‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 58 sur 94 · V.i’jx motrices · texte numérisé non relu

V.i’jx motrices

Cages de roues.

jour dans des chariot* dit* chiens. {Voye^ pl. 16.) L'épuisement des eaux a lieu entièrement dans une partie du puits E F , dont nous avons vu que l'autre partie est consacrée à l’extraction. Des répétitions de pompe* aspirantes, semblables à celles que nous décrivons ailleurs (ro) rj pl. 1 1), sont disposées dans ce puits; et par leur moyen , les eaux sont élevées jusqu'au niveau de la galerie d’écoulement i , dont l'orifice est indiqué sur notre carte du Hartz (pl. 2), auprès et à l’est deGoslar, par la lettre s.

( Voye^ aussi le tableau inséré pag. 1 02 du tom. I.)

Les roues hydrauliques des deux machines d’extraction (ieu)t t celles des deux machines d’épuisement (j et 4), dont les tirailles sont placées horizontalement dans les galeries adjacentes aux cages des roues, sont mises en mouvement par les eaux de l’étang U. (Voyez fig. a et j.)

Ces eaux se rendent d’abord sur la roue hydraulique 1 , par la galerie I , Üw.’é-HtTjbergcr-vasstrUuf; de là, elles tombent successivement sur les roues hydrauliques 2, y , g, et retournent enfin au jour par la galerie g, ancienne galerie d’écoulement dont l’orifice est indiqué sur notre carte du Hartz. ( Voye^ pl. 2 , au sud de Goslar, lettre t. ) On n’obtient sur la roue hydraulique 1, que la chute supérieure de l’étang U; le surplus d’eau nécessaire aux autres roues provient de la chute inférieure de l’étang , et arrive sur les roues par les galeries V , W , dites vasserlauf ou aqueducs.

Les détails de semblables constructions sont réunis sur les planches intitulées Economie Je s eaux motrices ; il seroit superflu de nous y arrêter.

(Voyei pl. 31 et 32.)

Outre les cages de roues hydrauliques, dont il vient d’etre question, il en existe deux autres qui sont, comme les précédentes, taillées dans le roc. {Vçye^ n.”* / et <f.) L’une de ces cages (n.“/) renfermoit encore, /

en l’année 1807, une roue qui faisoit jouer des pompes dans Je puits L, pour soulager les deux autres machines d’épuisement : une partie de* eaux élevées par celles-ci, dans le puits EF, se rendoit alors par la galerie e , dite 1 rasttrstreckt , dans le fond du puits L , et de là elle étoit épuisée par le moyen de la roue/, qui depuis a cessé d’être nécessaire.

Quant à la cage n.° 6, il y a très long-temps qu’on ignore quelle desti-

nation elle peut avoir eue jadis. Elle est remarquable par un beau mu Pammsuhlac. nullement gothique , qui la fait prendre pour une chapelle souterraine. ri' l3.

De là , des fables auxquelles cette cage de roue doit le nom de chapelle , quelle a conservé [ capel/i •],

La galerie de roulage i n’est percée que depuis quelques années; c’est Nouvelle plcrie à elle que la mine est redevable de ses avantages actuels. Avant que cette «■‘““S"1'*galerie existât, on étoït obligé d’élever les minerais jusqu’au point A par le moyen d’une machine d’extraction ; delà, par l’effet seul de leur poids, les minerais, déposés dans des chariots de roulage, descendoient sur un plan incliné de charpente , depuis le point A jusqu’au point Z, près duquel sont situées les laveries de la mine (voyez d e, fig. t et}) : les chariots pleins, en descendant, faisoient remonter les chariots vides.

Aujourd’hui, par les dispositions expliquées ci-dessus, on est dispensé de l’entretien d'une partie considérable du puitsAB, et de tout leplaninctiué de; de plus , l’extraction s’opère beaucoup plus rapidement qu’autrcfois.

Les puits sont , en général , garnis d’un boisage semblable à celai que Boisage, nous représentons ailleurs. {Veye^ pl. i i .) Ce boisage se maintient longtemps en bon état, sans frais considérables, parce que l’air chaud de cette mine exploitée pr le feu, le préserve de l’humidité. C’est pr ce motif que plusieurs anciens puits subsistent encore, quoiqu’ils soient devenus inutiles; d’ailleurs, quelques uns d’entre eux facilitent la circulation de l’air. Quant aux galeries, elles sont tantôt dans le roc nu , tantôt revêtues d’un boisage qui souvent doit offrir la plus grande résistance; tantôt enfin elles sont revêtues d’un beau muraillement. Parmi les galeries Murailleraeut. rouraillées, on remarque sur-tout celles qui avoisinent les roues hydrauliques, et qui servent au passage des tirailles horizontales, depuis les cages des roues jusqu’aux puits correspondu!». Les matériaux nécessaires Carrière e*t<pour la maçonnerie et le remblaiement, sont fournis par une carrière neore' située dans la partie supérieure de la montagne , ainsi que l’indique la fS-1' c’est de là qu’on fait parvenir les pierres à l’orifice du puits AB, sur un plan incliné , après quoi on les fait descendre dans les tonnes jusqu’au lieu de leur destination.

Axant de passer au mode d’exploitation, nous indiquerons encore , Source intérieure, comme un objet digne d’atte.ition , une source d'eau douce et potable ,

Rammelsberc, qui se présente au point / dans cette mine; toutes les autres eaux y sont ** • '*• vitrioliques et cémentatoires. On obtient un peu de cuivre de ces dernières, dans la galerie I , par le moyen de vieilles ferrailles qu'on soumet à leur action, suivant le procédé ordinaire.

Exploitation du Le système général d’exploitation se compose desopérations suivantes:

1. ° On s’avance vers le gîte de minerais, successivement à diffcrens niveaux, par des galeries de traverse, qui partent des puits d’extraction et aboutissent au mur de la masse couchée. (Voy. n,p, q, r,s, fig. i et ;.)

2. " On pratique dans le niveau qu’il s’agit d’exploiter, de grandes voûtes au sein du minerai, par le moyen du leu, ainsi que nous le verrons plus tard. (Voyez fig. 2.)

3.0 On exhausse le sol de ces voûtes au moyen de terrasses formées de déblais, à mesure que leur faite s’élève.

4.° On recueille les minerais que l’action du feu a détachés de leur gîte ; quelquefois on a recours, pour cet objet, au tirage à la poudre.

5.0 Enfin, les minerais obtenus sont roulés vers les puits d'extraction, d’où ils parviennent au jour, comme il a été dit ci-dessos.

Travxi! p»r le feu. Voyons comment s’exécute le travail par le feu ; et pour cela, considérons l’exploitation dans l’état où elle étoit en 1809. On remarquera, sur la fig. 2 , la régularité des voûtes déjà pratiquées au niveau B C, et les autres voûtes d , e, qui sont déjà en pleine activité. C’est dans les niveaux inférieurs b, a , qu’il s'agit de porter les travaux. Pour cela, au premier de ces étages, la galerie de traverse étant déjà terminée, on prépare une voûte d'exploitation b, qui, par la suite, doit devenir semblable à celles des niveaux supérieurs : en même temps, à partir du point a, auquel on est parvenu par un petit puits b a, foncé dans le gîte de minerais suivant son inclinaison (voyez fig. /), on commence la galerie de traverse a F dans la roche , par le moyen du tirage à la poudre. La roche est aussi attaquée, à partir du point F, par une semblable taille, qui va à la rencontre de la première. De cette manière, quand les voûtes du niveau C seront épuisées et remblayées, celles du niveau b seront en pleine activité: il y en aura d’autres de préparées au niveau a, et l’on pourra pousser l’exploitation au-dessous de ce niveau , en suivant

cette même méthode, par laquelle on est parvenu jusqua la profondeur Rammbuberg. actuelle. Pl' '.V

Dans te travail par le feu , il faut distinguer, i .• te cas où il s’agit de Disposition des commencer une voûte à partir de son sot ; 2.° te cas où , la voûte ayant iiiement

déjà une certaine hauteur, il s'agit d’en élever encore te faîte. Dans te joso(. premier cas, on entame d'abord le mur du gîte de minerais, à laide du tirage à ta poudre : quand ce dépouillement est exécuté sur une certaine longueur, parallèle à la direction , ainsi qu’on le voit en b (jig. 2 et J ), on dispose sur le sol un premier lit horizontal de bûches de sapin, et par-dessus on place d’autres bûches presque verticales qui s’appuient contre le minerai , de sorte que la flamme , en se développant, s’applique sur la partie qu'il faut entamer. Lorsque , après quelques opérations semblables, la flamme n’atteint plus le minerai du faite qui commence à s’exhausser, on élève une petite terrasse de déblais au mur du gîte, et c’est alors sur cette terrasse qu’on dispose un bûcher comme ci-dessus.

Les anciens mineurs commettoient la faute de placer constamment de telles terrasses au toit , et par conséquent de disposer les bûchers contre cette partie du gîte, de manière que la flamme circuloit du toit vers le mur; il en résultoit i’affoiblissement du toit et la perte de beaucoup de minerai qu’on ne pouvoit obtenir faute de solidité; de plus, on brûloit beaucoup plus de bois qu’aujoürd’hui, parce que l’action de la flamme se perdoit en partie dans la masse du toit, au lieu de se concentrer sur la portion de minerai qu’il s’agissoit de faire éclater. Aujourd’hui, c’est en général du mur au toit que l’on fait circuler la flamme, dans le premier des cas indiqués ci-dessus.

Quant au second cas, on fait toujours en sorte qu’entre le faîte de f • Enuillontnt la voûte et les' déblais sur lesquels on établit le bûcher, il n’y ait pas plus de 2 mètres de hauteur, afin que la flamme embrasse également toute la concavité de la voûte, et produise un effet uniforme sur toutes ses parties. Dans ce meme second cas, le bûcher, formé de lits horizontaux et disposés en croix l’un sur l’autre , présente quatre faces libres et verticales, ce qui lui a fait donner le nom d’armoire [ sclrank ] par les ouvriers.

C’est principalement le samedi, que le feu est appliqué-à-tous les

bûchers.

IUmmeu»£h6, bûchers disposés dans la semaine. Un commence par (aire brûler ceux *' ‘7* des étages supérieurs de l’exploitation, afin que les bûcliers inférieurs ne nuisent pas à la combustion des premiers. Ainsi , on allume , dans les étages supérieurs, dès 4 heures du matin; de proche en proche, le garde-feu et son aide descendent vers les étages inférieurs, ce qui dure jusqu’à 3 heures du soir. Vainement essaieroit-on de décrire le spectacle majestueux et terrible que présente la flamme, en se déployant sous ces voûtes de métal, quelle remplit bientôt de ses vastes tourbillons; bornons-nous à remarquer l’eflct utile qu'elle produit. Lorsque , pendant quelques momens, la flamme a frappé le gite de minerais, on sent une forte odeur de soufre, et quelquefois d’arsenic; bientôt on entend quelques détonations dans la voûte. Tout-à-coup on voit la partie correspondante de la flamme se colorer en bleu , ou en blanc; et dans ce moment même , après une légère explosion , il tombe ordinairement sur le feu des plaques plus ou moins considérables de minerai; mais la majeure partie des matières attaquées reste encore suspendue à la voûte : les minerais y sont alors dans un état d’ébranlement et de division , qui permet de les détacher ensuite, au moyen de longues tiges de fer. C’est ainsi que le feu , volatilisant tout-à-coup quelques principes tels que le soufre , le zinc, l’arsenic et l’eau, changeant par-là l’état d’agrégation des parties constituantes du minerai , et déployant contre elles la force expansive des principes volatilisés, facilite l’excavation dans ces matières dont la ténacité résiste à l'effet de la poudre.

La combustion dure , sans que personne entre dans la mine , depuis le samedi jusqu’au lundi matin , jour auquel le garde-feu et ses aides achèvent d’éteindre les restes des brasiers. Le lundi on dispose encore quelques bûchers dans les parties où l’effet des premiers n'a pas été complet; on les allume après que les ouvriers sont sortis de la mine; et le mardi, on s’occupe de détacher les minerais, de les trier, de les extraire et de préparer de nouveaux bûchers pour le samedi suivant.

Tâche (tes ou- Le travail d’une semaine se compose , pour chaque homme , de cinq vntrï- postes de jour, chacun de 8 heures, et d’un poste de 4 heures pour Iç.

samedi; de plus, on accorde aux ouvriers qui le demandent un supplément de paie avantageux pour quelques postes de nuit, chacun de

5 heures , qu’il leur est permis d’entreprendre jusqu’à concurrence de fUMMKLttEKt, quatre fois par semaine. Pl' ’7'

Le prix de toutes les parties du travail se règle d’après la quantité de tonnes de minerai qui est fournie à l’extraction : on compte à cet égard par quarantaine de tonnes; c’est cette quantité qu’on appelle un treiben .

( Vaye^ le Tableau , pag. 102 du tom. I.*r)

La tonne offre une capacité de 7 pieds cubes et (mesure de Bruns-

wick); elle contient, s’il s’agit

De minerai de plomb 6. 27 ll''

de cuivre $. 89.

De débris de bûchers, dits brandstaub 6. a

De minerais vitrioliques, dits kuf'ferrauch 3. 15.

Chacune de ces sortes de minerais est extraite séparément. Contre trois tonnes de minerai proprement dit, on obtient en général une tonne des débris de bûcher dits brandstaub ; c’est un mélange de charbons et de fragmens de minerai.

La quantité totale de minerais à extraire pendant un certain espace de temps est réglée à l’avance , et pour chacune de* parties de la mine; elle s’élève communément de 17 a 18 treiben ou quarantaines de tonnes par semaine , pour tout l’ensemble de l’exploitation , d’après le ternie moyen de cinq années. (Veyr^ tom. I." , pag. 102.) Pour obtenir du gîte de minerais chacune de ces quarantaines de tonnes, on emploie, pendant la semaine correspondante , un atelier composé de quatre mineurs et de deux ou trois aides, qui sont payés et éclairés d’une manière analogue à ce qui a été exposé dans les Notions préliminaires. ( Féyej J." partie, chap. VII , pages 13} et 1 47- )

Le travail d’un atelier consiste à disposer des bûchers , à détacher le minerai qui a déjà éprouvé l’action du feu , à casser les blocs obtenus, à séparer le minerai des débris de bûcher, et, quand cela peut être utile ou praticable , à forer des trous pour le tirage à la poudre. La chaleur est telle dans cette mine , que les hommes sont obligés d’y travailler sans aucun vêtement.

Nous avons déjà remarqué qu’outre le travail par le feu , qui est le Tirage 1 la plus usité, on avoit quelquefois recours au tirage à la poudre. poudre.

KAMAtrUÈFKG, Pi. .7.

Tcnacîic du gîte.

C’est, par exemple, pour reprendre le toi des voûtes, contre lequel le feu ne peut agir qu’imparfaitement, parce que la flamme tend toujours à s’en écarter; ou bien c’est pour se débarrasser de quelques parties saillantes qui nuiroient à l'effet d’un bûcher; ou bien enfin, c’est pour dépouiller la masse de minerais de la roche environnante , et pour obtenir ainsi du schiste propre à la construction des terrasses de déblais.

Le tirage à la poudre s’exécute à prix fait: on le règle de manière qu’un ouvrier gagne environ 6 gros ou 90 centimes par poste de travail.

En général on emploie ce procédé quand les chefs d’atelier jugent qu’un trou de mine bien placé pourra enlever assez de minerai pour payer le temps , la réparation des outils et la poudre qu’exige son effet ; mais il est rare qu’il en soit ainsi. Le fait suivant donnera une idée de la ténacité que présente souvent le gîte de minerais.

En 1808, dans la partie de l’étage C qui se trouve au sud-est du puitsA B, on attaqua , par un trou demineà un seul homme, le minerai, qui était une pyrite de fer et de cuivre extrêmement compacte. Après onze postes d’un travail opiniâtre, et par conséquent en 88 heures, l’ouvrier, exactement surveillé, n’avoit pu pousser le trou qu’à la profondeur de 4 pouces ; et pour cela il avoit mis entièrement hors de service 1 26 fleurets , outre que 26 autres avoient été regarnis d’acier et 20 1 aiguisés ; on avoit dépensé 6 livres et ^ d’huile pour l’éclairage; et il fallut une demi-livre de poudre pour faire éclater le trou. 11 résulte d’un calcul établi sur ces faits par l’administration des mines, que chaque pouce de la profondeur de ce trou coûtoit à-peu-prcs 1 florin ou 3 francs.

Les minerais de plomb sulfuré à petites facettes brillantes sont les seuls que l’on puisse obtenir par le tirage à la poudre, sans augmenter le salaire des ouvriers; mais en pareil cas, la dépense en poudre et en réparation d’outils surpasse de beaucoup l’économie que l’on fait sur le bois. Cependant, en quelques endroits, par exemple dans l’étage (J, au sud-ouest du puits C, on ne peut obtenirces minerais que par le tirage à la poudre, parce qu’aux environs de l’espace qu’ils occupent, il existe

d’anciens ouvrages remplis de boisage, auprès desquels ilseroittrop dangereux d’employer le feu.

En comparant la dépense nécessaire pour obtenir les minerais de Rammelsmug, plomb et de cuivre par le feu , avec celle qu’exige leur entaiilement par 1 1 ’7' le tirage à la poudre , on parvient au résultat suivant : Frais d’cnuiB*-

Quarante tonnes coûtent, tout compris, salaire , éclairage , bois et 'ni:m' poudre, par le feu, 12 rthlr. par la poudre, 38 à 4o rtlilr.

Cette dernière méthode est aussi reconnue plus avantageuse , dans cette mine, que l’usage du marteau et de la pointerole , dont on ne se sert plus que dans les puits, pour entailler la roche avant d’y placer le boisage.

On voit que, quand meme le bois, dont nous avons indiqué ailleurs l’énorme consommation , seroit ici moins abondant et plus coûteux qu’il ne l’est, l’exploitation par le feu seroit encore préférable , pour la mine du Rammelsberg, à tout autre mode d’entaillement. Il paroît meme certain que, dans aucune supposition , l’emploi de la poudre ne seroit praticable pour toutes les parties de la mine ; si le combustible venoit à manquer, il faudrait renoncer à exploiter le Rammelsberg, quoique cette montagne contienne encore une grande quantité de métaux.

Le roulage des minerais jusqu’au jour s’opère dans des chiens de Roulqps mine. ( Voye-^ pi. 16.) Chacun de ces chariots rapporte, vers le puits d’extraction d’où il est parti , quelques bûches de sapin, qui sont ensuite envoyées, dans les tonnes delà machine d’extraction, jusqu’à l’étage où elles doivent ctre employées pour le travail par le feu. Le nombre des ouvriers nécessaires pour le roulage varie en raison de la distance qu’ils doivent parcourir, depuis l’atelier qui fournit les minerais jusqu’aux puits d’extraction AB ou E F. (Voyez fig. 2 eij.) Au bas de chacun de ces puits, sur la place d’assemblage convenable, se trouvent deux hommes qui chargent les tonnes. A l’orifice supérieur de chacun des mêmesjmits, sont postés le conducteur de la machine d’extraction , et l’ouvrier qui décharge les tonnes : enfin les minerais , élevés jusqu'au niveau de la galerie de roulage i, sont de nouveau chargés dans des chiens de mine, et transportés ainsi jusqu’au jour.

Si , dans toute mine, la libre circulation de l’air est un objet de la plus Aingt. haute importance, à plus forte raison doit-on sentir la nécessité d’un airage bien entendu dans toutes les parties d’une miue où le mode d’ex-

f\AA! AfEt.SRERG .

Entrée de l*air.

Sortie de l'air.

ploitation soutient la température de l’air à 4o degrés de Réaumur, lorsque les ouvriers y rentrent après la combustion des bûchers , et où d’ailleurs il faut qu’en leurahsence cette combustion puisse s’opérer avec activité. Mais vu l’étendue des travaux et leur corrélation, vu le nombre des puits , des galeries, et les différences de niveau , c’est pour ainsi dire de Iui-méme que l’airage s’établit dans la mine du Rammelsberg : la haute température le favorise, loin de lui nuire ; le secours de l’art consiste seulement à placer avec intelligence quelques portes qu’on peut ouvrir ou fermer à volonté, pour déterminer la circulation de l’air. Jetons un cotip-d’ceil sur les points principaux de son trajet habituel.

L’air extérieur entre dans la mine par l’orifice du puits I K, qu’on voit fg. 2 et j, et par celui de la galerie d’écoulement g g, que nous avons déjà remarqué au sud de la ville de Goslar. Les deux courans se réunissent au point K : de là, une partie de l’air dêscend à travers les espaces indiqués par les n.*‘ 6 tX y ( fg. 2) , jusqu’au niveau de la galerie d’écoulement f f, pour se porter ensuite vers les travaux qui avoisinent le puits EF, tandis qu’une autre partie se rend vers le puits L, et là se réunit à l’air extérieur qui entre par la galerie W. La colonne d’air qui résulte de cette réunion , se divise en deux portions : l’une d’elles se rend , par la galerie g g, jusque dans les travaux US, situés au-dessous du puits V j l’autre portion d’air descend dans le puits L, jusque sur la galerie f f‘, de là elle se porte dans le puits EF, et, s’y réunissant à l’air extérieur qui entre par les galeries I et i , elle tombe jusque dans le fond des travaux , d’où l’air se répand dans tous les espaces excavés.

En même temps, par l’orifice supérieur du puits AB, il entre de l’air extérieur qui circule de même dans tous les travaux. Par l’orifice de la galerie d’écoulement f f , il en entre aussi qui se porte dans les excavations situées au dessous des puits P, T, V.

La sortie de l’air a lieu par le puits C , pour tous les travaux qui sont situés au-dessous des puits 1 K, L, EF; quant à tous les autres espaces excavés, l’air qui les a parcourus se partage, pour sortir de la mine, entre les puits P,T, V , Z, qui le ramènent au jour.

Terminons par l’indication des noms au moyen desquels on dis-

tingue les principaux ateliers d’exploitation actuellement en activité. Ràmmeusedc, (Voyez//, t, 2 et 3.) P!lï'

a , b, percement profond , dit Ttefe feldirt; Aitlic*.

C , voûte inférieure d’exploitation, dite U nterc erjschraam ;

d , moyenne Minière erjschraam ;

C, supérieure, Obéré erçschraam ;

m , d’exploitation, sur la branche du gîte qui est située au toit,

dite Brehlinger 9 ei te;

n, de même nom, entre le gîte principal et la branche située

au toit;

O , dite Kahnehthler weite;

p , dite Kahnehttbler erjschraam ;

CJ , dite K a fret crjschraam ;

r , d’exploitation de minerais schisteux [kn'test] qui sont em-

ployés comme addition dans les usines;

S, d’exploitation de minerais, dite Tageschacbter unter» erç-

schraam ;

t, — ■ - dite VùJersüller obéré ereite ;

U , "exploitation de remblais vitrioliques , dite Eschenstaller htpfer * rjuehs weiten. Il y en a plusieurs de ce genre dans les anciens travaux.

Parvenus au jour, les minerais sont cassés , triés et lavés dans les bàtimens situés auprès de l’orifice de la galerie d’extraction I; on’les classe, autant que leur aspect le permet, en minerais de plomb , de cuivre, de soufre et de vitriol; de là, ils sont transportés aux diverses usines, où ils subissent un nouveau triage plus soigné.

Nous ne nous arrêterons pas ici à considérer les travaux de préparation mécanique : ils doivent nous occuper ailleurs , d’après des exemples plus instructifs. ( Veye^ pl. 4j à 47-)

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