Briand et Chaudé, 1: vol. page
3. Dalloz, Répertoire, mot : Responsabilité, vol. XXXIX, page 316.
nous l'avons dit, condamner le docteur Hélie pour avoir amputé à tort les deux bras d’un enfant pendant un accouchement. Le 10 janvier 1860, un officier de santé fut également condamné par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir tenté une opération grave et difficile sans s’entourer des instruments de chirurgie indispensables (1). Un autre officier de santé dût payer 4.000 francs de dommages et intérêts, par arrêt de la cour de Rouen, pour avoir trop comprimé une fracture de bras (2). On peut facilement supposer mille hypothèses dans lesquelles l’impéritie flagrante du médecin est susceptible de donner lieu à une action en responsabilité. Mais dans tous les cas, il Jui faut avoir manqué aux premiers devoirs de son état, en faisant preuve d’une profonde ignorance, à l'égard des choses qu'il doit connaître.
L'erreur n’est pas par elle-même, en effet, source à responsabilité médicale, si grand que soit le préjudice causé. Tout le monde peut se tromper.
Errer est humain et ne constitue pas une faute pour le médecin, si une ignorance crasse n’en est la cause. Qui voudrait s’aventurer à embrasser
À. Gazette des tribunaux du 11 janvier 1860.