‹ De la reunion en chirurgieChapitre 5 sur 96 · PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES

mènes de la maladie. C'est pour cela que la doctrine de Cos a survécu à tous les systèmes qui ont eu la prétention de la perfectionner ou de la remplacer.

Après Hippocrate, le précepte de la réunion immédiate semble perdre peu à peu de sa valeur. On retrouve dans Celse le principe hippocratique, mais déjà rétréci en quelque sorte. Celse indique les règles à suivre, mais uniquement dans leur application aux solutions de continuité produites par des agents extérieurs. Plus tard, la lumière s'éteint complètement. L'empirisme et la scolastique dirigent seuls la pratique, et il faut arriver à la seconde moitié du xvii" siècle pour voir reparaître, avecune certaine portée scientifique, le principe de la réunion par première intention.

C'est dans le Currus triumphalis Terebentinœ , imprimé a Londres en 1079, qu'il est d'abord proclamé dans son application au traitement des amputations.

Sharp fit d'honorables efforts pour démontrer les avantages de ce précepte. Lowdham, James Jouge les comprirent. Hey en profita, sans vouloir admettre la suture en croix (1). L. A. Valentin en fit une appréciation judicieuse (2). Benjamin Bell fit plus : ayant découvert que les chirurgiens hostiles à l'emploi de la suture dans les amputations ne conservaient pas assez de* téguments dans les opérations, et tiraient ainsi leurs arguments du vice même de leur procédé, il modifia sa manière d'opérer, et, par les succès nombreux qu'il obtint, amena un grand nombre de ses compatriotes à suivre son exemple. Le résultat final de cet heureux mouvement des esprits

• 1, Practical observations <„t Sut-yery. Lomlon, 1803.

i'2) Rerherche$ critiques sur la chirurgie Amsterdam et Paris, 1772.

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