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MÉTHODE DE RÉUNION SECONDAIRE

mais, dans tous les cas, Tarière est déjà remplie par un caillot qui bouche son extrémité, tout en maintenant son calibre. Sa tunique externe est réunie avec elle-même, ou est sur le point d'être complètement coupée à son extrémité. Quelquefois les tuniques interne et moyenne sont refoulées au-dessus de la section; d'autres fois l'écartement est à peine sensible. Ces différences dépendent du degré de tention de Tarière au moment où le vaisseau a été serré par le fil.

La membrane interne de Tarière est d'un rouge foncé que ni la pression ni le lavage ne peuvent faire disparaître, et qui semble occuper une partie de l'épaisseur du vaisseau. Les tuniques interne et moyenne paraissent ramollies dans une certaine étendue. Le caillot que contient l'artère est résistant, élastique, rouge brun et jaunâtre dans quelques points. Le caillot est cylindrique à peu près uniformément. Le périoste est ramolli et se sépare facilement de Tos; il se termine sur la membrane qui tapisse la plaie. Au niveau de Tos coupé, le périoste semble former un petit bourrelet, sans doute parce qu'il a exhalé là plus de lymphe qu'ailleurs.

Les muscles divisés se terminent à la membrane commune du moignon qui les recouvre; leur extrémité est lisse, pâle, et présente l'aspect d'un muscle qui aurait été soumis peudant quelques minutes à l'action de Teau bouillante. Cette pâleur est due à la lymphe déposée dans l'épaisseur des fibres musculaires,

L'extrémité de Tos présente un gros bourgeon central, d'une certaine consistance, recouverte d'une couche épaisse de lymphe. Je me suis assuré, en coupant en travers ce bourgeon mou et rouge, qu'il n'était autre chose qu'une végétation de la membrane mince qui enveloppe la moelle. Il est recouvert par la membrane de nouvelle formation et

se prolonge d*un centimètre environ dans le canal médullaire, en conservant sa dureté et sa coloration rouge; après quoi, la membrane médullaire reprend sa minceur, et la moelle sa consistance molle et jaune.

Le moignon se modifie beaucoup en vieillissant; la membrane de nouvelle formation s'organise et se transforme en une espèce de tissu dartoïde qui sert à réunir toutes les parties entre elles. La cicatrice, de rouge qu'elle était, devient pâle et se décolore complètement. .

La peau se durcit surtout au niveau de la cicatrice.

Les gaines des muscles disparaissent, et les interstices musculaires se remplissent de graisse.

Les muscles s'atrophient et leur corps charnu séparé par la graisse semble se terminer à la surface du moignon par des extrémités tendineuses, qui font mouvoir la cicatrice ou les os eux-mêmes. Tous ces tondons paraissent réunis par la membrane propice dont nous avons parlé : il est trèsdifficile de les séparer les uns des autres.

Les os se ferment à leur extrémité; le canal médullaire s'efface.

Les nerfs aboutissent au tissu cicatriciel, et par conséquent se confondent avec le tissu des tendons, des muscles et des vaisseaux. Ils se terminent par un renflement qui peut quelquefois avoir le volume d'une noisette.

Quant au périoste, il est dans l'état normal; il ne parait pas avoir changé de nature ; il s'est si bien atrophié, qu'on a de la peine aie séparer de l'os et à le suivre jusqu'à l'extrémité de celui-ci.

Les os s'arrondissent, le canal médullaire s'efface, et souvent lorsqu'il existe deux os, comme à l'avant-bras, il se développe des apophyses qui en simulent de naturelles. Nous avons examiné le moignon d'un militaire qui avait subi

l'amputation de l'avant- bras en 1815, et qui est mort à l'hôpital Saint- Louis en 1836 : nous avons reconnu la mobilité des os de l'avant-bras ; l'atrophie des muscles; l'absence de leur gaine; leur transformation en espèce de matière graisseuse; une graisse abondante entre les couches musculaires; un périoste excessivement mince vers les extrémités des deux os de l'avant-bras ; des renflements de l'extrémité des nerfs cubital et médian ; ce dernier du volume d'une noisette.

Enfin, les deux os de l'avant-bras offraient deux apophyses qui ressemblaient aux apophyses styloïdes. L'une d'elles était reçue dans une petite cavité glénoide du cubitus, et y exécutait des mouvements très-faciles.

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