‹ De la reunion en chirurgieChapitre 30 sur 96 · MÉTHODE DE RÉUNION ADHÉSIVE DE HAIES, ETC · texte numérisé non relu

MÉTHODE DE RÉUNION ADHÉSIVE DE HAIES, ETC

Sans juger à propos de raviver les bords de la solution de continuité, je plaçai deux nouveaux points de suture entortillée ; le résultat fut tel que je l'avais espéré ; en peu de jours, la réunion se fit complètement, et le malade ne présente plus aujourd'hui qu'une cicatrice linéaire.

Obs. V. — Inflammation de la bourse muqueuse antè* rotulienne et phlegmon de la partie interne du genou. — Au n° 6 de la même salle, nous avons vu un homme qui était tombé sur le genou. Les suites de celte chute furent très-graves. Il y eut une inflammation de la bourse muqueuse anté-rotulienne, avec production abondante de suppuration. Une incision fut faite et la bourse fut vidée. Mais, au bout de quelques jours, l'inflammation s'était propagée aux parties voisines, et un phlegmon diffus s'était produit à la partie interne du genou* pour lequel je fis une seconde incision profonde, dans le sens de l'axe du membre.

En examinant la plaie avec attention, je reconnus qu'il n'y avait pas de tissu cellulaire gangrené ; je conçus donc l'espoir de recoller les parties divisées. A l'aide de bandelettes agglutinatives, j'entourai entièrement le genou, et, dans l'espace de quelques jours, le succès obtenu était complet.

Je crois que ce mode de pansement n'avait pas encore été employé jusqu'à présent, et j'y trouve le grand avantage d'abréger beaucoup la durée de la maladie et d'éviter les décollements.

Obs. VI. — Phlegmon diffus de la partie inférieure et interne de la cuisse. — Enfin, le 23 mars, est entré à la salle Saint-Côme, n° là, un homme Agé de cinquante-cinq ans, d'une constitution primitivement forte, mais profondément altérée aujourd'hui dans son ensemble, accusant de vives souffrances, et présentant des symptômes généraux

très-graves. Il était atteint d'un phlegmon diffus de la partie inférieure interne de la cuisse, et faisait remonter à quinze jours le commencement de la maladie.

A la surface de la peau, on remarquait de petites plaques herpétiques ; il y avait de l'œdème du tissu cellulaire souscutanée. Il existait là, évidemment, une ancienne maladie sur laquelle était venue s'en greffer une nouvelle. Mon premier soin fut d'évacuer le pus, au moyen d'une longue et profonde incision, s'étendant presque d'une extrémité à l'autre de la cuisse. Puis après avoir reconnu qu'il n'y avait aucun point du tissu cellulaire gangrené, et qu'il n'y avait pas non plus d'autres foyers, je procédai à la réunion par première intention. Les parois de la poche furent rapprochées l'une de l'autre, et, quelques jours après, le sac était complètement fermé. En raison du mauvais état de sa constitution actuelle, ce malade aurait pu être épuisé par une suppuration prolongée, tandis qu'en en tarissant la source, on l'a remis dans des conditions favorables. La guérison a été rapide.

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