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quelque chose trop hasardée de leur part » (1). Enfin, la thèse opposée est soutenue dans les playdoyers des célèbres avocats dédiés à M. de Némond (2) : € Parmi nous, les chirurgiens et les médecins ne sont pas garants et responsables de leurs remèdes, tant qu’il n’y a que de l'ignorance et de l’impéritie de leur part, « quia ægrolus sibi debel imputare cur talem medicum elegerit »
On acherché à plusieursreprises depuis un siècle, à faire prévaloir cette dernière théorie. L'Académie de médecine, Orfila, Trébuchet, Dalboussière, avocat à la cour royale, se livrèrententre 1830 et 1835, à de vives polémiques pour la faire triompher. « Un médecin estaccusé d’impéritie, s’écrie M. Dalboussière, mais qui s’en fera juge ? Nous voyons bien comment s’acquiert la preuve légale de sa capacité, mais à qui appartiendra-t-il de la détruire ? Les jugements des tribunaux se mettront donc tous les jours en lutte avec les décisions des hommes spéciaux, placés à la tête des Facultés, qui ont déclaré avoir trouvé dans le médecin, toutes les connaissances requises dans l'exercice d’une profession dont les bases sont des connaissances pour l’appré-