Louis, lot. cit
2. Chomel. Leçons de clinique médicale : De la fièvre typhoïide, 1834, p.32. |
3. Gaussail. De la fièvre typhoïde, de sa nature et de son traitement, 1830.
4. Grisolle. Tr. de pathol. int., 1841,t. E, a° édit., p. 36.
5. De Larroque. Traité de la fièvre typhoïde, 184), t. I, P- 72:
6. Jaccoud, 1886-1887. Cliniques de la Pitié : /nfection ty phoide maligne, 2e leçon, p. 23.
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n’omettent jamais de la signaler bien qu’à titre de rareté.
FRÉQUENCE. — Si l’on trouve à peu près partout l’incontinence et la rétention signalées, on s’est peu occupé de leur fréquence. Dans un grand nombre d'observations, en effet, alors qu’on s’étend sur les caractères physiques et chimiques de l'urine, il n'est fait aucune mention des caractères de la miction.
Il ne semble pas que les auteurs modernes se soient occupés de ces manifestations vésicales pour elles-mêmes. Depuis l'intronisation de la méthode de Brand en effet, les malades fréquemment baignés perdent très souvent leurs urines dans les bains. Quand on considère la faible quantité d’urine qu'ils ont émise, on est bien souvent porté à incriminer l’émission volontaire ou non pendant le bain.
IlLest possible qu’il y ait là une cause d'erreur. Il faut de parti pris, à chaque visite, palper la vessie du malade, se faire rendre un compte minutieux du nombre de ses mictions, de leur facilité ou de leur difficulté, de la quantité d'urine éliminée.
Peut-être serait-on surpris, si ces précautions étaient toujours exactement prises, du nombre beaucoup plus grand de malades chez lesquels la dothiépentérie a causé, à des titres divers, une répercussion
sur la vessie.
Pour notre propre compte sur une cinquantaine de malades examinés, nous avons observé six fois une rétention complète ; quatre fois une rétention incomplète avec miction par regorgement ; une fois une rétention complète d’abord, incomplète ensuite. Il nous paraît hors de doute que, mise à part la possibilité de la coïncidence qui souvent en clinique amène en un temps très court une série de faits de même ordre, c’est grâce à l’étude systématique de ces différentes répercussions, que nous avons pu en observer un nombre aussi élevé.
EPOQUE D’APPARITION. — L'’incontinence et la rétention sont de toutes les périodes, de toutes les formes de la fièvre typhoïde.
Surtout fréquentes chez les adolescents etles adultes, elles peuvent également frapper tous les âges. Grisolle (1) signale la rétention comme un symptôme possible quoique rare, de la dothiénentérie chez l'enfant. Nous en possédons nous-même un cas chez un enfant de quatorze ans et demi.
Il ne nous a pas été possible de savoir si l’un ou l’autre sexe en était plus spécialement affecté. Ce sont d’ailleurs dans la circonstance des constatations d'un assez minime intérêt.
Grisolle, Jaccoud, Trousseau, les auteurs modernes, signalent la possibilité de la rétention dés le pre-