‹ De la Révision des procès criminels et correctionnelsChapitre 6 sur 66 · SES ID EN · texte numérisé non relu

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Aussi voyons-nous apparaître l'autorité de la chose Jugée en matière civile aussitôt que la justice s’est dégagée de l'arbitraire du souverain et, depuis lors, ce principe s’est toujours maintenu dans toutes les législations. C'est ce que nous allons examiner rapidement.

À Rome, l'autorité de la chose jugée a été précédée par le principe de la consommation de l’action. La procédure-des degis actiones, procédure primitive des Romains, était en effet dominée par la règle : Bis de eadem re ne sit achio. Ge n'était donc pas alors le ?wdicium, mais seulement l'actio qui était protégée contre tout retour offensif de la part du demandeur primitif. Cela s'explique par ce fait que, dans les premiérs temps, le yedicium n'occupait dans la procédure romaine qu’une place fort peu importante. La Zegis actio consistait en effet principalement dans une série de rites ayant leur origine dans la loi et tendant à la faire respecter. Dans cette procédure, le magistrat jouait un rôle passif; sa mission consistait uniquement à s'assurer que les formes prescrites étaient remplies; c’étaient les deux plaideurs qui jouaient le rôle actif en luttant l’un contre l’autre. S'il y avait contestation, le magistrat devait renvoyer le fond du débat à un juge. Le magistrat se bornait, dans ce cas, à réglementer l'instance et à donner l'investiture au /wdex choisi, en principe, librement par les parties. Le wdex n’élait en réalité qu’un arbitre choisi directement ou indirectement par les parties et auquel le magistrat donnait son investiture. Le /wdicium n'avait alors, par conséquent, que

peu d'importance. Ce furent donc d'abord uniquement les

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