‹ De la rhétorique ou de la composition oratoire et littéraireChapitre 68 sur 70 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

Si le rapprochement des idées semblables ou opposées est la source la plus féconde des figures de style, on donne encore au discours de l’énergie et de l’élégance, soit en développant, soit en abrégeant l’expression de la pensée.

Un des premiers moyens de développement ou d’amplification est la péi'iphrase par laquelle on substitue au mot propre une courte définition ou description, en la modifiant d’après l’analogie des idées , la nature des sentiments et le caractère de l’ouvrage.

Souvent, au lieu de développer la pensée, on produit de

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l’etfet seulement en la répétant. 11 y a diverses espèces de répétitions :

Ou l’on reproduit plusieurs fois exactement le même mot, c’est la répétition proprement dite.

Ou l’on reproduit plusieurs fois la même pensée,

Soit en accumulant des idées semblables, c’est Yexpolition;

Soit en accumulant divers signes de la même idée, c’est la synonymie ou métabole.

Quand, dans la métabole, on observe une gradation ascendante ou descendante, elle se nomme climax.

Le nom générique de toute figure par laquelle on ajoute à l’expression de l’idée est pléonasme. Si les mots ajoutés sont réellement superflus, le pléonasme devient périssologie.

Le contraire du pléonasme est Yellipse qui, pour donner plus d’énergie au discours, supprime un ou plusieurs mots, et quelquefois une idée. Il faut éviter dans l’ellipse la dureté, l’obscurité et le solécisme.

On appelle conjonction la figure qui multiplie dans une phrase les particules conjonctives; disjonction, celle qui au contraire les supprime.

On rattache aussi à l’ellipse Y anacoluthe, construction où l’auteur laisse à désirer certains mots qui régulièrement devraient toujours en accompagner d’autres.

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