieurs, puis dans les membres supérieurs. Cette impotence s’accrut pendant cinq Jours, jusqu'au moment où éclata la céphalalgie. Il vint mourir dans le service de M. Rigal.

«Il est bien probable que l’état cérébral de C... a dû lui faire commettre d'autres actions un peu déraisonnées sur lesquelles nous n'avons malheureusement rien pu apprendre. 4

L'enquête sur les antécédents d'un malade est difficile à faire à l'hôpital; dans trois autres observations, il est indiqué dans les antécédents, des bizarreries de caractère curieuses qui remontent à plusieurs années ou plusieurs mois. L'un avait ses idées modifiées depuis 2 ans, et succomba en trois jours après une attaque apoplectiforme.

- Il n'avait de tubercules que dans les méninges. Si l'on ne veut pas admettre que c’est la tuberculose lente des méninges qui entraîne des ! modifications mentales, il faut donc dans ce cas, attribuer celles-ci à | l'influence d’une diathèse qui n'aurait pas encore eu de manifestations locales. Cette explication ne serait pas sans reproches.

« Une autre malade, qui deux mois après, devait entrer franchement dans la méningite par une attaque apoplectiforme, fut prise de délire de persécution, Sans que rien dans sa santé générale attirât l'attention, elle devint soupçonneuse, elle accusa sa famille de vouloir se débarrasser d'elle.

«€ Nous avons vu tout à l'heure qu'un individu sous le coup d’une tuberculisation méningée latente avait passé une nuit en prison pour avoir commis un acte qualifié d’escroquerie. La mésaventure peut-être beaucoup plus sérieuse. »

Voici l'histoire et l'observation résumée d’un homme « qui avait longtemps, avant tout symptôme appréciable de méningite, des troubles cérébraux ayant probablement (?) fait commettre des actes qui : ont motivé l'incarcération :

« David V..., âgé de 18 ans, estampeur, était détenu à la prison de la Santé depuis le 10 octobre 1873. Dès les premiers jours de son É incarcération, ses codétenus avaient remarqué que sa raison n'était pas parfaitement saine et cet état, loin de s'améliorer, s’accentuait

.insensiblement chaque jour. Dès les premiers jours de novembre, il

commença à se plaindre de maux de tête qui l’amenèrent à diverses

reprises à la visite du matin, mais ils ne furent pas jugés assez

sérieux par le médecin de la maison pour le faire admettre à l’in- % firmerie.

« Quatre jours avant son entrée à l’infirmerie, le gardien de nuit dont l'attention avait été attirée par sa respiration bruyante et ses plaintes, entra dans sa cellule avec l'infirmier major et le trouva debout, se promenant avec agitation. À sa vue, il s'arrêta et lui demanda : « que venez vous faire ici, je ne vous ai pas appelé » ; puis il lui tourna le dos et continua sa promenade, les yeux fixés à terre, se parlant à lui-même et gesticulant comme en proie à une vive préoccupation. Le gardien lui demandant s’il était malade, s’il souffrait, il lui répondit qu'il se portait parfaitement et n'avait que faire de sa

présence.

et des perturbations dans l'intelligence et les sentiments affee:

TR Ru

« Le lendemain et le surlendemain, là même scène se reproduisit, à

la suite de laquelle on dut le faire entrer à F infirmerie de la maison. Il était fort abattu et courbaturé. On le soupçonnait et prob bee: tr

avec raison, de se livrer à l’onanisme. Il ne s ‘était jamais plaint de | tousser et ne crachait pas du tout. Les jours suivants, la méningite Rss tuberculeuse cérébro-spinale évolua suivant le type commun, sauf Fi ‘on nota l'absence de vomissements et de ralentissement du pouls. , He ! Aulopsie. — Méningite cérébro- -spinale avec granulations, exsudats fibrino- -purulents et hydrocéphalie, tuberculose aiguë d'autres organes. : ARRET D « Quatre observations dignes de foi, prises dans Fe él civile. “à be ù

tifs. Le caractère particulier de ces désordres consiste dans un affai- Fe blissement général des facultés; l'esprit devient lourd, ennemià. : ‘ l'excès de tout travail, et sa faiblesse contraste avec son irritabilité. | | Dans des cas plus rares, cette irritabilité anormale est remplacée par ES 4 une insouciance sans limites. | RTE à | « Les choses sont ainsi pendant 2 ou 3 a ans, puis la scène se modi- 2 fe un peu par la survenance de symptômes de tuberculisation pubmenaire, « le tuberculeux a le malheur de devenir phtisique ». En der- : nier lieu la terminaison se fait par des phénomènes caractéristiques de la méningite et le malade succombe dans le coma. Dans un cas, la méningite terminale a été précédée d'un délire furieux qui a duré trois mois. | ; bp SRE" fe « On voit aussi le délire prendre la forme Léotiques OR RS LM * « Il nous paraït que ces troubles cérébraux ne peuvent être regardés comme des exemples de folie survenant chez des tuberculéux. » k Lc professeur Ball, dans une clinique publiée par l'Encéphale (1881), | a décrit la folie tuberculeuse, ou plutôt — nous le comprenons ainsi — L'ERE ; la folie chez les tuberculeux, esquissée une première fois par Esquirol è ; et son élève Georget. L’euphorie («v, scpw, bien porter) exagérée, + cette illusion dernière, résignation chantée des poètes, l’état d’ ex Ces nt fes El < sive irritabilité ou de soupçon jusqu'à la manie, sorte de délire des ei | persécutions, survenant au cours de la phtisie, ‘alternant avec l'amé- aa lioration ou l'aggravation du mal, forment un ensemble qui a peu de EE

traits communs avec les troubles psychiques, décrits par M. Chaines temesse. | ia à

Pour lui, du reste, « ils sont primitifs, et non secondaires à la

tuberculisation pulmonaire. Il n'y à pas délire vrai, mais affaiblisse-

ment général des facultés intellectuelles. L'esprit, la mémoire, le caractère se ternissent, en même temps que s'élèvent d’autres signes de faiblesse, l'irritabilité extrême et parfois l'appréciation-défectueuse des actes de la vie ».

L'anatomie pathologique lèverait à elle seule tous les doutes puisque M. Ball ne trouve pas de signes de tuberculose dans l'encéphale. Il rencontre quelquefois, comme Schüle, de l'hyperhémie veineuse avec anémie de la substance corticale sous-jacente, pâleur du cerveau,

. œdème, et vaseularisation plus ou moins irrégulière. Le poids est:

moindre également.

« En somme, cerveau pauvre, anémique, et mal nourri » (Ball). La différence est donc sensible, puisque sur 8 observations du D' Chantemesse, 8 fois la méningite tuberculeuse a coïncidé avec les troubles cérébraux remontant à plusieurs années ou à plusieurs mois. Nous avons tenu à citer presque entièrement ce chapitre original, pour montrer combien l'expert peut rencontrer de difficultés. L’éclat brusque de la méningite vient toujours, à plus ou moins bref délai, affirmer la certitude d'un état pathologique. En attendant, le médecin aura-t-il des signes suflisants pour l'autoriser à juger l'état mental du sujet, à atténuer seulement la gravité des actes qu’il aura commis? . Tout le monde se rappelle l’histoire de Menesclou, condamné à mort pour viol et assassinat, et à l'autopsie duquel on trouva des ganglions caséeux suppurés et des méninges adhérentes aux circonvolutions frontales.

À l’autopsie de l'assassin Lemaire, on rencontra également des ; traces manifestes de méningite.

… Dans l'observation suivante, M. le D' Garnier a suspecté d’origine - méningitique, l'état de débilité intellectuelle de l'inculpé.

M.., âgé de 21, ans papetier, est un garçon blond, pâle, imberbe, d'aspect peu viril et d’un développement physique médiocre. Sa physionomie est peu intelligente et témoigne d’une assez complète indifférence à l'endroit de sa conduite au sujet de laquelle il fournit les explications suivantes : Depuis 3 mois, 11avait quitté l'atelier de papeterie où il était occupé, et setrouvant sans emploi, il gagnait cependant quelque argent en cirant les parquets dans la maison où sa mère est concierge et où

il habitait avecelle. Une dame locataire de cette maison s’étantabsentée et ayant déposé sa clé à la loge, il s’en empara, pénétra dans l'appartement, ouvrit un meuble ets eue d’une somme de 500 fr. Son larcin commis, il n'a plus songé qu’à s'amuser avec le produit du vol. C'était un dimanche, c'était aussi la foire de Neuilly, à ce moment-là, ilsy rend et dépense sans compter, se paie tous les spectacles et tous les jeux, boit copieusement partout où l’occasion s’en présente. Quand il faut se retirer, il cornprend qu'il y aurait quelque inconvénient pour lui à rentrer au domicile de ses parents. Il va coucher dans un hôtel garni. Le lendemain, il veut continuer à s'amuser, à boire, et finalement il se fait arrêter dans un débit de vins où il se faisait servir une série de consommations, et payait chacune d'elles en présentant par une puérile et naïve fanfaronnade, un louis de 20 fr. sur le paiement de chacune d'elles. La présence de tout cet or, le rendit vite suspect; le débitant prévint des gardiens de la paix auxquels il se rendit sans résistance.

M... est fils de parents pauvres et honnêtes, qui ont fait le possible pour son instruction. Son père est un ancien instituteur, qui a dû quitter l’enseignement et la place qui laidait à vivre, par raison de santé. Ilest atteint d'emphysème pulmonaire. On ne compte pas d’aliénés dans la faille, le jeune M... a une sœur quiest mariée et jouit d’une parfaite santé morale et Ro

Quant à lui, jamais, nous dit-on, il n’a été un garçon bien équilibré et les tendances anormales qu’il a montrées de bonne heure, sont attribuées avec toute apparence de raison, à une maladie infantile grave qui Ê! laissé son empreinte. À l’âge de 3 ans, il eut à la suite de convulsions, | des troubles délirants qui firent penser au développement d’une méningite et pour laquelle on le soigna.

L'enfant se remit, mais il resta un être mobile, fantasque, dont l’at-tention s’arrêtait difficilement sur un point déterminé. Toutefois l’essor intellectuel ne fut pas entravé et sur les bancs de l’école, M... ne se montra pas inférieur à ses camarades.

Mais ainsi qu’il arrive fréquemment, au moment de l’évolution de la puberté, ses dispositions névropathiques s’accentuèrent. Mis en apprentissage, il ne peut se fixer nulle part, quitte ses patrons sans motif ; son caractère est irritable et pour des observations que lui font ses parents, il se montre violent et peu capable de contenir l'explosion de ses colères aveugles. Malgré tout, il resta un fils relativement rangé et affectueux, et son père affirme qu'on n’a jamais surpris chez lui, des tendances au vol.

M... n’est pas un aliéné, c’est un être frappé de déséquilibration psychique dont le discernement est assurément au-dessous de lui, que le fait d'envisager dans toutes ses conséquences l'acte dont il s’est rendu coupable, constituait une opération de l’entendement sensiblement audessus de ses forces intellectuelles. Mais nous ne saurions aller jus-

es: 127

qu’à dire qu’il était incapable de comprendre ce qu'il faisait en commettant son vol et dans l'impossibilité de résister à un entrainement comme celui auquel il a cédé:

De ere ci-dessus, nous dégagerons les conclusions suivantes :

1° M... présente un léger degré de délibité mentale dont la cause semble vote être rapportée à une affection méningitique infantile.

2 Pourvu d’un discernement restreint, il n’a pu apprécier qu’incom- - plètement la gravité de l'acte dont il s’est rendu coupable.

3° Dans ces conditions, il y a lieu d’avoir une grande indulgence dans le jugement à porter sur sa conduite et nous estimons que sa respon- Sabilité pénale est très limitée.

Marapies INFECTIEUSES. — Les maladies infectieuses peuvent donner naissance à quelques désordres cérébraux et à l’aliénation mentale. | - Dans cet ordre d'idées, la fièvre typhoïde a tenu le premier rang, sa renommée malfaisante est banale, et exagérée, Nous verrons tout à l'heure d’autres maladies dont le rôle provocateur est moins connu, et nous allons tenter un aperçu rapide de ces faits, dont les observations ne sont pas toujours faciles à découvrir. Le D" Christian auquel appartient le seul travail d'ensemble sur ce sujet en réunit néanmoins 14 cas. ©

M. Motet dans un article de la Gazette des hôpitaux, en 1886, cite quelques cas de troubles vésaniques, au début de la dothiénentérie présentant de grandes difficultés au diagnostic. Brierre de Boismont, Loyseau, Dumesnil, Voisin, etc. en rapportent également. Murchison a consacré dans son ouvrage un court chapitre à la question. Il a observé parfois un certain degré d’imbécillité et de manie pendant la convalescence.

Le malade, en général, prend des manières enfantines, manque de mémoire, ou subit des hallucinations.

Il cite différentes observations de cette nature, et d’autres, où, après guérison, la manie éclate avec une violence dangereuse, sans élévation de température.

Quant au pronostic, le voici tel qu’il le porte : « En général, la manie cède ; les autres formes d’aliénation mentale peuvent durer pendant des mois, mais je n’ai jamais rencontré aucun cas que l’on ne püt guérir ».

Le D' Marandon de Montyel, directeur de l'asile d’aliénés de Dion, où nous eûmes la bonne fortune de suivre ses cliniques, publia en 1883

une étude spéciale, il adopte et développe la division de Krepelin, qui

lui a permis d'analyser finement chacune des phases de la dothiénentérie par rapport aux accidents cérébraux qu'elle peut produire, les uns pertyphiques, les autres postyphiques.

M. Marandon de Montyel estimant que le malade est pour autant et quelquefois plus que la maladie elle-mème dans les symptômes qu il présente, recherche si les troubles ne viennent pas chez des prédisposés ? Voici ses idées fort résumées :

Le délire initial est bénin, en dehors des prédispositions héréditaires. Au cas contraire, il est grave, constitue une véritable manie dont le diagnostic est difficile.

Courbet (Thèse 1887) se prononce un peu à la légère sur ce point, car le nombre et la nature de ses observations sont insuffisants pour permettre une conclusion presque négative. En effet, sur 7 observations, les antécédents héréditaires ont été recherchés deux fois, trouvés une fois, et il conclut : « Les antécédents héréditaires ont une faible part dans l'origine du délire ». e

Mais deux hommes autorisés ont parlé dans le même sens, MM. Bucquoy et Hanot (Arch. gén. de méd.): « Toutefois, disent-ils, il convient de ne pas abuser de la PAP de RE on IL ne faut pas oublier. » êtc. »

La al beat Cou Marandon de Montyel, présente deux variétés: | :

Dans la première, les uns délirent parce qu'ils sont convalescent s et recouvrent le bon sens dès qu'ils sont remis de l'assaut, « sanguis frenal nervos ». La prédisposition ne joue plus ici qu'un rôle secondaire ; la fatigue cérébrale, l'anémie, l'empoisonnement HAE restent seules causes.

Les autres délirent car ils sont devenus aliénés et entient de

perdre à jamais l'équilibre cérébral.

Ceux-ci sont presque toujours des prédisposés, mais pas toujours,

cependant. Le pessimisme naît en face d'une hérédité surchargée, et le pronostic y trouve un élément.

En conclusion, M Marandon de Montyel prend l'hérédité pour le premier facteur, mais admet que la dothiénentérie, tout comme elle, est capable de créer une prédisposition vésanique.

2 Krapelin le | pense aussi.

Les troubles mentaux moins accentués, peuvent se réduire à uné sorte d'asthénie intellectuelle qui maintient les anciens typhiques sous LASER état de faiblesse cérébrale, atténuant, la responsabilité dans une > 2 mesure relative. :

ge En général, on a beaucoup exagéré les suites de la tétie typhoiïde;, car ses. conséquences morbides vont, elles aussi, en s'atténuant , pour ae” = disparaitre dans un temps assez court.

c Un exemple médico-légal pour terminer. M. Brouardel nous a conté pe l'histoire d'une dame fort instruite, qui avait eu deux mois avant, la : . dothiénentérie. 9

Elle vola au Louvre pour la somme de 4 fr. 50 ; le matin même son ee mari lui avait envoyé 1,200 fr. qu'elle avait a son porte monnaie. Es, = Le Dr Christian, partisan des prédispositions héréditaires ou per-

‘sonnelles; rapporte des accidents de même nature, à la suite d'érysi= pèle de la face. Des cas bénins ont été le point de pu de délires re violents, éclatant à la convalescence. — -

La pneumonie agit de même. Dans un cas, elle a suivi des couches

nie, admettait déjà la prédisposition pour les individus ainsi frappés.

- Dix-sept cas de folie sont cités à la suite de pleurésie et de bronchite aiguë.

Au siècle dernier, Lorry avait décrit la folie du édite Christian a rassemblé un certain nombre de cas — chez des prédisposés ; — n'est-ce pas ceux-là que le rhumatisme cérébral, la goutte, frappent au lieu vulnérable ? ? Nous l'avons entendu répéter maintes fois au pro= fesseur Charcot, à la Salpétrière : arthritisme et névropathie sont deux frères jumeaux de la grande famille neuropathologique.

Les fièvres éruptives, plus souvent qu'on ne pense, dit le D'Bazin, causent des détraquements passagers et lointains. Même bénignes, - elles modifient profondément l'organisme. La preuve en est dans les = accidents graves, et de toutes natures, connus en clinique, qui trou- blent si souvent leur convalescence.

La variole; la rougeole. M. Brouardel nous a cité l'exemple d’une

dame de origine qui fut à la suite enfermée deux mois et

guérit sans rechute.

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: prématurées. Lequel avait provoqué la manie aiguë chez une hérédi- ; taire, qui en guérit du reste ? Grisolles, dans son traité de la pneumo-

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La scarlatine ci agit si rPHGRen sur le rein, y trouve un inter |

médiaire aisé. Le ; ETS QUES Tardieu a vu le choléra épidémique déteiner une Ron

complète de la constitution et les individus changer en quelque sorte

Pa

de tempérament et de nature, sinon pour le reste de leur vie, du moins

L'angine tonsillaire est citée une fois par Thor une fois PE Chéron (thèse 1866). S \

N'importe quelle maladie infectieuse peut donner lieu à des désordres cérébraux, sans forme spéciale, « une sorte de manie puerpérale qui suit la maladie », dit M. Brouardel dans un style pittoresque. Plus souvent, le délire de la convalescence est atone. La mémoire

disparaît, la notion et le rapport des objets s’évanouit, et l'obtusion

intellectuelle persiste jusqu’à la résurrection PRjpiue et morale, au complet rétablissement du malade.

La pathogénie est diversement interprétée.

Faut-il invoquer exclusivement, avec M. le professeur Bouchard, la

théorie des auto-intoxications, l’action directe du poison infectieux

pour un temps très long: ; : isa

sur la cellule nerveuse, par insuffisance exerétoire, — l’anoxémie,

comme M. Brouardel l’a montré au début des varioles graves, l'urémie dont ces symptômes ne seraient que la signature, s suivant le professeur Peter ? Ù

M. Jaccoud en attribue la cause à une altération gé deal du sang, « les maladies infectieuses étant en un mot, des maladies dyscrasiques », elles produisent rapidement l'épuisement nerveux.

L'impaludisme n'échappe pas à la règle. On peut diviser en deux phases, les manifestations de la fièvre intermittente paludéenne. La première, période d'état avec accès fébriles, intervalles réguliers ; la seconde, période de déclin, avec accès de plus en plus rares.

Quand le délire apparaît à la première période, il est comme l'ac-

cès, plus bruyant, c’est le délire des pyrexies. A la deuxiême, plus calme, il tend à la chronicité. 6

En outre, on voit parfois des troubles intellectuels variés survenir

chez de vieux paludéens, arrivés à la période où la maladie n'existe plus qu'à l’état latent et chez lesquels les accès fébriles sont en général remplacés par des accès larvés (Lemoine et Chaumier). LR

Le fait a été signalé déjà par Sydenham, le premier, puis Baillarger, Christian, Ball.

; EPA Eee

Quand le délire accompagne l'accès, le rôle du médecin est aisé, -Mais supposons un de ces paludéens chroniques, commettant un acte répréhensible, le problème se pose à peu près comme s’il s'agissait d’un syphilitique latent, c'est assez dire sa difficulté. L'impaludisme chronique, peu étudié, est-il la conséquence d'une intoxication pro-

fonde, d’altérations lentement développées sur les centres nerveux,

sans caractères spécifiques ?

Les troubles cérébraux ont-ils une analogie avec ceux des PRORIERS

nb 4 l agent nier Une analyse serrée des faits cliniques contribuera à élucider la question, qui est complexe.

Ce chapitre est particulièrement difficile à mettre au point, à cette époque de lutte entre théories brillantes et opposées, où chacune

apporte encore son élément de vérité. Les exemples, d'autre part, ne:

se rencontrent pas. journellement; l'influenza néanmoins, est venue ajouter des observations nouvelles.

Vis-à-vis de la controverse, nous avons cité des faits, i invoqué les exemples saillants, quand le trouble mental va parfois jusqu'au délire, sans discuter les cas particuliers, mais Res du principe : qui peut plus, peut moins.

Insuffisance rénale. Brightisme. — L' insuffisance rénale produit des accidents multiples. Son importance médico-légale est extrême,

et la clinique des hôpitaux impuissante à en donner idée. L’enseigne-

ment de la Morgue, l'insistance du professeur Brouardel.sur son rôle dans la mort subite, ou les questions de responsabilité mentale, la mettent au premier rang de ces études spéciales, qu'il s'agisse d'alcoolisme, intoxications de toutes natures, maladies infectieuses, sénilité, etc.

« La rétention d'urine, surtout quand elle s'accompagne de céphalalgie, a quelque chose de spasmodique, dans ce cas, la résolution des forces avec état soporeux est fâcheuse, mais non pernicieuse. Cet état de chose ne présage-t-il pas le délire? » On est venu jusqu à ce siècle sans ajouter grand'chose à cet aphorisme d'Hippocrate, c'està-dire jusqu'à Cotugno (découverte de l’albumine en 1777), Bright, Piorry, Lasègue, Fournier, Jaccoud, Potain, Peter, Bouchard, qui décrivent les troubles multiples dus au mauvais jeu du filtre rénal.

Le

Fr ?

M. Dieulafoy étudiant l’urémie et une variété de phénomènes du brightisme, parmi lesquels nous ne retenons que les désordres céré= braux, laissant de côté les formes convulsives et comateuses, insiste sur les cas où le délire apparaît comme seul symptôme, et où. le malade se présente comme un aliéné, et non comme un brightique.… Afin de mettre en relief ce symptôme, il a créé le nom de « folie brighti-

que », ayant soin d'ajouter : Je sais bien que le nom defolie ainsiemployé est dévié de son vrai sens, puisqu'il s’agit d'un trouble men-

tal, symptomatique,

Le diagnostic, dans ces cas extrêmes, a pour expression rie KE

ponsabilité des actes. Mais quand les lésions rénales ne peuvent être que soupçonnées dans certaines néphrites frustes devant toute cause. possible d'accumulation de produits toxiques, avec altérations PSy-

chiques légères ou passagères, sans caractères nets, comme dans les observations rapportées par Bouvat (Lyon) ou M. Dieulafoy, la relation de cause à effet pourra-t-elle se démontrer suffisamment ?

Une formule médico-légale, absolue dans un sens ou l'autre, semble impossible, et le doute devient en quelque sorte scientifique.

Traumarismes. — Les traumatismes peuvent agir directement, en

créant une lésion matérielle, ou se manifester d’une façon incidente, à une période plus ou moins éloignée de l'accident...

Les plaies du crâne ou du cerveau ne donnent pas de peine au

médecin expert, si le trouble intellectuel apparaît à leur suite.

La difficulté croît déjà lorsqu'on se trouve en présence d'un homme autrefois traumatisé, portant encore les traces du choc; elle augmente bien davantage quand toute marque a disparu.

Pour ne citer que quelques faits, rappelons la communication du

D' Rousseau, d'Auxerre, sur une fissure cérébrale produite par une

chute quelques jours après la naissance, la nourrice ayant laissé tom-

ber l'enfant. É

Devenu grand, ses facultés intellectuelles étaient assez bien conservées, malgré une légère amnésie et une tendance à la mélancolie et à la religiosité. Des crises convulsives se présentaient violentes, mais rares, et à 26 ans, la mort arriva dans . marasme avec une lente. paralysie.

À l'autopsie, on rencontre une large fissure dans l'hémisphère gauche du cerveau. :

PE Un autre cas ons vient à la mémoire, où l’ autopsie révéla un trau-

Et DOS mation ignoré. Le D: Hospital l'a pos il y a quelques années, Il s Se d'un supplicié.

A la partie postérieure de la Woss pariétale gauche, existait une

cicatrice horizontale et linéaire de 3 à 4 cent. de long et au-dessous | PEICE elle, une autre cicatrice, en forme d”’ infundibulum, non adhérente, et FAQ PETER à une dépression osseuse, produite par un enfonce ment traumatique du crâne, assez grande por recevoir la pulpe du “doigt et déjà ancienne. - | . Sous la voûte osseuse, une | esquille. comme une pièce de 1 Re re évidemment. par la pénétration . d'un instrument piquant eônique, a fait éclater par propulsion, un fragment de la table interne Le et par suite de la fracture en éclat, l'esquille laisse passer un peu de à E jour. FR cie | La dure-mère saine est ésremient adhérente.

Le cerveau déprimé, reproduisait exactement en creux l'os repoussé. Il y avait donc en ce point compression cérébrale. LE RE Le condamné était âgé de 25 à 30 ans, peu intelligent, violent, crédule. Il présentait des nélecEesites de mémoire et une propension : au ER “sommeil. | Galla placé en ce Dont affectionivité et l'attachement amical. . Si cette lésion avait été découverte au moment du procès; on n'eût en pour cela déclaré l'irresponsabilité, mais l’expert aurait dû se livrer à une enquête approfondie et peut être, fort embarrassé, auraitil manifesté son doute par une limitation de responsabilité ?

re Dans cet ordre d' idées, M. Voisin nous a obligeamment communi=

- -qué le rapport suivant:

« Nous, soussigné, D' A. Voisin, née de la PRDÉLENSS cheva-

= = Jier de la Légion d’ honneur. etc.

PE VE inculpé a une vu peu noie, il porte sur le crâné É + dans la région pariétale droite une cicatrice de près de 3 centimètres

- de long, qui est le résultat d'une chute qu'il a faite il y a 5 ans dans & > | un gazomètre La plaie a dû être considérable et profonde, si on en 54 juge par la cicatrice dépourvue de cheveux et par l'adhérence de cette Rss cicatrice à l'os.

2 « L'inculpé dit qu'il éprouve souvent du mal de tête ; la chose est très possible, il est atteint depuis cette époque d'un tic de la paupière supérieure droite qui cligne incessamment.

[l n'a pas dormi depuis son arrivée à la Santé, il a des cauchemars, quelques hallucinations de la vue pendant la nuit.

Il tremble notablement de la langue et des mains.

L'inculpé reconnaît qu'il lui suffit d’une petite quantité de vin pour lui troubler la tête, et pour lui faire perdre la connaissance.

En résumé, X.. présente évidemment les caractères de l'alcoolisme subaigu, il porte à la tête une cicatrice d’une plaie grave qui peut être considérée comme une cause de faiblesse d'esprit et comme pouvant diminuer la force morale de l’inculpé.

Dans ces conditions, nous pensons que ss peut être regardé comme n'étant qu’en partie responsable. »

Bien autrement complexes et difliciles nous apparaissent les accidents spéciaux sinemateriä observés à la suite de chutes, coups, traumatismes quelconques et en particulier, collisions entre trains, sur lesquelles nous reviendrons tout à l'heure.

Le professeur Le Dentu a dernièrement fait à Necker une clinique sur ces accidents, post-opératoires.

M. Motet a publié en 1886 aux Annales médico-psychologiques, un mémoire qui n'avait pas eu la chance de convaincre les magistrats. Il en appela aux membres de la Société de médecine légale, seuls juges compétents ; ils ne purent que louer le talent et la justesse de vue de l'expert. Il s’agit bien moins d'un fait que d'une discussion vraiment scientifique et élevée.

Une personnalité avait commis un outrage aux mœurs, par srnibis | tion. L'acte était singulier et M. Motet ne s'arrêtant point aux appa- À rences, avait recherché si le fait incriminé et qualifié délictueux ne cachait point un dessous pathologique, héréditaire ou acquis, au-dessus de la loi et du cadre étroit de l’article pénal.

En effet, l'inculpé joignait à la tare héréditaire, l'impulsion initiale due à un traumatisme, et ces deux influences accumulées, ajoutaient

à l'étrangeté de son état cérébral.

« Le sieur B..., âgé de 36 ans, est fils d'un père et dx une mère très intelligents, mais névropathes au plus haut degré. A l’âge de 35 ans, son père a été pris de mélancolie hypochondriaque, et pendant de. longues années, on a dit de lui qu'il était atteint d'une maladie nerveuse ; sa grand'mère aurait présenté des troubles analogues.

. Indemne de toute maladie grave dans l'enfance, n'ayant jamais eu

- de couvulsions, M. B... eutun développement physique et intellectuel

normal, à part la vivacité de son caractére, il ne fut jamais différent des enfants de son âge. Très intelligent, il eut des succès dans ses classes, et dans les premières années de son séjour à L ., il remporta tous les prix. Il a obtenu les deux diplômes du baccalauréat. A quinze ans et demi, il eut une pneumonie dont il guérit après une con-

valescence un peu longue. Il reprit ses études, et ici se place un fait

qui pour nous, a une importance décisive. Un jour après le lever, il se rend comme d'habitude au lavabo. La provision d'eau était épuisée. Un de ses camarades présumant trop de ses forces, prend un seau rempli d’eau, le soulève à une certaine hauteur ; M. B... était baissé, la tête en avant, le seau échappe au jeune élève et vient tomber de tout son poids sur la tête de B..., qui, atteint à la région frontale droite, perd connaissance. On le transporte à l'infirmerie, il y reste pendant plusieurs jours dans un état d'hébétude, de stupeur; qui, peu à po se dissipe; il se rétablit, en apparence du moins.

En effet, M. B..., qui nous raconte cet événement sans y attacher d'importance, en détermine à son insu la valeur en nous disant que presque immédiatement après, sa vue a baissé ; de plus, son carac. tère déjà difficile, devint presque insuppportable ; d’une irritabilité excessive, supportant impatiemment toute discipline, ne travaillant plus qu'à ses heures, il ne dut qu'à son passé l’indulgence avec laquelle on tolérait ses écarts.

On voulut lui faire faire son droit, il fallut y renoncer. Sa mémoire était infidèle, ii comprenait aisément, il ne retenait rien. Il eut alors l'idée d'étudier ia médecine, sa famille l’en détourna, se rendant sans

doute compte de son incapacité à suivre tout travail sérieux.

Bientôt les excentricités succédèrent aux excentricités.

En 1873, il avait 24 ans, il fit une chute de cheval grave. Sa monture s’abattit, il tomba lourdement sur la tête, il lui sembla qu'un coup de canon venait d'éclater auprès de lui, il resta quelques instants à terre, tout étourdi, puis se releva seul. L'année suivante, étant avec des amis, il monta, on ne sait pourquoi, sur l'appui de la fenêtre, au second étage et il fit le pari de sauter.

On l'en défia, il s'élança et tomba sur les talons et sur les fesses. Il se souvient d’avoir beaucoup souffert dans les reins à la suite de cet exploit. Pour en finir avec ces chutes, notons en 1881 un accident

LELASG ES Fe ee.

de voiture dans lequel il se fracture la jambe et reste étendu, sans ce

connaissance, jusqu’ à ce. qu’ on vienne le. relever. é |

En 1884, nouvelle chute de cheval avec perte de connaissance et

luxation de l'épaule droite. Il n’en faut pas tant pour expliquer 1 les

‘accidents nerveux auxquels M. B... est resté sujet... »

M. Motet passe en revue les troubles physiques qu'il éprouve et

démontre de la façon la plus complète l'existence d’une lésion céré-

bro-spinale, Les vertiges sans caractère comitial, tiennent le premier rang.

Ce n'est pas de l'épilepsie sous la forme Vertipineuse, c'est un état &

épileptoïde, nulle zone épileptogène. Ce n'est pas plus de l'hystérie,

partout la sensibilité est conservée, partout les actions réflexes Fons ;

facilement provoquées. | . Puis il continue, en ces termes : « Jusqu'ici nous ne nous sommes

occupé que de l'état physique de B... Nous devions établir le des- ë sous pathologique avant d'aborder l'étude des déviations, des per-

versions intellectuelles et morales que M. B... présenté à un si haut

degré. Notre tâche devient plus facile ; nous avons déterminé la cause, nous n'avons plus qu’à faire connaître les effets et à compléter

par des détails dès longtemps connus, la biographie cérébrale d'un ‘homme qui pour nous, est un malade d ancienne date. »

M. Motet passe en revue la série d'actes excentriques et délictueux commis par B...etil se résume: ainsi :

« Les aberrations du sens génital, son excitation anormale, les

impulsions brutales et cyniques, sont autant de syndromes d'un état

de trouble permanent, dans lequel on ne conteste pas les défaillances de mémoire, les obnubilations passagères de l'intelligence. Il n’est

pas plus permis de contester les défaillances de la volonté. Quand

l'éréthisme génital se produit, quand une bouffée de chaleur monte à

la face, c'est que l'irritation médullaire est là derrière, et l'impulsion

éclate, irrésistible, brutale ; l'homme, le malade ne s’appartient plus, il cède. Il n'est pas plus maitre de se défendre contre elle qu'il n’est maitre de suspendre le vertige ; et quand nous avons dit que ces malades procédaient par accès, nous avons suflisamment donné à com-

prendre que c'était surtout de l'accès qu'il fallait tenir compte ; or le

propre de l'accès, c'est d'être dans ces états pathologiques si complexes, instantané, échappant à toute prévision, de transformer en

actes irréfléchis, inconscients, une impulsion soudainement née. L'acte délictueux reproché à M. B... appartient certainement à une période d'accès; il a des analogues dans des périodes de même nature, et l'on ne saurait considérer comme responsable un malade qui, demain, sans souci des poursuites dont il est l'objet, peut être arrêté pour un nouvel outrage public à la pudeur. En résumé : après un traumatisme cérébral, chez un individu héréditairement prédisposé à des troubles du système nerveux, s'est développé un état morbide constitué par des perversions du caractère, de l'abaissement de la mémoire, des accidents vertigineux épileptoides, une excitation génésique excessive sous l'influence d’une irritation cérébro-spinale.

Que, par accès, sont survenues avec des troubles intellectuels twansitoires, d'irrésistibles impulsions.

Que les actes commis pendant ces périodes d'accès sont sous la dépendance complète de l'impulsion morbide, qu’enfin un tel malade -est irresponsable ».

La cour d'appel de V..., n'a pas accepté ces conclusions.

M. B..., condamné en première instance, faisait appel de ce jugement, qui a été confirmé. M. B... a dû subir la peine d’un mois d'emprisonnement. À

Revenons à la question des troubles nerveux survenus à la suite d'accidents de chemin de fer, lerailway brain, railway spine.

Le congrès de médecine légale de 1889, y a consacré une séance.

Nous ne pouvons qu'exposer les débats où chacun apporta ses lumières “et son opinion.

M. Viberta publié après le tamponnement de Chaton: un travail, dent il a renouvelé les idées générales, en ouvrant la discussion. Les conséquences rapprochées du traumatisme, syncope, coma, méningite, sont directes, et il passe.

Les conséquences éloignées, dont l'échéance retarde de plusieurs années, peuvent mettre l'individu dans un état d'impuissance intellectuelle, de fatigue constante, d’inaptitude au travail, avec tristesse et irritabilité particulière. En un mot, dit-il, cet homme devient un cérébral.

La prédisposition ne joue aucun rôle, et il ne s’agit pas non plus d’hystérie, car les hommes.et les femmes qu'il a observés présentaient

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