‹ De la restauration de la lèvre inférieure après l'ablation du cancroide :Chapitre 17 sur 22 · Gazette médicale de Paris, 1848, page · texte numérisé non relu

Gazette médicale de Paris, 1848, page

2# Gïintler et Kühn, Méd. opératoire, T. C> et 7, j>. 80.

Observation X (1).

Velon (Jean-Nicolas) présente, à son entrée à la clinique du professeur Sédillot, tout le bord libre de la lèvre inférieure, d’une commissure à l’autre, une petite partie des joues et delà saillie du menton, atteints par l’ulcère et détruits. Deux escbares de la grandeur d’une pièce de cinquante centimes, produits par les dernières cautérisations faites chez lui, avant son entrée à l'hôpital, existent aux angles de la bouche. La muqueuse labiale est presque partout intacte, et seulement érodée sur le bord de la lèvre. Cette membrane est renversée en dehors. Les dents incrustées de tartre restent découvertes, et la salive s’écoule d’une manière continue et involontaire sur les vêtements du malade.

Les tissus qui environnent l’ulcère sont légèrement boursoufflés , mais non douloureux. Les ganglions sous-maxillaires ne sont pas engorgés. M. Sédillot ayant examiné au microscope quelques parcelles de la surface ulcérée, n’y reconnut pas les éléments caractéristiques du cancer, et diagnostiqua un simple cancroïde de la

lèvre ....

Le b mai, après avoir fait éthériser le malade, afin de se donner le temps de l’opérer avant son réveil. M. Sédillot circonscrit l’ulcère avec deux incisons verticales, ayant leur point de départ au-delà et au-dessus des commissures et réunies transversalement par une troisième incision ‘horizontale passant au-dessus de la houppe du menton.

Le lambeau ainsi limité fut disséqué et enlevé en ménageant la membrane muqueuse, et il en résulta une large plaie quadrilatère A (fig. E) produite par l’ablation des parties malades.

Dans un second temps. M. Sédillot procéda à la réparation de la lèvre.

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