CHAPITRE XXV
DES FIGURES
Ki) quoi consiste la distinction entre les tropes d'invention ou de l'écrivain, rt les tropes d'usage ou de la langue. — Comment la métonymie, la synecdoque et surtout la catachrèsc appartiennent h ces derniers ; en quoi ces trois figures diffèrent l’une de l’autre; de la synecdoque nommée antonomase; de l'abstrait pour le concret; de la métalepse , quel est son vrai caractère. — De l'hyperbole, sa nature et ses défauts. — De la litote, de l'euphémisme et de l’antiphrase.
Nous avons dit que certaines figures entrent tellement dans les habitudes du discours, appartiennent si intimement au génie de la langue , que le rhéteur n’a presque rien à dire sur leur emploi , et qu’il lui suffit de les énoncer et de les définir. Ce sont celles que l’abbé de Radon villicrs 1 appelle tropes d’usage ou de la langue , pour les distinguer des tropes d’invention ou de l’écrivain, dont le mouvement plus libre a besoin par là même d'èlrc guidé dans sa route et modéré dans scs écarts. II
■ Traite de la manière d’apprendre les langues. Paris, 1768, in-12.