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MÉTHODE DE RÉUNION SECONDAIRE SANS SUPPURATION

Dans le but de prévenir l'hémorrhagie ou de l'arrêter lorsqu'elle a lieu, des chirurgiens ont conseillé de ne faire le pansement de la plaie que quelques heures après Topération.

C'est ainsi qu'agissaient Dupuytren et Lisfranc dans beaucoup de cas difficiles. Quelques praticiens ont aussi été conduits à placer entre les lèvres de certaines plaies, et jusque dans leur profondeur, des tampons d'amadou, afin d'en soutenir les parois.

Il m'est arrivé de voir enlever des loupes, extirper des tumeurs par des hommes habiles qui avaient recours à ce procédé. 11 m'a semblé que cette façon de pansement, qui n'était jusqu'à ce jour qu'un modus faciendi, pouvait être utilisée dans la pratique avec des intentions différentes et élevées, pour ainsi dire, à l'état de doctrine, à l'effet d'obtenir une réunion sans suppuration, différente delà réunion par bourgeonnement.

Dans les plaies profondes, après l'extirpation de certaines loupes du cuir chevelu (melkeris et athéromes), après l'enlèvement de certains lipomes, je suis dans l'habitude d'introduire sous les lambeaux, relevés avec précaution, des lamelles d'agaric destinées à absorber le sang et les liquides séreux qui peuvent être exhalés.

Quelquefois, au lieu de lamelles d'agaric, j'emploie un morceau d'amadou plié en deux ou roulé, et auquel je

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