‹ De la Rigidité ParkinsonienneChapitre 6 sur 18 · CAL R ES · texte numérisé non relu

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sur sa localisation, sur Iles attitudes qu’elle provoque et sur son évolution.

Bien que la rigidité soit le phénomène le plus important des syndromes parkinsoniens, il existe des cas, très rares, il est vrai, où tous les moyens mis en œuvre pour la déceler n'arrivent pas à la mettre en évidence, et cependant le malade est incontestablement parkinsonien et présente tous les autres signes de la maladie. Parfois, la raideur existe bien, mais elle si légère qu'elle peut être masquée complètement par le tremblement. Elle peut être un symplôme tardif et n’apparaître qu'à une période avancée de l'affection. Dans d’autres cas, enfin, elle n'apparaît pas à première vue, et il faut un examen attentif pour démontrer son existence.

En opposition avec ces faits, on voit souvent se développer une raideur anormale, très intense, d'apparition très précoce et très rapide. Cela s’observe particulièrement dans les formes qui succèdent à l’encéphalite épidémique. Il semble qu'il y ait chez de tels malades un rapport inverse entre la rigidité et le tremblement : les parkinsoniens post-encéphalitiques, en général, très enraidis ne sont pas des trembleurs : c’est pour cette raison qu'on a dit qu'ils étaient atteints d’une « paralysis agitans sine agitatione ».

La rigidité peut être encore plus accentuée et amener assez rapidement des déformations permanentes excessives : au niveau des doigts c’est le type en flexion, décrit par Déjerine, faisant prendre à la main l’attitude du poing fermé. M. le Professeur Froment a observé un cas avec

flexion du pouce, contracturé dans cette attitude. Il a

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