PÉRIODIQUES ESPAGNOLS
Bewiftta gênerai de Leglslacion y JarlnpmdeBela. (REVUE oéNl&BALE DE LÂGISLATIOX ET DE JUUIgPRUDENOE.) JanvitT-juin 1895.
I. — P. DORADO. — Ija Sociologia y el Dereoho pénal. — La toeidlogie et le droit criminel (liy. janvier-février). — L*auteur étudie d'abord le problème général des relation» entre la Sociologie et le Droit comme science, tout en exposant les diverses opinions courantes à ce sujet. Pour lui la Sociologie et le Droit sont la môme chose.
La distinction qu'on fait entre elles a son origine dans le préjugé des théories dualisteti, qui considèrent le Droit comme une catégorie différente de la vie, en dehors d'elle. Il n'y a pourtant i^as de Droit hors de la vie, hors de la réalité, qui est non seulement sa substance, mais son occasion et son origine. Donc, la Sociologie ayant pour but l'étude de la réalité sociale, comprend en elle la connaissance de la modalité juridique. Cela se voit tout spécialement à propos du droit criminel. Le critérium sociologique a fait changer en lui le point de vue de ses questions fondamentales en le rapprochant de la vie. Ce n'est pas le quantum de pénalité, sans avoir égard au sujet criminel, qu'on cherche maintenant ; c'est la détermination des causes particulières de chaque action criminelle et de chaque sujet. Ont changé de même les idées de n châtiment » des anciens auteurs, de < responsabilité b, et celle de la fonction des juges et tribunaux. C'est que le Droit criminel commence à perdre le caractère abstrait qu*il avait pour devenir une science réaliste et positive.
II. — ENRIQUE UCELAY. — Blografla de D. Manuel Gortina. — Biographie de D, Manuel Cortina (livr. janvier-février). •— D. Manuel Cortina a été un des avocats les plus lllustreB de l'Espagne. Né à Séville, en 1802, mêlé aux questions politiques qui troublèrent la patrie dans les deux premiers tiers de ce siècle, il fut nommé Ministre de l'Intérieur {Gohernacion) en 1840 et Président du Congrès des députés plus tard. Il lutta toujours pour les idées libérales. On lui doit la loi de procédure civile de 1865, et, dans la Commission des Codes, il travailla à fixer les bases du Code pénal, de la réforme du Code de commerce^ de la loi d'organisation des tribunaux, de celle de la Procédure criminelle et autres. Comme avocat il fut le conseiller obligé de toutes les questions juridiques, civiles et politiques importantes. Il était très modeste. Sa mort eut lieu en 1872.
III. — MANUEL GIL MAESTRE. — El socialismo y el anarqulsmo en BUS relaciones con la criminalidad, y las causas économicosociales de la misma. — Le socialisme et l'a/uirchisme dans ses rapports arec la criminalité et les causes économiques et sociales de celle-ci (livr. janvierfévrier et mars-avril). — Ce long travail, commencé dans les livraisons de 1894, n'arrive qu'à son VII* chapitre. L'auteur examine l'influence des lois et des erreurs économiques sur la criminalité et la misère dans les chapitres III à VII. Il faut attendre la fin de cette étude pour relever les conclusions de l'auteur, qui semble bien connaître la littérature de son sujet.
IV. - FRANCISCO DE A8IS PACHECO. — Biografla de D. Joaquin Francisco Pacheco. — Biographie de IJ. Joaquin Francisco Pacheco (Hvr. mars-avril). — Le nom de Pacheco est bien connu des publicistes de Droit public, et surtout de Droit criminel. Ses ouvrages sont : Estudios de Derecho pénal (Etudes de droit criminel), Comentarios al codigo pénal (Commentaires ■ur le Code criminel), Comentarios à las leges de Toro (Commentaires sur les lois