‹ De la révocation de l'Edit de NantesChapitre 16 sur 18 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

tions de M. Eug'ène Bersier? Ce quelque chose qui lui manque, malgré sa morale et malgré sa liturgie, serait-ce la lumière ? A-t-il conscience des obscurités et des impuissances de l.i Réforme? Au sein du consistoire de TEg-lise officielle réformée, où il prend place, il rêve de former un accommodement. 11 désire unir les libéraux et les orthodoxes. Mais où saisir le rayon de vérité capable de condenser des aspirations si diverses? M. Eugène Bersier l'ignore assurément. Il faut au moins le louer de se lancer à cette poursuite et d'avoir de telles aspirations. Il ne veut pas s'endormir à l'ombre de la mort. S'il cherche sincèrement la lumière, il la trouvera. Il doit sentir l'insuffisance d'une morale qui ne l'a pas empêché de caresser quelque peu la Commune. Les éloges de M. de Sacy ne justifient pas une telle faiblesse; et les préjugés contre l'Eglise catholique ne l'expliquent ni ne l'excusent. Nous l'avons dit au premier moment, avec une certaine verdeur de langage, que nous commencerons à regretter le jour où M. Eugène Bersier comprendra l'énormité du scandale où aboutit nécessairement la morale cherchée en dehors de la vérité. La vérité est une; on ne peut pas en rejeter une partie et en prendre une autre. Il faut l'accepter et j'em-

brasser intégralement. Elle se donne d'ailleurs d'elle-même à celui qui la cherche.

Si les évolutions de M. Bersier à travers la morale, la liberté et les églises, ont pour cause la recherche de la vérité, malgré les portes bizarres où il va frapper, malgré les lieux malsains qu'il traverse, il ne faut pas douter qu'il n'atteigne un jour à la plénitude de cette vérité, lumière divine des esprits, force des âmes, règle et vie de toute morale et de toute doctrine.

Avant-Propos

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