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nation pénale contre un médecin des hôpitaux et un interne, coupables tous les deux d’imprudence, et plusieurs arrêts, de la Cour de Paris le 4 février 1853 (1), de la Cour de Douai le 29 août 1860 (2), de la Cour d'Angers le 28 février 1876 (3), et de la Cour de Nimes, le 6 juillet 1876 (4), condamnant des pharmaciens ayant manqué aux devoirs de la plus vulgaire prudence dans la délivrance des remèdes dangereux.
Si minimes que soient l’imprudence, la légèreté, ou la négligence du médecin, il y a lieu pour les tribunaux d'accorder des dommages et intérêts à celui qui en a souffert. À l'inverse de l'ignorance, elles constituent toujours une faute, circonstance suffisante pour notifier une condamnation. La raison de cette différence est toute simple. Le méde- cin n’a pas pris l'engagement présomptueux de ne jamais se tromper, aussi est-il seulement responsable des erreurs très grossières. Il s'engage, au contraire, à être prudent et attentif vis-à-vis de son malade, et dès qu’il cesse de l’être il est cou-