‹ De la Responsabilité Atténuée Étude Médico-LégaleChapitre 34 sur 52 · FN A · texte numérisé non relu

FN A

De Les maladies viennent le plus souvent accentuer ou précipiter la marche de la sénilité, « L'état physiologique et l’état pathologique semblent se confondre » (Charcot).

L'altération des vaisseaux de l'encéphale par la dégénérescence graisseuse et l’athérome « cette rouille de la vie », suivant le mot du

professeur Peter, la périartérite et les anévrysmes miliaires, sont les :

tares les plus habituelles. Toutes agissent dans le sens de la déchéance de la nutrition et produisent l’ischémie, l’anémie du cerveau, pour aboutir aux deux grandes désorganisations cérébrales autour desquelles gravite le vieillard : hémorrhagie et ramollissement.

Les troubles de l'intelligence sont partiels ou complets. Mais il est

rare qu'à côté d’une lésion circonscrite du cerveau, l'intégrité mentale entière, ne soit pas légèrement compromise à une échéance plus ou moins rapprochée. |

Ici, plus que partout ailleurs, il faut se garder d’être aflirmatif. C'est encore une question d'espèce, chaque jour on voit des exemples opposés. [l est une gamme infinie entre le très léger affaiblissement

intellectuel accompagné d’étourdissements et de céphalalgie passagère pour descendre à la dernière note de la décrépitude.

Cette période d’affaiblissement général, où l’homme s’achemine au néant est caractérisée par la disparition graduelle de l'intelligence, du sens moral, et Le retour à l'instinct. Aug. Comte a étudié, chez le vieillard et l'enfant, les instincts qu'il a classés. L'un et l’autre en effet se rapprochent de l’animalité. Celui, par exemple, que Comte appelle « conservateur », est manifeste chez l'enfant, d’une voracité proverbiale ; il amasse et cache tout ce qu'il trouve. Comme lui, le vieillard ramasse et garde les objets les plus inutiles. Certains

animaux ont cette manie développée jusqu'au vol. Le besoin d’acquisition, l’avarice des vieillards sont encore les expressions indirectes de cet instinct, le plus puissant de la nature humaine.

En ün mot, la sénilité laisse persister les impulsions instinctives, mais altère les facultés de l'intelligence et du caractère, qui viennent les tempérer chez l’homme mûr. Ë

* Pratiquement, il n'est pas impossible de graduer par à peu près les périodes de la sénilité.

Au début, l'intelligence semble encore intacte à tout le monde, ne les siens seuls, le vieillard a baissé, la plupart en restent là, jusqu’à

la fin de leur vie.

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