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Minerai» de cuivre.
R.ttiMELSBEitc, qu’on nomme ici bleykn'tesl : tantôt c’est le minerai dit bmmerç, qui est stratifié entre les feuillets du schiste ; on nomme alors ce minerai schhfirer^, minerai schisteux : tantôt enfin, plusieurs des variétés ci-dessus sont mêlées, soit entre elles, soit avec du fer sulfuré. En général, le plomh sulfuré ne se trouve pas ici en cristaux complets.
Le minerai de cuivre, plus ou moins riche, et le plus souvent d’un jaune pâle qui décèle sa pauvreté, se présente tantôt seul, et rarement cristallisé, tantôt avec un peu de fahter^, tantôt mêlé avec le minerai dit brauner avec le zinc ou avec le plomb sulfuré, tantôt enfin stratifié entre les feuillets du schiste argileux, d’une manière analogue â ce que nous avons déjà remarqué concernant le minerai de plomb. Dans ce dernier cas, on distingue le minerai de cuivre par le nom de kupferkniest.
Le fer pyriteux est très-abondant; il contient beaucoup d’arsenic ; souvent il est intimement mêlé , et , pour ainsi dire , pétri avec le plomb sulfuré.
Outre les substances dont il vient d’être fait mention , on trouve abondamment, dans la mine du Rammelsberg, divers sulfates de fer, de cuivre et de zinc, quelquefois cristallisés, souvent altérés par l’air, ordinairement dissous dans l’eau, et pénétrant, à l’aide de ce fluide, les masses de remblai qui remplissent les espaces excavés. De cette infiltration continuelle, il résulte que les remblais entassés dans les anciens ouvrages augmentent de volume, acquièrent, en peu d’années, une dureté considérable, se colorent diversement d'après la nature et les proportions des sulfates qu’ils renferment , et deviennent de véritables minerais vitrioliques , qu’on exploite pour la préparation des sulfates. Les ouvriers distinguent ces minerais par les divers noms de atramentstfin , mhi et kupferrauch, Quelquefois le cuivre se présente ici à l’état de cuivre natifou de cuivre de cémentation. De beaux cristaux de chaux sulfatée se rencontrent aussi dans les vieux ouvrages.
Une mine aussi ancienne que l’est celle du Rammelsberg, et qui jadis étoit divisée entre plusieurs compagnies d’exploilans , ne peut manquer de présenter un grand nombre de puits et d’excavations, parmi lesquels plusieurs ne serv ent plus essentiellement pour la continuation
Minerai» vitriolitjucs.
Excavation» de la mitiC.
des travaux. Aujourd'hui que toutes les parties de cette mine sont sou- Raaimelsbekc, mises à une même direction et coordonnées à un même système, il ' ' pourra être intéressant de jeter un coup-d’ceil sur tous les puits existans, afin de comparer leur nombre avec celui des puits employés. On verra ainsi combien le service de la mine est simplifié, depuis que les diverses exploitations sont réunies en une seule , sous le rapport technique. On . en conclura facilement quel avantage il en doit résulter sous le rapport économique.
Les puits existans sont distingués par les noms- suivans : (Voyez Puiu cxùuns. fig. i, 2 et^.)
A B, puits d’extraction dit Kahnekuhler schacht ;
C, ancien puits d’extraction, dit Serenissinmum-tiefster , servant aujourd'hui de puits d airage >
EF, nouveau puits d'extraction, dit Ncuer trôbschacht , dans lequel s’opère aussi l’épuisement des eaux;
GII, puits incendié en l'année 1800;
I K , ancien puits d'extraction , dit Raths-titfster;
L , d'épuisement, dit Aller hunstschachi ;
N , d’airage, dit Breulinger vetterschacht;
P , d’extraction , dit Initier schacht;
R , de descente, dit Richtschachter fahrschacht;
5 , d’extraction, dit Richtschachter fiehschacht ;
T , dit VVtgter schacht ;
V, dit LüJersïtller schacht ;
Z , dit Winkler schacht ;
W , puits de descente dit Tageschachtcr fahrschacht;
6 , ancien puits de recherche , et fouilles qui l’avoisinent.
Parmi ces quinze puits, il n’en est que denx qui soient employés au- Puiu employé* jourd’hui pour l’exploitation; c’est par les puits AB et EF que s’opèrent toute l'extraction et tout l’épuisement. Les minerais sont élevés, dans ces puits, jusqu’au niveau de la galerie de roulage i, par des machines à molettes / et 2, qui sont construites et pourvues de tirailles, comme les machines d'extraction que nous décrivons ailleurs. (Fit/cj pl. 33 et 34.)
Parvenus au niveau i de la galerie, les minerais y sont roulés jusqu'au
RAMAfELSBEAG
Pi. ii.
Éptiücmcot.