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y échapper, de constater qu'elle est le résultat d’une ignorance grossière et incompatible avec les devoirs professionnels. Mais le juge devra montrer la plus grande largeur d'idées possible dans son appréciation des faits. Ainsi l’homme de l’art est obligé dese tenir dans une certaine mesure au courant des découvertes scientifiques de son ressort. Très certainement il peut être rendu responsable do sa négligence à cet égard. Encore faut-il que la généralisation de cette découverte soit faite et reconnue officiellement et sans conteste par le monde savant. Encore son usage courant doit-il être bien
établi. I y a aussi à tenir compte de la position du praticien en jeu. La justice doit être égale pour tous, sans doute, mais comme le fait remarquer M. Brouardel, « ce serait commettre une injustice que de juger avec la même sévérité une erreur commise par un médecin des grandes villes ou un médeein de la campagne (1) ». Il serait également contraire à l'équité de demander à une pérsonnalité fort ordinaire de l’art médical l’habileté merveilleuse des grands spécialistes. Le terme de comparaison est situé en bas et non point en haut, Et la moyenne honnête etconsciencieuse de connais-