Par le puits i) , au lac n , et à un autre
L’eau salée de n sort par l’orifice/.
Leau douce du ruisseau 22 est portée.
Parle puits i6,n\x lacs <j,d , I, i, j , et à trois autres;
L’eau salée de (J son par l’orifice 8 ;
de d j ;
■ de J g. ;
: de i et j /.
L’eau douce du ruisseau 2/ est portée.
Par le puits 17, aux lacs a , b , C , e , (, g , h , et à six autres;
L'eau salée de a, b, C, sort par l’orifice j;
de C , f, g , ll , 1.
Apres avoir considéré l’ensemble, arrêtons-nous un moment aux principaux détails de l’exploitation.
Dans chacune des galeries principales, / jusqu’à p , sont établis, Deuils dcl'ci- 1 .* à la partie inférieure , des rigoles propres à recueillir les eaux sou- P,"UJlluntermines qui suintent des parois; î.° au-dessus de ces rigoles, des planchers disposés pour le roulage intérieur; 3.“ sur les planchers, de
Salj.burg, 1>1. 11.
Muraillcmcni.
Bobage.
Renflement des parois, &c.
chaque cité de la galerie, des tuyaux de bois pour la conduite , soit des eaux douces dans l’intérieur, soit des eaux salées au dehors; 4-° enfin, sur les parois de la galerie, quand les roches ne suffisent pas pour en assurer la solidité , sont appliqués des cadres de boisage'd’une force et d’une fréquence proportionnées à la pression considérable des masses environnantes : quelquefois on emploie, pour cet objet, des voûtes elliptiques de maçonnerie.
Depuis quelques années, on préféré le murailiement au boisage, mais seulement dans certaines parties de cette mine; c’est dans les galeries qui, étant situées hors de la masse salifère, sont exposées aux prompts dégâts qu’une humidité d’eau douce fait éprouver aux bois. Dans ces galeries, qui seront indiquées ci-après, il existe 233 toises d’un beau murailiement en berceau elliptique : l’épaisseur de la maçonnerie est communément de deux pieds ; les deux axes qui déterminent le vide intérieur de la galerie ont , l’un 4 pieds un pouce , suivant la largeur, et l’autre 9 pieds 5 pouces, mesure de la hauteur totale.
Les galeries ainsi muraillées sont, d’après les chiffres qui indiquent ci-dessus leurs orifices,
La galerie n.“ 4, muraillée sur une longueur de j 2
Total 233.
Dans les espaces souterrains où il ne règne qu’une humidité d’eau salée, on préfère le boisage, qu’elle rend, pour ainsi dire, incorruptible. Mais il se présente ici un autre inconvénient : dans la masse salifère au sein de laquelle de tels espaces sont situés, le peu de consistance des substances minérales dont elle est formée, occasionne une pression considérable des parois vers l’axe des galeries ou puits. A cette pression se joint un renflement spontané et progressif de ces mêmes parois, de sorte que les boisages, souvent brisés, exigent un entretien continuel. Si l’on négligeoit de conserver les passages , par le renouvellement des
bois d’étai.on trouveroit, après un certain laps de temps, des galeries Salm'jrc; fermées par le rapprochement de leurs parois latérales.
I-a crédulité de quelques voyageurs leur a fait voir, dans ce fait bien constaté, une prétendue végétalien de la masse salifere : il est plus facile de concevoir que l’accès de l'air extérieur, sur des masses molles, imbibées d’une eau qui tient des substances salines en dissolution, doit occasionner une cristallisation, et par conséquent une -augmentation de volume : cette cause, jointe à la pression des masses environnante;, peut donner lieu aux phénomènes observés. Mais, au reste, notre objet n’est pas d’entrer dans une discussion à cet égard; contentons-nous de remarquer que le renflement des parois, ou la prétendue végétarien de la masse salifere , a lieu principalement dans les espaces souterrains où le courant d’air est le plus actif.
Ce phénomène, funeste au boisage, est insensible ou nul dans les espaces où l’air n’a qu’une foible circulation. Cest d’après cette observation constante, que, pour préserver les galeries de la prétendue végéta tien, otj a établi, dans chacune d’elles, des portes d’airage, telles que celles dont nous faisons mention ailleurs. {Voyei Notions préliminaires, chap. XI.)
Il nous reste à considérer la disposition générale des lacs d’un même Déposition do étage , et la disposition particulière de chacun d’eux dans l’étage sur llct‘ lequel il est situé.
Un coup-d’œil sur les fg. i et 2 suffit pour faire reconnaître comment •*
les lacs sont établis, deux à deux, relativement à la galerie principale qui constitue l’étage correspondant : par exemple , dans l'étage 2, on voit le Emnpto. lac II sitqé sur l’un des côtés de la galerie principale , et le lac g situé sur le côté opposé ; on voit de même le lac f en face de e , le lac i en face de j , le lac I en face de k ; de sorte que l’axe d’un lac, ou la ligne qui mesure sa longueur, fait en général un angle aigu avec la direction de la galerie principale. Cette disposition , qui a l’avantage d’abréger le trajet des eaux douces, n’est pas sans inconvénient; car une paire de lacs , telle que g , Il , tend à rejoindre , en s’agrandissant , une paire de lacs telle que f, e. De plus , chacun des lacs qui forment la paire , tend à se 2. 4 9
Saumuhg, rapprocher de l’autre, à mesure que les deux s’élargissent : de tels accidens ne sont pas sans exemple.
Des mineurs expérimentés de Hallein pensent qu’au risque d'alonger les percemens pour le trajet des eaux douces , il conviendrait de disposer une paire de lacs , par rapport à une galerie principale, de manière que l’axe des deux lacs fit un angle droit avec la direction de la galerie.
Quant à l’emplacement des lacs d’un étage , par rapport à ceux qui se trpuvent dans les étages inférieurs ou supérieurs, on prend toutes les précautions qu’exige la solidité et que la connoissance des localités peut seule indiquer; on évite, par exemple, d’établir un lac au dessus d’un autre , à moins qu’il n’y ait entre les deux une masse de terrain d’une épaisseur et d’une consistance rassurantes. On regarde comme une règle générale , qu’entre un lac et les autres excavations qui se trouvent sur le même étage que lui, il devrait toujours y avoir au moins i $ tojses de distance. Quand deux lacs sont situés l’un au-dessus de l’autre, la distance verticale doit être de 5 à 6 toises entre les deux. Ici les précautions sont encore plus nécessaires que dans toute autre mine : comme une exploitation aussi ancienne 11’a pas toujours été conduite avec tout l’art qui en dirige aujourd'hui les vastes travaux, il s’y trouve quelques endroits dangereux, à l’égard desquels la prudence la plus éclairée est à peine capable de tranquilliser. Passons à la disposition d’un lac considéré seul; ils sont tous construits comme nous allons le voir.
^ Emplacement 0n détermine l’emplacement d’un lac au moyen d’un certain nombre de galeries d’essai (dites prûbiertfen) , parmi lesquelles on choisit, pour la transformer en un lac salé, celle qui, par sa richesse en sel , offre le plus d’espérance , et qui d’ailleurs , par sa situation relativement aux autres excavations , promet le plus de facilité pour l’exploitatâpn , sans inconvéniens pour l'ensemble des travaux. Une telle galerie d’essai n’est autre chose qu’un rameau partant d’une galerie principale. (Vtye^ r , ftg. 2, et voyez fig. ;.)
% J- En considérant cette dernière figure , il importe de remarquei1 quelle
représente un lac déjà ancien , c’est-à-dire , déjà épuisé et renouvelé plusieurs fois; mais pour qu’elle nous serve à expliquer ce qui concerne le premier établissement d’un lac, il suffira de se rappeler que ce qui
va être dit se passe alors au niveau indiqué par fa ligne a ,h ,p, dans la coupe verticale fig. j. Tel est le premier emplacement du lac dont le fond^ h et le faîie J fié lèvent successivement, ainsi que nous le verrons.
Dans le rameau qui part de la galerie principale, on pousse quelques tailles transversales à droite et à gauche: en même temps on pratique deux excavations k, l (fig. j) , dont la hauteur, des cette époque, excéder de 7 pieds celle du rameau et de la galerie principale: d'un # autre^côté, un conduit d’eau douce est établi jusqu’au niveau du sol de ce rameau. (Voyez 0 ,fig.j.) Un tuyau d’écoulement pour l’eau salée gk est fixé sur le sol: il supporte des caisses de décharge i, t , placées verticalement, et propres à recevoir l’eau salée, quelles doivent transmettre au tuyau gk, sans que les immondices puissent y entrer. Un corroi q d’argile soigneusement préparée et battue, forme l’extrémité du lac, du côté de la galerie principale d’écoulement. Le tuyau g h traverse ce corroi, passe dans le détroit k (dit langtfen ) , où il est recouvert d’argile jusqu’à la hauteur nécessaire pour que l'eau soit contenue dans le lac salé : puis enfin il iras erse une digue /, formée de madriers entre lesquels il se trouve un corroi d’argile imperméable.
C’est ainsi que le tuyau de décharge gk aboutit à l’espace m , sorte de puits par lequel l’eau salée doit se rendre dans les tuyaux de la galerie principale, et de là au jour , dès qu’on ouvrira les robinets dont le tuyau g k est garni au-delà de la ligne /. Cet aperçu pourra suffire pour indiquer comment l’introduction, sagement ménagée, de l’eau douce , agrandit l’excavation et transforme bientôt un petit rameau de galerie en un lac salé ; comment ce lac est fortifié du côté par lequel l’eau salée doit s’écouler; et enfin, comment on en retire l’eau salée, quand elle est parvenue au point de saturation.
Dans le commencement , lorsqu’il ne s’agit que de former le lac , en élargissant et alongeant le rameau de galerie , qui est pour ainsi dire son berceau , on n’y fait parvenir l’eau douce que jusqu’à une hauteur d’environ 2 pieds : dès quelle est saturée , on soutire l’eau salée, et on renouvelle l’eau douce, en l’introduisant jusqu’à un niveau un peu plus élevé , et en exhaussant convenablement la digue dans l’espace q k l; mais quand une fois le rameau ( probiertfen ) peut contenir assez d’eau
SAl.7BURÜt
Construction d'un tac.
Direction dei eaux.
Saubvkc, salée pour fournir environ trois mille quintaux de sel , il prend le nom
1 1 de lac [sinkverk ] ; et depuis ce moment, lorsqu’on y remet l’eau douce,
on la fait parvenir jusqu’au faite. C'est principalement dans cette partie que l’eau douce opère alors fa dissolution du sel , parce que les parois du lac sont bientôt couvertes par les terres insolubles qui se sont précipitées sur leur surface , pendant les premières dissolutions. Pour attaquer le faîte d’un lac, et par conséquent pour l’élever, il faut y introduire l’eau avec promptitude, de sorte quelle n’ait pas te temps d’opéeer fa • dissolution sur les parois : au contraire, pour attaquer les parois , c’està-dire , pour élargir le lac , il faut y introduire l’eau très-lentement , de sorte qu’elle ne puisse pas atteindre le faîte.
Ce qu’il importe le plus d’observer quand on introduit l’eau douce dans un lac, c’est l’état de son faîte ou ciel : tantôt il présente une surface plane ; c’est lorsque sa richesse en sel est uniforme : tantôt il est hérissé de saillies cellulaires qui sont des masses de sel non dissoutes ; c’est lorsque la richesse du faîte est inégale. Dans le premier cas , l’eau douce doit être introduite jusqu’au faîte , comme nous l’avons déjà dit;
. mais dans le second , elie ne doit parvenir que jusqu’à l’extrémité inférieure d’une telle saillie pendante. Dans tous les cas, le surveillant des lacs, au moyen d’un Hotteur en bois et d’un regard convenablement disposés, a soin de constater, plusieurs fois par jour, la hauteur à laquelle l’eau parvient dans chacun des lacs. Le même surveillant essaie le degré de saturation de l’eau salée , et il règle en conséquence l’introduction de l’eau douce.
Saturation des L’eau est regardée comme saturée , lorsque , sur i oo livres , elle cegfient 2$ à 26 livres de sel. L’introduction de l'eau douce éùnt alors arrêtée , on laisse à l’eau salée le temps de se débarrasser des impuretés
•„ qui se précipitent ; après quoi on la soutire. Le temps nécessaire pour la
saturation de l’eau dans un des lacs salés , varie de quinze à trente jours ; c’est pour cela que nous avons indiqué ci-dessus trois semaines, comme un terme moyen.
Évacuation d’un Quand l’eau salée est retirée d’un lac, on le laisse en repos, jusqu’à ce que le précipité terreux qui s’y est formé soit parvenu au degré convenable de dessiccation ; ensuite on procède au nettoyage du fond ; pour
cela on déblaie » s’il y a lieu , une partie du précipité terreux , à partir de la digue (l m , fig. / ) jusque vers le conduit d’eau douce (a ). Le déblai reconnu inutile est jeté, par un puits voisin, dans une galerie inférieure , comme , par exemple, pour les lacs e , f , Jl , par le puits t (fs- i ) sur la galerie /. De là, le déblai est transporté au jour par le roulage , mais après qu'on en a séparé l'argile propre à la réparation des digues. Parvenu au jour , le déblai terreux est entraîné dans les ruisseaux voisins, tant par les eaux douces qui sortent de la mine, que par celles de la surface.
Les lacs de la moindre .contenance sont remis en état de service , chacun deux ou trois fois par année, et les plus considérables une fois seulement en trois ou quatre ans.
On préfère ceux qui n’ont qu’une capacité moyenne , comme étant plus faciles à diriger. En général, parmi les trente-trois lacs salés qui existent dans la mine, ainsi qu’on la déjà vu , il n'y en a jamais en activité qu’un certain nombre, dont la détermination dépend d’une comparaison faite entre le produit présumable de chacun des lacs et les besoins de la saline qu’ils alimentent.
On sent que le produit d’un lac est aussi variable que sa capacité et Ja richesse de la ntâsse dans laquelle il est établi ; les plus productifs sont ceux des étages désignés , sur les fig. t et 2 , par les chiffrés 2,3,4. C’est d’après l’expérience acquise à ce sujet qu’on est en état de régler l’emploi de chacun d’eux : on sait , par exemple , que chacun des lacs b , d , il , quand il est plein, contient 2023 i'i pieds cubes d’eau saturée, et que cette quantité suffit pour alimenter , pendant neuf semaines, une chaudière donnant par semaine 4°oo quintaux de sel. Chacun de ces- lacs est ce qu’on appelle dans le pays un lac de neuf chaudières d’eau saturée , dites kerg-pfannen-sutçc.
Plusieurs des lacs de l’étage^ (fg. t et 2) peuvent fournir jusqu’à vingt-six ou vingt-huit chaudières , comptées de la même manicre<|C>ans l'étage 4, il existe un lac dit Stacker, qui a fourni de même jusqu’à cinquante chaudières : mais d'un autre côté, le produit ne s’élève, pour les lacs a jusqu’à r , qu’à des quantités moindres ; par exemple > a fournit dix chaudières ; f et k chacun trois ; m n’en fournit qu’une seule.
Sahkluc,
H jj.
Activité <1m Ijo.
Produit d‘un lue.
SaIZBL'RG, PI. 2*.
F^ervolrs extérieur!.
Sel mitait.
C'est en combinant ces données et toutes celles qui* s’y rapportent, qu’une administration prévoyante coordonne l’activité de la mine de Dürrenberg avec celle de la saline de Hallein, pour produite annuelle* ment environ 3 joooo quintaux de sel. .
Les eaux salées qui sortent des galeries / (fig. 1 , 2 et j) dans des'
tuyaux de bois, vont se réunir , entre Dürrenberg et Hallein , dans 1 4 vastes réservoirs construits en bois, à dlfl'érens niveaux. Il résulte de ces dispositions, que les eaux ne parviennent dans les chaudières de la saline qu'après setre complètement débarrassées des matières terreuses; et en second lieu, que le service des chaudières est assuré d’avance pour un long espace de temps.
En quelques parties de la mine , et notamment dans le percement des galeries pratiquées au sein de la masse métallifère, on obtient une cer» taine quantité de sel gemme massif, mais le plus souvent accompagné dé roche : alors ce sel est livré à la dissolution, soit dans les lacs intérieurs , soit dans les réservoirs extérieurs.
En général , l’eutaillement de la roche salifcre, lorsqu’il a lien , n’exigé dans cette mine que le travail au pic; le tirage à la poudre n’est employé que dans les parties où se présente la roche calcaire qui est indiquée sur les figures de la pl. 22. Ces travaux n’offrant ici. rien de particulier-, il seroit superflu de nous y arrêter.
(Fi^rj.pour de plus amples détails, les Annales des mines publiées en allemand par M- le baron de Moll, sous le titre de J ahrb'ùcher , ère. , Salzburg, 1797, tom. I.*r, pag. 199 à 290).
Exploitation du Sel gemme pur la méthode d entaillement.
Mine de Wieliczka en Galicie.
U'ieuczka, La méthode de dissolution que nous venons de considérer, ne le PKjj. cède fr aucun autre mode d’exploitation du sel gemme, sous le rapport de la hardiesse et de l’industrie ; mais cette méthode ne convient que dans certaines localités, et lorsque, comme au pays de Salzburg, le sel est habituellement accompagné de parties terreuses très-abondantes. Lorsqu’au contraire la substance exploitable constitue des masses où elle se
H'if.i.uu a.
V\. il.
Gisement.
trouve seule et presque pure , on l'exploite par des ouvrages souterrain» qui sont analogues à ceux des autres mines précédemment décrites; alors, c es ouvrages ne sont pas, en général, difficiles à excaver, vu le peu de résistance qu'opposent à l'entaillement, et le sel, et les roches qui l’accompagnent. C’est ainsi, par exemple, que s’opère, à l’instar d'une carrière vaste et profonde, l'exploitation du sel gemme dans les mines de Wicliqjut et de Bsc/inia en Galicie , non loin de Craccrvie.
Ces exploitations ont souvent été citées comme des merveilles soutenaincs. Pour qu’on puisse les comparer avec les exemples que réunit notre atlas, nous rappellerons succinctement les faits principaux que présente l'ensemble des mines de Wielic^ka , d’après les descriptions les plus récentes.
A Wieliczka, pn exploite, depuis le XIII.* siècle, trois masses ou couches très-puissantes de sel gemme; elles sont disposées l'une audessus de l'autre, dans un terrain secondaire où abondent l’argile , le gypse, la marne bitumineuse , et les débris d'êtres organisés. La direction de ces masses, qui sont sujettes à des variations plus pu moins fréquentes, s'étend du nord au sud; elles s’inclinent vers l’ouest en augmentant de puissance. > •
■ Dans le premier sens, l'étendue horizontale de l'exploitation est Travaux muter- v d'environ 800 toises; dans le second, île i4oo : la profondeur totale des^travaux n’excède pas 1 50 toises. Cette profondeur est divisée en trois étages principaux : le premier est établi à 40 toises environ au-dessous de la surface du terrain; le second, à 33 toises plus bas; le troi-. sième à 50 toises au-dessous du second' un quatrième étage a. été entrepris récemment, à 27 toises environ sous le troisième.
Dans chacun de ces étages , de vastes excavations , qui forment des Étagocipuiu. chambres ou voûtes d’une grande hauteur, ont été pratiquées dans le sel, au moyen du travail au pic, et quelquefois à l’aide du tirage à la poudre.
1 3 puits, dont 1 o seulement sont praticables, ont pour objet d'établir, en divers points, la communication d’un étage avec l’autre. Quelquesuns de ces puits traversent deux étages contigus; mais aucun ne va directement de la surface du terrain jusqu’au fond des travaux: il en est 6 qui aboutissent au jour.
WtEUCZKA
eaux. m
Esc jlicrt.
Lun des puits (nommé Wi’dnagt'ra) suffit pour l’épuisement des eaux souterraines; qui sont peu abondantes; elles se présentent sur-tout Épuisement de» dans les travaux supérieurs : on les élève au jour dans des sacs de cuir, par le moyen d’un manège à chevaux. Il n'existe point de galerie d’écou-; lenteur, aussi trouve-t-on dans la mine plusieurs lacs d’eau salée, dont quelques-uns sont assez spacieux pour qu’on puisse les visiter en bateau.
Auprès d’un autre puits (nommé Les^jut) , il existe un bel escalier en vis, taillé dans le roc et revêtu de muraillement : par ce moyen , on peut descendre jusqu’au premier étage; de là, plusieurs rampes ou voies inclinées conduisent jusqu’au fond des travaux.
Un troisième puits (nommé Danitlovic j) est consacré aux visites des officiers des mines, qui s’y font descendre suspendus à l’extrémité d’un cable.
Tous les autres puits sont destinés à l’extraction du sel gemme; elle s'opère péniblement, d’étage en étage, au moyen de machines multipliées , qui n’offrent rien de remarquable, que les inconvéniens résultant de leur nombre.
Communément, les galeries pratiquées dans la masse, au niveau de chaque étage, ont 10 pieds de large, et autant de hauteur; tantôt elles sont dans le roc nu , tantôt on les soutient par le boisage ou le remblaiement. C’est à. partir de ces galeries, dirigées dans tous les sens, que l'on pratique de vastes chambres d’exploitation , dans les parties ov^ le sel gemme se présente le plus abondamment. On cite, par exemple, dans le premier étage, une chambre nommée Kamjra Kbsly, comme ayant 30 toises de large et 57 de hauteur. Ce même étage offre plus de 230 chambres de différentes dimensions.
Tout le inonde a entendu parler de plusieurs chapelles taillées dans le sel gemme, au milieu de ces mines : mais quelque admirables que de telles curiosités puissent paraître à la plupart des voyageurs, elles sont peu instructives pour le mineur; elles peuvent, tout au plus, lui rappeler combien il doit se tenir en garde contre un mode d’exploitation trop hardi : en effet, ces tours de force tant vantés ont déjà occasionné, à Wieliczka, de funestes effondremens. Depuis plusieurs années, il faut étayer , à force de dépense , une grande partie de ces excavation* téméraires.
Machines d'extr.it (ion.
Galeries ci
chjmhrcs.
Excavations té-
Pour attaquer une masse exploitable de sel, préalablement dégagée sur sa face antérieure, les ouvriers, armés de pics , commencent par la diviser en piliers, au moyen de plusieurs cntaiHes verticales. Chaque pilier a environ 3 pieds de largeur, et chaque entaille verticale a 20 pouces de profondeur, avec une largeur à-peu-près égale à celle d’un pilier; quelquefois une entaille horizontale est, en outre, pratiquée sur le sol. Ordinairement le pilier, qui est d’une hauteur plus ou moins considérable, se trouve libre à sa face supérieure, comme il l’est à sa face antérieure; plusieurs ateliers semblables sont disposés en gradins, l’un au-dessus de l’autre. Tout étant ainsi préparé, il ne s’agit plus, pour abattre chaque pilier de sel, que de chasser des coins de fer entre sa face postérieure et la masse à laquelle il adhère encore par cette face : pour cela, l’ouvrier se place dans les entailles verticales. Quand le pilier est abattu, on le divise en blocs ovoïdes, nommés balvarten, dont chacun pèse 5 à 6 quintaux: ces blocs volumineux sont élevés au jour séparément. D’autres morceaux informes (dits formal-stucke) sont du poids d’un quintal chacun : enfin, les fragmens, dits minutien, sont emballés dans des tonneaux dont le poids s’élève de 5 à 6 quintaux, quand ils sont pleins.
Le roulage du sel ainsi obtenu s’exécute sur des chariots traînés par des chevaux, depuis les ateliers jusqu'au fond des puits d’extraction; de là, cette marchandise est élevée au jour dans des sacs ou réseaux de corde , par des machines à molettes , analogues à celles que nous décrivons ailleurs.
Le nombre des ouvriers employés dans cette exploitation s’élève à 600 hommes; on y obtient annuellement 1300000 quintaux de sel gemme.
La mine de Bochnia ne diffère pas assez de la précédente, pour que nous nous y arrêtions davantage; elle procure annuellement 300000 quintaux de sel gemme.
Dans ces deux exploitations, on distingue principalement :
I.* Le sel verdâtre, nommé macbwka (sel impur et grenu), qui paroît abonder dans les travaux supérieurs ;
a.* Le sel dit tftbna ou sjjbickowkûj qui est une agglomération de
I VtEltciKA, PI. >».
Mode d'entoii- Icmcnt. **
Roulage.
Produit brut *nuucL
Variété* de sel.
WltUCZKA, PI. 1».
petits cristaux et de roche, et qui paroît être le plus commun dans la profondeur;
3.° Enfin, le sel en roche (jel gemme), qui se trouve iur-tout au milieu des autres sortes, et quelquefois dans une argile salifère, accompagnée de gypse.
Voyez et comparez le» ouvrage» dont suivent les titre» :
J.* Représentation des merveilleuses mines de sel de Wieliczla, &c., gravée à Pari» par le Rouge, avant 1789.
a.” Salisfodina ; Craeovienses , if c. , restaurai* , grande gravure assez rare, qui fut exécutée en 1760.
3.” Von den Sreinsafy gruben ç 1/ Wielictfus und Bochnia, ifc., mémoire qui se trouve dans le Journal des mines allemand, de M. Lempe, intitulé Alaga^in fur die Bergbaukunde , 8.' partie, pages 44 à 7 1 (Dresden, '79' )•
4-* Observations faites, en Galicie, par M, le professeur Schultes, mémoire publié dans I e Journal des mines de France, n.' 134, pages 81 à 1 26 ( Paris, 1808 }.