LivrezXE titré I; loi
2. Assises de Jérusalem. Edition Beugnot, titre 2, chap. 236, page 165.
De RE
rent d'accord pour se prononcer contre Je médeein téméraire ou négligent. Le 25 avril 1427, un médecin fut accusé, devant le Parlement de Paris, d'avoir donné à son client, un breuvage extrèmement fort, capable de le tuer ou de le guérir. Il fut délaissé, mais admonesté de ne plus faire ainsi, à peine d’en être grièvement puni. Et Papon qui rapporte le fait, dit : « Combien que la nécessité de mort advenue à un malade ne doit causer de blime à un médecin qui l’avait en main, si est-ce pourtant que la faute dudit médecin soit pour être ignare ou par trop hasardeux, ne doit être excusée sous la couverture de notre fragilité et de la nécessité susdite, mais en faut enquérir et si la faute est connue, elle est digne de peine » (1). IH y a d’ailleurs peu d’arrêts anciens relatifs à l’imprudence ou à la négligence des gens de l’art. Presque tous ont plutôt à trancher des questions d'impéritie et nous les avons relatés. Certains recommandent une grande prudence aux médecins et aux chirurgiens. Le Parlement de Bordeaux, le 9 avril 1710, enjoint à un chirurgien d'appeler
A. Recueil d'arrêts notables des cours souveraines de France, livre XXIIL, titre VIIT.