Guyon, loc. cit., p. 791 et suiv
ep de la grossesse, lors des maladies inflammatoires ou organiques de l’utérus, les connexions vasculaires entre les deux organes provoquent une hyperémie propagée. L'accouchement, les rétroversions en particulier amènent aussi des poussées congestives passagères ou permanentes par la compression qu'ils produisent. | Si ces causes sont suflisantes à produire de la cystite, à plus forte raison sont-elles capables d’amener la vessie à un élat de moindre défense qui, resté longtemps latent, se traduit enfin sous une des formes que nous étudions, quand une attaque nouvelle, la dothiénentérie par exemple, entre en jeu.
Une autre raison doit être également envisagée.
La vessie possède un épithélium beaucoup plus réfractaire aux irritations que les téguments ou les muqueuses. C’est là un fait reconnu. Mais « on ne saurait, dit le professeur Guyon (1), refuser d’admettre que l’urine puisse exercer une action nocive sur la vessie au cours des maladies infectieuses telles que la fièvre typhoïde et la scarlatine par exemple, puisqu'elles peuvent contenir des éléments pathogènes ».
Or on sait la richesse des urines typhiques en bacilles d'Eberth. Et si la vessie peut dans certains cas supporter sans en souffrir des injections âe bacilles, et