NON RÉCENTES ET DES PAROIS H ES FOYERS PURULENTS. K
Ors. IV. - Division de lu lèvre* — Tentative de réunion immédiate non suivie de succès. — Réunion plastique après dix jours. — Guérison.— Au n° 3 de la salle Saint-Côme, a été couché un homme d'une soixantaine d'années, commissionnaire, qui ne paraît pas, d'après son dire, avoir jamais fait de maladie grave jusqu'à présent.
11 y a quelque temps, cet homme tomba sur un trottoir, de telle manière que sa face porta sur l'angle de la pierre, et qu'il se lendit la lèvre supérieure du côté gauche jusqu'à l'aile du nez. La lèvre était divisée dans toute son épaisseur et formait deux lambeaux; au moment de l'accident, un médecin, appelé immédiatement, réunit les parties divisées par plusieurs points de suture entrecoupée. Au bout de dix jours, le malade, qui était resté chez lui et avait même voulu recommencer à travailler, se présenta à L'Hôtel-Dieu, et vint réclamer mes soins.
Les bords de la plaie avaient été coupés par les points de suture; les deux lambeaux étaient recouverts d'une membrane d'un blanc grisâtre; le tissu de la lèvre était infiltré dans toute son épaisseur, surtout à gauche, et considérablement augmenté de volume. Le côté droit de la plaie était moins épais. En touchant la plaie, on provoquait une douleur vive.
Je fus pendant quelques moments indécis sur la question de savoir si je réunirais de nouveau par la suture, ou s>i j'attendrais la production de la suppuration et des bourgeons charnus. Il se décida bientôt, pour la première manière de procéder. On était au dixième jour, il est vrai, et il ne s'était opéré aucun travail de réunion ; mais les deux lèvres de la plaie étaient recouvertes d'une membrane pyogénique qui n'avait pas encore subi toutes ses métamorphoses.