‹ De la rhétorique, ou, De la composition oratoire et littéraireChapitre 87 sur 147 · C11AP. XXV. — DES FIGDAES · texte numérisé non relu

C11AP. XXV. — DES FIGDAES

n'y a nui mérite, sans doute, mais aussi nulle chance d’erreur dans l’emploi de ces formes consacrées, aussi vieilles, semblet-il , que le français même , dont tout le monde use , sans y songer, en parlant ou en écrivant, et qui n’en sont pourtant pas moins des figures. Il est enflammé de courroux ; lisez Cicéron-, donnez -moi un petit verre-, chevaucher sur un bâton , etc. Mais quand Racine dit :

Quel est ce glaive enfin qui marche devant eux ;

quand Corneille crée l’expression que nous avons déjà remarquée :

Et tous trois à l’envi s’empressaient ardemment

A qui dévorerait ce règne d’un moment ;

quand, d’autre part, des hommes de talent se laissent entraincr aux vicieuses métaphores que nous avons signalées plus haut, il est bien évident que ce ne sont plus là des figures de domaine public, dont on ne doit tenir aucun compte à l’écrivain; elles appartiennent en propre à celui qui les a créées, et peuvent, en conséquence , être étudiées comme formes à imiter ou à fuir.

Parmi les tropes d’usage ou de la langue , il faut ranger bien des métaphores , mais un plus grand nombre encore de métonymies et de synecdoques, et toutes les catachrèses. Je ne sache pas qu’on ait rendu nettement raison de ce fait qui lient à la nature même des différentes figures que je viens de nommer.

Remarquons d’abord que les trois dernières se rattachent à la première. En effet, avons-nous dit, il y a métaphore toutes les fois que, en vertu d’une comparaison mentale , on emploie le signe d’une idée pour exprimer une autre idée semblable ou analogue à certains égards. Mais tel est aussi le caractère de la métonymie, de la synecdoque et delacataehrèsc;

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