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très grande, certains faits prouvent que le médecin ne sortait pas toujours indemne des cures entreprises imprudemment. C’est ainsi qu'Hippocrate se plaignait de la facilité avec laquelle on attribuait au médecin la mort de son malade (1).
À Rome, le médecin était certainement responsable de son imprudence et de sa négligence.
L'action directe ou l’action utile de la loi Aquilia élaient données contre lui suivant que le dommage avait été causé corpore ou non corpore, à un esclave ou à un homme libre, et que le plaignant était citoyen romain ou pérégrin. Et si une faute d'ignorance n’entrainait pas toujours l’application de la loi, il n’en était plus de même quand il s'agissait d’un fait précis, comme une imprudence ou une négligence. La preuve était plus aisée à produire et la culpabilité de l'acte apparaissait plus nettement. Un exemple est frappant. On jugeait l’'imprudence une si grave faute qu'elle pouvait, en certains cas, tomber sous le coup de la loi Cornelia, malgré l’absence d’intention criminelle et en dépit de la règle : « Zn lege Cornelia, culpa lata pro dolo non accipitur » (2).