‹ De la richesse minerale. Consideration sur les mines, usines et salines des differens etats, presentees comparativement ... Avec un Atlas infolio de 65 planchesChapitre 60 sur 94 · A LT F N BERG · texte numérisé non relu

A LT F N BERG

PI. «y.

Fig. fo.

Fig. //.

Puits.

faux motrices.

comme dans I z fig. /, qui avoit pour objet de rendre la hauteur plu» sensible. Au-dessus et au-dessous de l’étage fi, la fig. y rappelle les étages voisins , considérés dans l'arrondissement C. -

La fig. 10 fait voir la projection horizontale de la portion de l’étage fi, qui est dérobée à la vue dans l’arrondissement B, fig. fi.

La fig. 11 est une coupe verticale qui correspond au plan jig. w. On y voit, au-dessous de l’étage fi, les portions des étages p, 8, g , io , qui sont situées dans l’arrondissement B.

Les memes caractères et couleurs rappellent les mêmes objets sur toutes ces figures.

Dans les fig. j et fi, on distinguera les objets suivant :

A , puits de descente, dit Paptocpfier schacht ;

B , puits d’extraction, dit Saustallcr schacht. Auprès de l’orifice de ce puits, on voit la roue d’une machine hydraulique (fig. fi) ;

C, puits d’extraction , dit Kreutzer schacht, également pourvu d’une machine hydraulique. Chacun des puits A et C est garni d’échelles, et offre par-là un moyen d'entrer dans la mine; mais à l’égard du puits B, fes échelles, à compter de ia cinquième au-dessous de l’orifice situé au jour , sont disposées dans une descente accessoire b ;

D, puits intérieur pour l'épuisement des eaux f wasser-schachtj . II est pourvu d’une machine hydraulique dont la roue est située en d. Dans ce puits sont disposés treize jeux successifs de pompes aspirantes , d’une manière analogue à ce que nous décrivons ailleurs. ( Voyc^ pl. ■ i etpl. 13.)

E (fig. fi ). étang qui procure les eaux motrices à la machine d’épuisement située en d: auprès de cet étang, se trouve l’orifice d’une galerie qui conduit dans la mine les eaux destinées à mouvoir la roue hydraulique d. (Voyez 1 , fig.j et fi.) L’autre extrémité de cette galerie aboutit dans le puits B , au niveau de 24 toises au-dessous de ia surface du terrain. Depuis ce niveau jusqu’à celui où se trouve la rouer/, les eaux motrices descendent dans une suite de conduits de bois, dont chacun a environ t y pieds de long, et présente une ouverture intérieure d’un pied carré. Cette chute, d’environ 300 pieds, auioit pu donner

lieu à l’emploi d’une machine à colonne d’eau; mais jusqu’à présent, on a préféré opérer l’épuisement à l’aide d’une roue hydraulique à augets.

FF', niveau de la galerie d’écoulement, dans laquelle sont versées les eaux souterraines qu’élèvent les pompes du puits D. L’étage de travaux correspondant est indiqué par le n.® <£ L’orifice de cette galerie d’écoulement est situé à 936 toises vers l’est du puits D, au-delà de F'; elle porte les eaux souterraines dans le petit ruisseau de Geysing, qui se jette dans la Müglitz, ainsi qu’on le voit sur notre carte du £ r^geh'trge (pl. 2). En parcourant cette galerie, qui ajoute un quatrième moyen d’entrée et de sortie, et par conséquent de circulation d’air, à ceux que fournissent les puits mentionnés ci-dessus, on observe les laits suivit», à compter de son orifice :

1 Sur une longueur de 250 toises, la galerie est pratiquée dans une syénite porphyroïde , rougeâtre, à larges parties de feldspath erf décomposition.

2.° Plus loin, sur une longueur de 290 toises en s’avançant toujours vers l’ouest, c’est-à-dire, vers la masse métallifère, on se trouve dans une roche qui a de l’analogie avec le gneiss et le schiste micacé.

3.0 Les 396 toises de galerie qu’il faut encore parcourir avant d’arriver au puits d’épuisement D, sont pratiquées dans le porphyre qui renferme la masse entrelacée, ainsi que nous l’avons déjà vu. C’e6t dans cette galerie qu’on reconnoh la superposition de la syénite sur le porphyre, dont il a été fait mention ci-dessus.

Remarquons encore dans cette mine quelques-uns des points les plus dignes d’attention; tels sont les suivans :

G , foncement dit Paptoepfer gesenke ;

H, autre foncement pius récent, dit neues Paptoepfer-gtsenkt ;

J , grande excavation en forme de voûte , désignée par le nom de Krcutjer- wtitttng. Sur le plan jig. 6, l’espace désigné par } , au-dessus de l’excavation J que distingue la couleur vermillon, exprime seulement le contour de cette même excavation , au niveau de l’étage / , parce qu’en cet endroit il n’existe plus de sol entre t’étage / et l’étage^.

L’ensemble de la mine présente 1 3 étages de galeries, parmi lesquels

ALTEStme, Pt. 17.

Galerie d'écoulement.

Excavations.

Étages d'extraction.

Altkhbefg, PI. 19.

Modes d'exploitation.

on distingue 1 1 étage» d’extraction : on les reconnoltra sur les fg. / et(f ainsi qu’il suit :

/ , galerie déjà mentionnée , qui amène les eaux motrices sur la roue d;

2 j premier étage d’extraction , à compter du jour, dans l’arrondisse-* ment C, qu'on nomme Kreutjer-revier , d’après le nom du puits C;

j, second étage, idem ;

y, étage dit moyen f minière sohle) , dans l’arrondissement C, et dit Ri ithbartner , dans l’arrondissement B, que l’on distingue par le nom de Sausial/er, d'après le nom du puits B;

/, troisième étage d’extraction , dit Weitner sohle ;

d, quatrième étage d’extraction, au niveau de la galerie d’écoulement S tel/en sohle ;

7, cinquième étage d’extraction , dit Schi/dbacher sohle dans l’arrondissement C, et Minière sohle dans l’arrondissement B ;

8. sixième étage d’extraction, désigné par le nom de Miirçen dans l’arrondissement C , et de Witschen dans l'arrondissement B;

p , septième étage d’extraction, dit Schwedler dans l’arrondissement C, et Lange-streckner dans l’arrondissement B;

10, huitième étage d’extraction, au fond des puits C et B ( tretbschachttiefste sohle) ;

11, premier étage fersie sohle J. dans le foncement G; c’est le neuvième étage d’extraction à compter du jour ;

12, second étage [jjreyic sohle] , idem ; c’est le dixième à compter du jour:

tj, troisième étage [ dr'me sohle], idem; c’est le onzième érage d’extraction au-dessous de la surface du terrain CAB, fig. y.

II ne sera pas sans intérêt pour les minéralogistes , de noter ici que la substance nommée tepaje-picnite se trouve dans cette mine, au niveau de l’étage marqué 10, entre les deux puits C et B , hors de l’effondrement b' b' b'. Cette substance constitue , avec le mica dont elle est accompagnée, une petite masse distincte qui paroît renfermée dans la masse métallifère. ' •

Considérons maintenant, 1 .* l’exploitation dite par étages fstochwerhji bau] , dans les parties non bouleversées de la masse entrelacée: a.* l’ex-

ploiution par éboulement [bruchbau] , qui a lieu dan» les parties bouleversées.

i.* A partir des puits, on a pratiqué aux difTérens niveaux, h mesure que i’approfondissement les atteignoit , des excavations dont le nombre et les dimensions attestent le plus ou moins d’abondance des minerais qui en furent obtenus. La seule règle applicable en pareil cas, consiste à extraire d’un même niveau autant de minerai qu'il est possible, sans porter atteinte à la solidité, ni de l’étage correspondant, ni des étages supérieurs. Pour cela, il faut ménager des piliers capables de soutenir le faîte des excavations pratiquées en forme de voûte. Les fig. J . 6 , y, S,ÿ, te eut, indiquent plusieurs de ces piliers, qui sont exprimés par le blanc du papier, dans les espaces qui représentent les excavations. Il faut de plus laisser intacte, entre un étage et celui qui le suit immédiatement dans la profondeur, une certaine épaisseur de la masse exploitable. A Aitenberg, cette épaisseur réservée est communément de f à 6 toises : on respecte de même les parties de la masse métallifère qui avoisinent les puits ou les galeries de roulage que chaque étage doit présenter.

La moindre épaisseur qu’on puisse réserver, du faîte d’une excavation en voûte au sol de l’étage supérieur , est fixée à une toise: il faut encore faire en sorte que les piliers d’un étage se trouvent, autant qu’il est possible, supportés par ceux de l’étage inférieur. On ne s’écarte de ces règles que lorsque les circonstances l’exigent impérieusement. Comme ici le mineur n’est pas conduit pat l’allure du minerai, ainsi qu’il le seroit dans un filon ou dans une couche, on sent qu’il n'est pas d’exploitation où il soit plus nécessaire d’etre éclairé, par des plans et profils exacts, sur la disposition la plus convenable des travaux.

Un système d'excavations pratiquées en forme de voûtes situées au même niveau , ou du moins à-peu-pres, telles enfin que celles que nous venons de considérer , est ce qu’on nomme un étage [ sokle ]. Dans les mine* d’Aitenbcrg , où les anciens n’ont pas suivi les règles rappelées ci-dessus, plusieurs de ces voûtes ont atteint des dimensions que le mineur le plus intrépide ne saurait mesurer sans effroi. Une telle excavation ou vaste chambre [trtitungj est exploitée de bas en haut, et sur les côtés, par le moyen d’un feu de bois, disposé de manière à faire

A lt tN Bine, Pi. 19.

Chambres par le feu.

Altenberc.

Pi. 19.

Chambre* par éboulement

r acilitéi d'exploitation.

éclater fa roche qui constitue ses parois : c’est ainsi que successivement la voûte s’élève et s’élargit; mais afin que le feu soit toujours établi à une distance convenable du faîte qu’il doit attaquer, et en même temps pour être dispensé de transporter les déblais hors de la mine , on dispose ces déblais en massifs sur le sol de chaque étage; par ce moyen , le sol se trouve exhaussé à mesure que le faîte est excavé. Comme nous avons présenté ailleurs l’exemple d’une plus grande exploitation par le feu, nous ne nous y arrêterons pas davantage. ( Vtye^ pl. 18.)

a.° Quant aux parties bouleversées , pour qu’on puisse y établir l’exploitation dite par éboulement [bruchbjuJ , il faut qu’il existe dans leur voisinage un puits à partir duquel on pratique des chambres au sein des ruines. Une telle chambre est soutenue, de tous les côtés, par une forte charpente sous laquelle l’ouvrier déblaie les blocs de roche métallifère qui viennent successivement se présenter à lui, ou bien les attaque à l’outil , s’ils sont trop volumineux. Quelquefois un ouvrier, travaillant de cette manière dans une chambre d’éboulement dite bruebort , est resté fort long temps à la même place, quoiqu’avant déjà obtenu une quantité considérable de minerai. On sent, en effet, que les blocs détachés par le bouleversement qu’a éprouvé la mine, doivent descendre successivement vers l’atelier : c’est ainsi qu’un nouveau bloc vient s’offrir derrière la charpente de sûreté, dès que l’ouvrier a déplacé celui qui en retenoit un autre dans la partie bouleversée.

A mesure qu’une chambre d’éboulement cesse de fournir des blocs de minerai , on cherche à en établir de nouvelles dans les étages inférieurs.

Nous avons indiqué plus haut, qu’avant la catastrophe de 1620, les anciens avoientdéjà porté leurs travaux jusqu’à 78 toises au-dessous du niveau de la galerie d’écoulement FF', c’est-à-dire, jusqu’à une profondeur totale de 170 toises, comptées verticalement depuis l’orifice du puits C. L’exploitation par éboulement n’a lieu aujourd’hui qu’à une profondeur de 4 J toises, au-dessous du niveau F F'; de sorte que le mineur, ainsi que nous l’avons déjà remarqué, a encore 3 5 toises d’éboulement à traverser au-dessous de lui , avant de parvenir aux roches intactes.

En l’année 1806, on comptoit, dans la mine d’Altenberg, 130 chambres où cette exploitation par éboulement étoit eu activité, et seu-

lement j excavations où l’on exploitoit par le feu. Les travaux intérieurs ^zrsivamc, occupoient 180 ouvriers. 1 —

C’est ainsi que le mineur profite aujourd’hui des fautes de ses devanciers: le bouleversement qui en fut la suite, rend l’exploitation beaucoup moins difficile : mais cet avantage fut acheté bien cher; car, dans la catastrophe de l’année 1620, les travaux dispendieux de vingt-une compagnies furent anéantis , avec sept machines d'extraction qui existoient au jour. A la vérité, les ouvriers, heureusement absens de la mine pendant cette catastrophe, qui éclata un dimanche, échappèrent, comme par miracle, à une mort affreuse; mais toute la ville d’Altenberg resta exposée aux plus grands dangers, parle voisinage d’un abime.

Il n’est donc nullement à desirer, quoi qu’en puissent dire quelques exploitans avides , que le mineur prépare à la postérité de semblables facilités d’exploitation. Si cela est vrai, meme à l'égard d’un gite de minerais tel que celui que nous venons de considérer, à combien plus forte raison ne reconnoîtra-t-on pas que , dans les gites disposés avec une certaine symétrie, comme les filons, les couches, et la plupart des masses 'ou amas, l’art d’exploiter, loin de préparer des bouleversemens, doit être l’art de conserver les mines , eu ne les étendant qu’avec ordre et prudence.

L’extraction des minerais s’opère, dans la mine d’Altenberg, par le Extraction, moyen de deux machines hydrauliques. Comme elles ne présentent rien de particulier, il seroit superflu de nous y arrêter. (V^yf^pi. 33.) Contentons-nous, à ce sujet, de consigner ici quelques détails concernant la richesse ou plutôt la pauvreté des minerais d’étain , dits jxrhter , ou minerais ambigus.

Pour éviter d’attaquer, dans la mine, une roche non métallifère , ou Essai des mincnU. un minerai trop pauvre, dont le produit en étain ne pourroit compenser les frais d’exploitation, on soumet, de temps en temps, quelques fragmens pris dans la masse exploitable, à un essai purement mécanique : cet essai consiste , 1 .°à broyer sur une table de granité, dans la mine même, un morceau de roche d’un volume connu ; 2° à laver, à la main , dans une augette ou sebile de bois, la poudre qui en résulte; 3.* i estimer,1 d’après le volume du résidu obtenu en minerai d’étain lavé, ou schltci !

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