‹ De la Révision: De la Législation sur les AliénésChapitre 3 sur 42 · GR SN · texte numérisé non relu

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tement du malade et à garantir la sécurité générale, il doit aussi se préoccuper de faire respecter la liberté individuelle, de pourvoir à la défense des intérêts, à la gestion des biens, à la protection des droits de ceux qui ne sont plus en état d’y veiller par eux-mêmes.

Lorsque, en dépit de toute précaution, des actes qualifiés de crimes ou de délits sont commis par des gens privés de leur raison, on ne peut cependant traiter en criminels ces malheureux malades et les mettre en prison, et pourtant le devoir du législateur est de veiller à protéger la société contre de semblables dangers.

La question de la folie est bien complexe, elle soulève de nombreux problèmes.

Dans le courant du siècle dernier, un grand pas a été fait : les aliénés qui, pendant de longs siècles, avaient été presque délaissés, voient leur sort singulièrement amélioré par la loi de 1838 ; mais, si cette dernière a constitué en notre pays un progrès réel et sensible, ses prescriptions pour l’hospitalisation et la protection des malheureux déments restent en dessous de l’accroissement du mal. Des réformes sérieuses, sagement étudiées, en rapport avec les découvertes de la science moderne, sont donc nécessaires ; nous les étudierons dans ce travail que nous diviserons de la façon suivante :

Dans notre Introduction, après avoir montré le sort réservé autrefois aux aliénés, nous verrons leur condition sous le régime actuel; puis, dans six chapitres,

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après avoir fait l'historique des différents efforts tentés pour arriver à une revision de la législation, nous examinerons les réformes à apporter aux asiles d’aliénés, à la condition de ceux qui y sont internés. Ensuite, nous verrons les mesures à prendre pour la protection des aliénés traités à domicile et pour l’internement des aliénés criminels. Enfin, nous terminerons en indiquant la sanction nécessaire pour assurer l’observation stricte des nouvelles prescriptions.

Malgré nos désirs de voir se réaliser au plus tôt des réformes réclamées depuis longtemps, n'est-il pas téméraire de notre part d’espérer de nos représentants un examen sérieux et une législation complète sur les aliénés ?

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