‹ De la Rigidité ParkinsonienneChapitre 8 sur 18 · MALE MES · texte numérisé non relu

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doxale, Strumpel rigidité de fixation, Schwab hypertonie intentionnelle. Cela correspond aussi à ce que Foix a décrit sous le nom de réflexe de posiure. Ce phénomène a son intérêt, par exemple, lorsque la rigidité n'est qu'ébauchée : il suffit souvent de provoquer des mouvements passifs pour la mettre en évidence.

On a signalé dans certains cas un fait assez curieux que Foix et Thévenard ont appelé le relâchement paradoxal au cours du mouvement volontaire de certains muscles agonistes ou antagonistes. Ces auteurs le mettaient en lumière de la façon suivante : on commence par apprécier l'état de dureté plus ou moins grande des masses musculaires, principalement du biceps et du triceps. Gardant alors la main sur le biceps, on ordonne au malade de fléchir l’avant-bras sur le bras. On constate immédiatement que, en même temps que le mouvement s'effectue, la rigidité disparaît dans le biceps qui travaille cependant pour assurer l'exécution de l'acte. Il y a là une sorte de collapsus musculaire, de relâchement paradoxal qui diffère totalement de ce qui se passe normalement. Dans l'extension, les mêmes faits peuvent se produire au niveau du triceps. Pour que ce phénomène puisse exister, il faut que la rigidité soit accentuée au point que la contracture qu’elle provoque soit supérieure à la contraction musculaire. Dans ce cas, la mise en jeu de la contractilité volontaire détermine l’inhibition de la rigidité.

Sans faire intervenir la volonté, Babinski et Jarkowski signalent qu'il est toujours possible d'obtenir d’une manière transitoire un ‘relâchement partiel des muscles

par le procédé indiqué par Jarkowski. Il suffit pour cela

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d'inviter le malade à résister à une traction que l'on exerce sur un segment de membre, soit dans le sens de la flexion, soit dans le sens de l’extension. On constate alors un relâchement des muscles antagonistes correspondants. Ce fait a d’ailleurs été relevé par Souques, qui a rappelé que c'était un phénomène normal étudié par Démeny. Si pendant l'épreuve on diminue l'intensité de la traction et qu'on laisse le segment se déplacer quelque peu, on voit apparaître immédiatement une contraction des antagonistes, pareille à une contraction réflexe, à la suite de laquelle se réinstalle la rigidité primitive.

Ceci nous amène à envisager la question de la réaction des antagonistes dans la maladie de Parkinson. Ce phénomène a été longuement étudié par Jarkowski. Il existe à l’état normal ; voici en quoi il consiste. Cherchons-le au niveau du deltoïde. On saisit le bras au niveau du coude et on le place horizontalement en abduction ; on invite le sujet à s'opposer au mouvement d'’élévation du bras : le deltoïde devient flasque. Si on lâche brusquement le membre, le deltoïde se contracte aussitôt et arrête net la chute du bras. Maïs si, au lieu de lle lâcher complètement, l’observateur ne suspend son effort que pour une fraction de seconde, on voit se produire dans le deltoïde une contraction brusque et isolée, disparaissant aussi vite qu'elle était apparue ; en répétant Îles interruptions de son effort plusieurs fois de suite, on peut obtenir une série de secousses toujours identiques et d'une régularité parfaite. C’est cette contraction isolée que Jarkowski a appelée phénomène des antagonistes,

un antagoniste étant un muscle dont la contraction s’op-

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