Sirey, 1835, {re partie, page
Le Goo
entrainer sa responsabilité. La Cour de cassation le dit d’ailleurs textuellement dans un arrêt de rejet du 21 juillet 1862 (1). Depuis lors, les tribunaux etles cours d'appel se sont constamment conformés à ces principes. Citons comme exemple, l’arrêt de la Cour de Metz du 21 mai 1867 (2), et le jugement du tribunal de Gray du 29 juillet 1873 (3).
Les raisons sur lesquelles s'appuie la Jurisprudence nous paraissent excellentes. Il n’est permis à personne d'ignorer certaines connaissances qui résultent de principes généralement admis. Dans chaque profession, une compétence spéciale est exigée et s'impose naturellement. Celui qui ne possède pas le minimum de science et de talent requis, celui qui ignore les choses qu’il doit nécessairement savoir, commet une faute dont il est civilement responsable. Et cette responsabilité s'applique au médecin comme à tout autre. Les principes généraux du droit justifient parfaitement cette solution sans qu’il soit besoim de produire des textes particuliers. Il n’est même pas nécessaire aux juges, comme le conseille, M. Le