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sances, dont elle a pu faire preuve, dégage complètement sa responsabilité.
Enfin, que les tribunaux se gardent surtout de s'immiscer dans les controverses scientifiques et de prendre parti pour telle ou telle école, pour telle ou telle doctrine. C’est un lieu commun que de déclarer les questions de science hors de leur compétence, et pourtant certains n’ont pas toujours su se garder d’incursions sur ce terrain défendu.Tout fait douteux, sujet à discussion ; toute ordonnance de médicaments, permise par les uns, interdite par les autres ; tout traitement qui n’est pas démontré nuisible, sont réservés et n'offrent pas de
fondement à une demande en dommages et inté-
rêts. Sur beaucoup de points, Hippocrate dit oui et Galien dit non. Attendons la fin de la querelle et ne nous exposons pas à condamner une médicamentation dont demain peut-être saura démontrer les bienfaits. Au xvr° siècle, le Parlement de Paris eut le tort de défendre l'emploi de l’émétique. Il fut obligé de revenir sur sa décision quelques années après. Cette lecon ne l’empêcha pas le 10 janvier 1670 de défendre à tous médecins et chirurgiens d'exercer la transfusion du sang, à peine