‹ De la Responsabilité médico-légale du DentisteChapitre 9 sur 13 · LEA NS · texte numérisé non relu

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nal particulièrement profond et sous le dos cambré, que l'obligation d'agir rapidement ne le dispensait pas de prendre toutes les mesures nécessaires de prudence, sa responsabilité se {trouve ainsi engagée par une négligence qui n'a aucun rapport avec une question d'ordre scientifique et qui tombe sous l'application des Tribunaux.

Le docteur X... fut condamné à 15.000 francs de dommages-intérèts et tous les dépens.

Nous signalerons une autre source de responsabilité pour le praticien ; il s’agit de la transmission des maladies infectieuses par le dentiste.

Les règles de l’aseptie, de l'antiseptie sont rigoureusement établies d'une façon formelle, en aucun cas le dentiste ne saurait s y soustraire. Toute faute qu'il commettra donc dans ce sens pourra lui être imputée et il en sera rendu responsable.

Or un dentiste peu soucieux de ces règles peut communiquer au malade des infections très variées. Mais de toutes les maladies spécifiques, la syphilis est celle qui peut être le plus souvent communiquée. La littérature médicale en offre de nombreux exemples. Le docteur Dürer, Philadelphie, rapporte lobservation suivante.

Une femme de chambre vit se développer un chancre de la lèvre, deux semaines après une visite à son dentiste pour l'extraction d’une dent. Au cours de cette opération le dentiste avait dilacéré les parties molles voisines. En l'absence de tout antécédent spécifique, le dentiste fut accusé d’avoir communiqué la maladie.

On trouve dans le Dental Cosmos de 1891 une étude très

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