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lui reprocher de n'avoir eu recours à la radiographie “eur asseoir un diagnostic de malposition, sur des bases plus précises. Cas d'espèce parmi tant d’autres que nous ne pouvons envisager dans cette modeste étude.
Une autre erreur de diagnostic est celle de dent à pulpe vivante et à pulpe morte. Par suite de cette erreur, un dentiste pourra opérer une dent à pulpe infectée. Or on sait que celte dent n'offre relativement aucun danger tant qu'elle n’est pas obturée, qu'une fois obturée sans désinfection préalable, les colonies microbiennes se multiplient avec une rapidité extraordinaire en cavité close et se propagent vers l’apex. EE suivant la résistance du sujet, on peut voir survenir les plus graves complications consistant en empyèmes du sinus maxillaire, abcès alvéolo dentaire, phlegmon sublingual pour le maxillaire inférieur, C'est dans ce cas de complications graves que des poursuites peuvent être dirigées contre l'opérateur, mais ce sont des questions qu'un expert stomatologiste seul peut être appelé à résoudre. |
Nous trouvons un jugement du Tribunal civil de Limoges, COnCernant une action en dommages-intérêts intentée contre un dentiste dans des conditions semblables.
Voici les faits. Le 20 mars 1901, Mme X.. conduit sa fille, âgée de 15 ans, chez M. Z... dentiste, lui faire réobturer une dent, l’incisive latérale supérieure droite qui était désoblurée depuis 3 mois . « M. Z... (rapport des experts), après avoir constaté par l'introduction d’une sonde que la cavité de la carie n’était pas sensible, nettoya
cette cavité avec un peu de ouate et fit immédiatement
AV AR Le
une obturation au ciment. Le surlendemain de cette intervention, la dent devint très douloureuse, des symptômes de périodontite aiguë se déclarèrent, allongement de la dent, rougeur, tuméfaction gingivale. Symptômes qui ne firent que s'aggraver jusqu'au 6 avril où la malade vint consulter le docteur BAcQuE qui nous rapporte cette observation dans l'Odontologic el Slomatologie. Une première extraction de l’incisive en cause n’amena aucune sédation. Dans les phénomènes généraux intenses dont souffrait la malade, ce ne fut qu'à la suite d’une deuxième intervention (décidée après consultation d'un confrère) consistant en l'extraction des quatre dents voisines que l’état de la malade s'améliora, el que la réparation osseuse se poursuivit sans incidents.
« Mlle H.. est donc aujourd'hui complètement guérie, il lui manque cinq dents dont quatre étaient absolument saines et une partie du bord alvéolaire de son maxillaire, En réparation des souffrances supportées, des dommages esthétiques et physiologiques causés à sa fille, Mme X... réclama à M. 7... la somme de 3.000 francs.
Pour éclairer son jugement, Je Tribunal nomma trois experts pour chercher dans quelles limites lobturation faite par M. 7... pouvait être cause du phlegmon ayant entraîné la nécrose du maxillaire de Mile H...