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y fut poussé à ses dernières limites, et que le mège était puni de ses erreurs les plus minimes. La légèreté, l'imprudence, la négligence y furent également l’objet de dispositions législatives fort sévères. On dépassa même fréquemment la mesure. Dans la loi des Visigoths, par exemple, pour saigner une femme noble, le médecin était obligé de requérir l’assistance de ses proches parents et de ses serviteurs, à peine d’une amende de dix sous d’or (1). Aux assises de Jérusalem, il y a plusieurs chapitres consacrés à la responsabilité médicale. Toutes les sentences condamnent l'imprudence de l’homme de l’art. Aïnsi il est du devoir de celui-ci d'indiquer à son malade le régime auquel 1l doit se conformer. Sa négligence à cet égard engage sa responsabilité. « Se le miège, à celuy qu'il meget, n’avet riens défendu de manser, ne de bevre, ne de feme toucher, et il la toucha, ou manga ou but se qu’il ne dut, et il en moruth, la raison juge que le miège est tenus de celuy amender, per dreit » (2).
Par la suite, la jurisprudence et les auteurs fu-