‹ De La Responsabilité Civile Des MédecinsChapitre 60 sur 80 · Le XIX° Siècle, du 41 mai · texte numérisé non relu

Le XIX° Siècle, du 41 mai

pu être rendu responsable dans le cas contraire. I] avait agi dans l'exercice consciencieux de sa profession et pour le plus grand bien de son client. Nous ne pensons pas qu'un échec, quel qu'il fut, eut justifié la plus légère critique.

De toute facon, le médecin est tenu d'apporter dans ses entreprises un soin particulier. Combien coupable serait un praticien qui se bornerait à ordonner des remèdes insignifiants, sans aucun examen, malgré les symptômes alarmants et les plaintes du malade. N’a-t-il pas à tenir compte de tous les renseignements possibles et n'est-il pas l’auteur direct des maux ainsi aggravés par sa négligence? La cour de Rouen l’a jugé avec raison en 1834 (1). |

Récemment, l'opinion publique s’est vivement passionnée en France, à propos d'un procès en responsabilité, contre un jeune docteur accusé d'imprudence et de négligence. Nous voulons parler de l'affaire Laporte.

Voici les faits :

Le 10 septembre 1897, à Paris, le docteur Laporte fut appelé près d’une femme qui était prise des douleurs de l'enfantement. Après avoir tenté

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