‹ De la Restauration françaiseChapitre 104 sur 189 · CHAPITRE LIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIV

La reli(;ioii et la famille doivent remplacer la yaiiilé et les cafés.

L'homme ne retrouve sa force que dans sa conscience et dans son cœur.

Qu'avons-nous à faire pour y rentrer? Une chose : détruire la vanité, source en France de la rhétorique, du luxe, de l'immoralité, de l'industrie, de l'agiotage, de notre ruine.

Détruisez les cafés, la mode et la rhétorique, vous verrez le service que vous rendrez aux mœurs, au cœur, à la religion! La conscience, la famille, l'agriculture, ces trois asiles abandonnés de la France, se rouvriront. Si le peuple français redevenait un peuple sérieux, ce serait le premier peuple de la terre.

Or, quand vous commencerez à donner autant de livres pour exalter la famille, l'amour idéal, que vous en avez depuis cent ans écrit pour les ridiculiser; quand vous aurez fait pour la vertu, pour le beau, autant de vers et de refrains que vous en avez'riméspour le vin et ce qui suit; quand vous vous sentirez pour les choses touchantes de l'âme cette verve que vous avez versée en raillant sur la Foi; oui, simplement, quand vous mettrez autant de bonheur à vous réunir eu famille que vous en aviez à courir à vos cafés , on vous tiendra pour un peuple sérieux...

Deux choses au monde : la religion et la famille ; car il n'v a que deux êtres, l'homme et Dieu. Tout ce qui

viendra pour eux florira ; tout ce qui marchera contre eux tombera.

Ne donnez plus le scandale aux autres peuples de la terre: le fouet du Très-Haut serait remis dans leurs mains !

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