‹ De la reunion en chirurgieChapitre 6 sur 96 · PRÉLIMINAIRES. XI · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES. XI

fut l«i publication du livre d'Alanson (1), qui opéra en Angleterre une véritable révolution. En France, cette révolution fut favorisée par les succès de Desault et par ceux de Percy qui, sur un champ de bataille, obtint 86 guérisons sur 92 amputations avec réunion immédiate. En Italie, le préjugé scolastique trouva encore des défenseurs dans Monteggia et dans Nannoni. En Allemagne et dans les pays du Nord, au contraire, les noms les plus illustres de la chirurgie moderne, tels que ceux de Koch, de Langenbeck, de C. F. von Graefe, appartiennent à des partisans de la réunion immédiate.

L'heureuse révolution que nous avons signalée en Angleterre se continua en se régularisant encore parles travaux de Hunter et de John Bell. Hunter (2) distingue les cas où la réunion immédiate convient de ceux où elle ne doit pas être tentée. Dans les premiers il rejette la suture et conseille de préférence les bandelettes agglutinatives. La publication du traité de John Bell enrichit la question de documents nombreux.

En France, si la pratique chirurgicale s'est engagée chaque jour plus largement dans la voie ouverte par les succès de Desault et de Percy, ce n'est pas que la doctrine contraire à la réunion immédiate n'ait compté de puissants adversaires, et n'ait été souvent, pour ainsi «lire, en possession de renseignement officiel jusqu'à ces dernières années. En 1810, le professeur Pelletan s'éleva contre la réunion ; mais les victorieux arguments qu'ap-

I) Monnet pratique de t amputation des mtmhvesy traduit t*n (nuirais pur Lassus, 1784.

• 2) Œuvres eumplètes, traduite* dr l au^lais par (î. Hirlii'lot. l'aii*. L III (Traité sur le saur/, r inflammation et les plaies d'armes à fev).

Page 1