‹ De la Restauration françaiseChapitre 105 sur 189 · CHAPITRE LV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LV

La boiirQ;eoisie u'a plus qu'nii parti.

La bourgeoisie n'a qu'un parti à prendre, c'est de se mettre à dévoltairianiser le peuple.

Qu'elle défasse maintenant le point qu'elle a tissé durant cent ans.

La cuirasse aux épaules, l'épée et la justice en main, la classe élevée travailla jadis à refouler les barbares et à fonder le territoire de la France. Aujourd'hui, elle a à reconquérir les barbares qu'elle y a produits. Il lui faut une autre cuirasse et d'autres armes : le Catéchisme et l'exemple.

Elle a détruit le christianisme, qu'elle le refasse ! elle apprendra, la misère au cœur, ce qu'il coûta aux Saints et aux Docteurs à établir parmi les hommes. Elle reboira sa propre ironie, elle avalera le pain qu'elle a pétri de son fiel ; elle pressera sur son front meurtri l'éponge de vinaigre offerte à Jésus-Christ : elle ne se sauvera que par le repentir.

Noble repentir, qui de nouveau l'instituera comme aristocratie, et lui conférera, à elle aussi, le titre de fondateur d'une nation; car cette nation n'existe plus.

Trop longtempsla classe nouvelle s'est crue supérieure

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à l'antique classe. C'est le moment de le montrer; l'œuvre est la même : un peuple à conquérir.

OEuvre sûre ; la race est chrétienne parle fait et par le sang. L'éducation seule est païenne.

Il a fallu christianiser le barbare pendant plusieurs générations pour que le progrès se soit assis dans son sang. Une seule génération nous rétablirait dans ce que nous sommes en puissance d'être. La terre qu'on défriche demande une culture successive; mais la terre laissée en jachère redonne promptement la profondeur de son sol.

Que la classe nouvelle le sache bien, elle en est au même point que les Francs, le jour où ils entrèrent sur les Gaules.

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