CHAPITRE XXVIII
La résection osseuse que l'on pratique aux os du crâne, aux os longs et aux os larges, avec une scie circulaire, porte le nom de l'instrument qui la pratique.
11 ne s'agira ici que de la réunion immédiate dans cette opération, et non des indications et des contre-indications de cette opération.
Du temps de Pott et de Quesnay, on pratiquait l'opération du trépan pour les lésions les plus légères, sans se préoccuper des accidents qui pouvaient en résulter et sans émettre une opinion relative aux moyens de les combattre. Il a été question, il est vrai, du pansement; mais, en ce qui concerne la réunion, on n'en a pas dit un mot, et
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cependantil est évident que les flnatomistes et les pathologistes doivent admettre qu'on ne peut pas découvrir les membranes du cerveau et celui-ci sans inconvénients, quoiqu'on n'ait pas paru attacher la moindre importance à mettre ces organes à nu. On ne comprend pas qu'on ait abandonné l'ouverture à elle-même et qu'on n'ait pas pensé à soustraire le viscère revêtu de ses membranes à l'abri du contact de l'air et de ses effets.
Si l'on a abusé du trépan à cette époque, on est tombé plus tard dans une autre erreur en repoussant le trépan à peu près dans toutes les lésions crâniennes.
Il est des circonslances cependant où l'on ne peut se dispenser d'y avoir recours. C'est ainsi que les fractures avec déplacements d'esquilles ou de fragments, que les plaies pénétrantes de la tête avec corps étranger, qu'un épanchement purulent circonscrit qui donne lieu à la compression du cerveau, à la paralysie limitée d'un côté du corps, peuvent nécessiter l'application du trépan.
Je ne veux pas examiner ici ce point curieux de pathologie, qui laisse tant à désirer sous le rapport du diagnostic, et cela parce que les fonctions des renflements nerveux se trouvent encore dans une profonde obscurité. Et voilà pourquoi il existe une confusion remarquable dans lasymptomatologie des lésions des renflements nerveux. On a, en effet, souvent varié pour savoir si le cerveau était comprimé seulement ou s'il avait subi une altération. C'est, en effet, une circonstance grave qui permet de croire à un épanchement et à une altération en même temps du cerveau.
La compression par un liquide permet d'attendre que le liquide s'absorbe et l'application plus tardive du trépan, tandis que, si l'on admet l'existence d'une altération du cerveau coïncidant avec l'épanchement, on sera peu porté à