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MÉTHODE DE RÉUNION SECONDAIRE

tâche de donner, autant que possible, kuforme de la plaie.

La durée du pansement est subordonnée à l'étendue de la plaie et à l'abondance de l'écoulement de sang. .

Il convient, en général, d'enlever le pansement au bout de douze heures, parce qu'alors on trouve de la lymphe répandue sur toute la surface de la plaie.

Dans cet espace de temps, la sérosité et le sang ont eu le temps d'être absorbés par le corps spongieux qui a été placé entre les lèvres de la plaie, lequel fait l'office d'une éponge. On n'a plus à craindre alors qu'un corps étranger s'amasse au fond de la plaie.

Un linge fin troué enduit de cérat, contenant de la charpic, introduit sous forme de sac au fond de la plaie, peut aussi absorber les liquides qui y sont versés. A défaut d'amadou, que je préfère à la charpie et au linge céralé, le chirurgien pourrait faire usage de ce dernier mode de pansement.

A la levée de cet appareil temporaire, on reconnaît une membrane plastique , sorte de membrane protectrice non encore organisée, adhérente aux surfaces vulnérées et difficilement isolable. Elle possède, par conséquent, la prt^ priété d'agglutination à un haut degré, et elle ne diffère de la plaie récente que par le dépôt de cette lymphe qui permet de tenter la réunion de ses lèvres.

Elle offre toutes les conditions voulues pour que la plaie puisse se fermer sans suppuration. Les faits que je possède ne permettent pas de douter que l'on ne puisse , comme dans une plaie simple , obtenir une véritable réunion par première intention.

Ce qu'il faut éviter, avant tout, c'est que la tuméfaction s'empare â un trop haut degré de la plaie, et il ne faut donc pas lui permettre de perdre son caractère agglutinatif, ce

qui ne manque pas d'arriver lorsque l'inflammation suppurative a succédé à la période que j'ai indiquée sommairement.

L'excès d'inflammation, appelant la suppuration, pour prévenir celle-ci il convient de ne pas laisser trop longtemps en place le tampon destiné à prévenir le contact de l'air, arrêter l'écoulement de sang, etc. C'est le moyen de ne pas détruire la membrane plastique et d'éviter la formation du pus. Tant qu'elle existera, on pourra espérer le recollement des parois de la poche et leur fusion. Nous avons eu l'occasion de disséquer un moignon dix joursaprès l'amputation. 11 était revêtu, à l'intérieur, de cette même membrane qui aurait accompli la guérison, si une complication n'avait fait succomber l'opéré.

Le moignon examiné quelques jours après l'amputation, la dissection fournit les données suivantes :

1° La peau parait épaissie au niveau de la cicatrice ; celleci est couverte d'une membrane blanche qui a pris de la consistance , et qui se continue sur toute la surface de la plaie dans l'intérieur du moignon, car toutes les parties qui ont été divisées par le couteau en sont revêtues.

2° Les nerfs divisés sont recouverts d'une couche de lymphe qui entoure chacun d'eux, sur une longueur de 3 à à centimètres dans toute l'étendue que parcourt la plaie. C'est elle qui sert à fixer les nerfs, et qui permet encore à cette époque de les isoler des parties environnantes. Cette membrane est due à une exhalation du névrilème ; on remarque, en effet, que l'enveloppe du nerf est rouge et injectée de sang. Les filets qui composent chaque nerf sont facilement isolables, ce qui tient sans doute à l'infiltration du cordon nerveux. Le plus souvent le fil avec lequel on a lié l'artère est encore à sa place ; d'autres fois il est tombé;

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